C-H"Sn'S^i Sn,(CHi), }s% - |Sn'(C«H
le groupement Sn*(C*H 5 ) 5 correspondant à une molécule d'hydrogène.
diction du sulfure de carbone sur V oxyde de sesquistannéthyle.
L'alcalinité prononcée que présente l'oxyde de sesquistannéthyle m'avait fait espérer qu'une dissolution alcoolique de cette substance se comporterait à la manière d'une solution alcoolique de potasse, et que dans cette circonstance il se formerait un xanthate. L'expérience n'a pas confirmé cette prévision, il ne se produit rien d'analogue, soit qu'on opère à la température ordinaire, soit qu'on fasse intervenir la chaleur. Je n'ai pas obtenu de résultats plus satisfaisants en opérant au bain-inarie dans des tubes scellés à la lampe, et par conséquent sous des pressions supérieures à celle de l'atmosphère.
Je me suis assuré qu'on pouvait réaliser dans la série du stanméthyle et du sesquistanméthyle la formation de composés entièrement semblables à ceux dont nous venons de tracer l'histoire et qui présentent avec eux l'isomorphisme le plus parfait. J'ai pensé qu'il était complètement inutile d'en exécuter l'analyse en raison des analogies si manifestes que présentent les combinaisons mélhylées avec celles qui leur correspondent dans la série de l'élhyle. Ces der-
nières combinaisons cristallisent en général avec plus de facilité que celles dont nous avons donné plus haut la description, les cristaux sont presque toujours plus nets et plus volumineux. Us exigent aussi pour se volatiliser des tempér ratures moins élevées, et possèdent une solubilité plus considérable.
Composés résultant de t action de Viodure de sesquistannéthjrle sur P ammoniaque normale et les ammoniaques composées.
L'iodure d'étàin Sn 9 P jouissant de la propriété d'absorber le gaz ammoniac sec en donnant naissance à des composés parfaitement définis, il était raisonnable de supposer que les iodures de stannéthyle et de sesquistannéthyle qui lr.i correspondent devraient engendrer des combinaisons analogues : c'est ce que l'expérience est venue confirmer de la manière la plus complète.
L'iodure de sesquistannéthyle bien pur absorbe avec avidité le gaz ammoniac sec en s' échauffant et se transforme en une masse blanche amorphe, friable ; dont l'odeur rappelle celle des deux principes qui ont concouru à sa formation.
I. o fr ,5o6 de ce produit m'ont donné o,325 d'iodure d'argent.
II. oi%496 du même produit m'ont donné 0,260 d'eau et o,355 d'acide carbonique.
III. o« r , 574 d'un second échantillon m'ont donné 0,369 d'iodure d'argent.
Ces résultats, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :
t. IL 1H
Hydrogène » 5,82 »
Iode . . ">4»7<> M 34,66
et s'accordent avec la formule
C ,î H"Az'Sn'I ssSn'fC'H 1 )'!, 2 ÀzH*.
En effet , on a
Ce même produit peut s'obtenir sous la forme de cristaux très-nettement définis, en remplaçant le gaz ammoniac desséché par sa dissolution alcoolique. L'iodure de stannéthyle se dissout dans F alcool absolu saturé de gaz ammoniac et bientôt il se sépare de fines aiguilles. En enfermant le mélange dans un tube qu'on scelle à la lampe et le soumettant ensuite pendant plusieurs heures à l'action du bainmari e, le liquide se prend par le refroidissement en une masse de prismes déliés qui remplissent tout le tube. Desséchée, cette substance fond sous l' influence d'une faible chaleur et se sublime en beaux cristaux , par l'application d'une température un peu plus élevée. Ce composé se dissout dans l'eau froide et se décompose par lebulli lion avec ce liquide. L'alcool le dissout en proportions assez considérables, surtout à l'aide de la chaleur. L'éther n'en prend que d'assez faibles proportions, même à chaud.
Chauffé avec de la potasse solide, il laisse dégager de l'ammoniaque et bientôt après de l'oxyde de sesquistannéthyle.
I. o ,r ,46*o d'un échantillon cristallisé en beaux prismes transparents m'ont donné 0,296 d'iodure d'argent.
II. o gr ? 586 du même produit mont donné o,3o8 d'eau t?t 0,421 d'acide carbonique.
Résultats qui, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :
Carbone » f 9>^9
Hydrogène » 5,83
Iode.. 34,76 »
et nous démontrent d'une manière incontestable qu'il existe l'identité la plus complète entre ce produit et la substance amorpbe obtenue par Faction du gaz desséché.
L'iodure de sesquistanméthyle se comporte à l'égard de l'ammoniaque de la même manière que son homologue éthylé.
Fait-on arriver le gaz sec dans l'iodure, on obtient une masse blanche amorphe comme la précédente. Met-on l'iodure en présence d'une dissolution alcolique d'ammoniaque, il se produit un précipité cristallin qui se dissout lorsqu'on chauûele mélange en vases clos au bain-marie. Par le refroidissement on obtient de très-beaux prismes, qui acquièrent souvent un volume considérable.
I. o |r , 58o d'iodure de sesquistanméthyle ammoniacal cristallisé en beaux prismes m'ont donné 0,420 d'iodure d'argent.
II. o gr , 5i5 du même produit m'ont donné 0,220 d'eau et 0,211 d'acide carbonique.
m. o« r ,465 d'iodure ammoniacal amorphe obtenu par l'action du gaz sec m'ont donné o,337 d'iodure d'argent.
IV. 0^,485 du même produit m'ont donné par leur combustion avec l'oxyde de cuivre o , 1 99 d'eau et o , 195 d'acide carbonique.
Résultats qui , traduits en centièmes , conduisent aux nombres suivants :