I. II
Carbone 11,19 »
Hydrogène. ........ 2 ,40 •
Iode 59,02
qui s'accordent parfaitement avec la composition de l'iodure de stannéthyle.
Le liquide huileux à odeur de moutarde rectifié soigneusement m'a donné deux produits, savoir : un liquide limpide incolore, d'une odeur éthérée, bouillant vers yS degrés, un liquide très-odorant bouillant entre 23o et a4° degrés, et finalement des cristaux d'iodure de stannéthyle. Je n'ai pas tenté l'analyse de la portion bouillant vers 75 degrés, toutes ses propriétés démontrant que c'était de l'éthcr iodhydrique. Quant au liquide volatil à odeur irritante, après deux ou trois rectifications, son point d'ébullition se fixe entre 234 el ^36 degrés. C'est un produit parfaitement défini dont l'analyse m'a donné les résultats suivants : ,
I. o 8r ,589 ^ e ma "ère m'ont donné 0,243 d'eau et 0,458 d'acide carbonique.
II. o« r ,533 du même produit m'ont donné 0,376 d'iodure d'argent.
III. o* r ,6oo du même produit m'ont donné 0,4^5 d'iodure d'argent.
Résultats qui, traduits en centièmes, donnent
Carbone 21 ,17 » »
Hydrogène 4>$7 w w
Iode » 38, i4 38,32
et s'accordent avec la formule
(CH'^Sn'I.
En efïet , on a
Sn' 118 35,55
Ce liquide est donc l'iodure d'un nouveau radical correspondant à l'oxyde
Sn 2 0\
et représenté par la formule
Sn'E 3 .
Je reviendrai plus loin sur les propriétés détaillées de ce corps et sur les modifications qu'il éprouve de la part des réactifs.
Un alliage formé de 92 parties d'étain et de 8 de sodium, qui se réduit facil ement en poudre sous le pilon, ne s'at- . taque pas encore immédiatement par l'iodure d'éthylc. Mais ^au bout de quelques minutes il se développe de la chaleur, et l'odeur si pénétrante de l'iodure de sesquistannéthyle se manifeste. Lorsque le mélange des matières a été complètement refroidi, je l'ai introduit dans des tubes de verre épais que j'ai scellés à la lampe et que j'ai chauffés pendant vingt-quatre heures à la température de 140 degrés.
Deux tubes ayant été brisés, il ne s'est dégagé qu'une quantité de gaz insignifiante; le troisième, quoique placé dans les mêmes circonstances, a volé eu éclats. On a mis à part le liquide contenu dans les tubes, auquel on a ajouté le traitement du résidu par l'éther. La liqueur éthérée soumise à l'évaporation au bain-marie, a laissé finalement
un liquide limpide de couleur ambrée. Ce liquide, soumis à la rectification, commence à bouillir vers 200 degrés; la majeure partie distille entre 235 et 245 degrés. Cette dernière portion a laissé déposer des cristaux qui , comprimés entre des doubles de papier buvard et purifiés par deux ou trois cristallisations, se présentent sous la forme de prismes incolores, inodores, doués de beaucoup d'éclat, fusibles et bouillant régulièrement entre 245 et 248 degrés. Ce produit, qui présente tous les caractères extérieurs de Fiodure de stannéthyle, donne, en outre, les résultats suivants à l'analyse :
I. o gr , 5oo de produit m'ont donné, par la combustion avec l'oxyde de cuivre, 0,112 d'eau et o,?.o3 d'acide carbonique.
II. o* r ,4 20 du même produit m'ont donné o,45g d'iodure d'argent.
III. o gr ,4^2 du même produit m'ont donné o,4g5 d'iodure d'argent.
Résultats qui, traduits en centièmes, conduisent aux nombres suivants :