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'aHOHO^a ,oH
II*' Synthèse du chlorure d'argent en dissolvant (argent dans l'acide azotique , précipitant Vazotate formé par Vadde chlorhydrique gazeux amené à la surface de la solution j évaporant le tout dans le vase même et fondant le chlorure dans une atmosphère d'acide chlorhydrique , remplacé ensuite par un courant d'air.
Presque toutes mes synthèses de chlorure, d*azotate, d'argent et de plomb, ont été faites dans le même appareil; mon mémoire en donnera le dessin; je vais le décrire ici en quelques mots : cet appareil se compose d*un ballon ou d'un matras de verre de Bohême de capacité convenable, suivant la quantité de métal à dissoudre, sur le goulot duquel est adapté un Qacon de même verre, dont le fond est enlevé. A Touverture étroite de ce flacon, j'ajuste hermétiquement un système de tube à boules servant au lavage des gaz qui les traversent, afin d'y retenir l'azotate entraîné par les vapeurs nilreuses, lors de la dissolution du métal. Le tube à boules a une branche verticale qui vient se rendre dans un petit ballon contenant de l'eau : on retient ainsi jusqu'à la dernière trace du métal entraîné.
Afin de pouvoir attacher convenablement le ballon à la balance, j*y fixe un système de suspension fait en gros fils de platine, qui, pendant l'expérience, sont soustraits à l'action des acides.
Le ballon, avec le flacon dont il est muni, étant pesé, et la pesée vérifiée le lendemain, précaution que j'ai prise dans toutes mes synthèses^ j'y introduis l'argent en petits barreaux , ensuite j'y verse l'acide azotique qui vient d'être distillé à l'instant même. Je tiens le col du ballon presque horizontal, j'y adapte le flacon avec le système du tube,
contenanl dans ses boules une quantité convenable (l*eau pure, et je fixe le tout dans cette position. Le ballon bien garanti est chauffé dans un bain d'air. Pendant la dissolution du métal , je veille à ce que la température ne s*élève jamais au-dessus de 30^ à GO"", sans cela une réaction trop vive s'établit, et, quelques précautions que Ton prenne, de Targent est entraîné au travers du système de condensation. Trois à quatre cents grammes d'argent à dissoudre dans l'acide azotique à 40" ou même à 2&* Bauiné exigent au minimum de trente-six à quarante-huit heures d'action.
Lorsque la dissolution est opérée, je sépare le tube à boules et le flacon du ballon , tout en maintenant celui-ci dans sa position primitive, c'est-à-dire le col presque horizontal; j'y amène un courant lent d'acide chlorhydrique, en continuant ce courant tant que le liquide, mis en mouvement par la rotation du ballon, se trouble. Arrivé là, j'engage aussi profondément que possible le col du ballon dans le goulot d'un récipient ; j'incline alors légèrement tout le système, de manière à ce que les vapeurs qui se condensent dans le col ne puissent retourner à leur source. Je chauffe à l'aide d'un bain d'air le liquide du ballon à une température voisine, mais continuellement au-dessous de son point d'ébullition. Lorsque presque tout le liquide s'est volatilisé, j'amène de nouveau de l'acide chlorhydrique à l'état de gaz dans le ballon , sans le laisser refroidir, en maintenant toujours sa position inclinée. Il se produit immédiatement des vapeurs rutilantes, qui. sont remplacées bientôt par du gaz acide chlorhydrique pur; j'évapore ainsi jusqu'à siccité complète, et je chauffe le chlorure à son point de fusion.
Il m'est arrivé très-souvent de peser le chlorure séché à son point de fusion, pour m'assurer de la quantité d'azotate
d'argent quil reiieni lorsqu'il est précipité d*une solution concentrée de ce sel. Cette quantité a été très- variable, mais sa présence a été constante. Pour me mettre à Tabri de l'augmentation de poids qui en résulte, j'ai rempli le ballon d'acide cblorhydrique , et j'ai amené et maintenu le chlorure en fusion aussi longtemps que des vapeurs d'un jaune orange ont apparu ; mais en prenant la précau^ tion de ne pas élever le chlorure au delà de son point de fusion, pour ne pas altérer le verre et décomposer le chlorure lui-même. Arrivé à ce point, j'ai remplacé, à chaud, l'atmosphère d'acide cblorhydrique par de l'air sec.
Depuis le moment de sa formation jusqu'après sa pesée, le chlorure d'argent a été soustrait complètement à l'action de la lumière; aussi, dans ces expériences, le chlorure d'argent a-t-il été d'un blanc de perle. Rarement le ballon était attaqué, tout au plus remarquait-on par-ci par-là quelques taches d'un jaune brun sur le verre. L'opération terminée, le ballon est muni du flacon qui lui sert de bouchon. Afin d'empêcher l'air humide d'y pénétrer pendant le refroidissement, j'adapte au flacon un tube à chlorure de calcium. Après le refroidissement complet, je lave le ballon à Teau, et, après l'avoir essuyé, je le suspends au plateau de i« balance, et je l'abandonne pendant plusieurs heures à lui-même.
Tout le liquide acide qui s'est volatilisé a toujours été évaporé une seconde fois dans une capsule de porcelaine, pour rechercher dans le résidu la présence de l'argent , qui y a été constante. Lorsqu'il a été réduit au vingtième de son volume, j'y ai ajouté le couteau ainsi que les eaux . de lavage du tube à boules et du ballon , au travers des* quels avaient passé les.gaz provenant de l'attaque de l'argent. Le chlorure obtenu de cette manière a été pesé à part.
Deux caases d'erreurs peuvent affecter le résultat, mais elles agissent en sens inverse. L*une d*elles peut amener une augmentation de poids provenant de Timpureté des acides ou de l'attaque des vases : j'ai dit suffisamment, dans l'introduction, comment je me suis mis à l'abri de cette cause d'erreur : je crois pouvoir répondre qu^elle n'existe pas. II est probable, au contraire, qu'il y a une très-légère perte de poids provenant de Tentrainement du chlorure d'argent par les vapeurs chloroazotiques qui se produisent, lors de la fusion de ce corps, dans une atmo* sphère d'acide cblorbydrique, pour éliminer l'azotate d'argent : soit que cet azotate existe dans le précipité formé au sein d'une solution concentrée d'argent dans l'acide azo« tique, soit qu'il ait pris naissance par l'action même de l'acide azotique sur le chlorure, pendant l'évaporation du liquide acide.
Voici le résultat des deux expériences faites par cette méthode :
Synthèses du chlorure d'argent.
es
Poids
de
l'argent
dans l'air.
Poids
de
l'argent
rédait
au Tlde
Poids
du ehlorare
d'argent
provenant do
l'argent
entraîne lors de
la dissolutinn
du métal et
de l'évaporation
des liquides.
Poids
dans l'air
du eblorure
' d'argent
fondu dans le gas
acide ehlorhjdrique.
PoMs
total
dt ct^^rure
d'argent
rédait
au vide
d'argent
produisent
chlorure
d'argent
gr.
if- 144,207
IIP. Synthèse du chlorure d'argent, en dissolvant r argent dans l* acide, azotique , précipitant la solution par l'acide chlorhydrique en léger excès, lavant le précipité, fondant le chlorure dans le gaz acide chlorhydrique et évaporant, tous les liquides à l'abri du contact de Cair^ pour recueillir le chlorure entraîné ou dissous.
La dissolation de l'argent a été faite dans un appareil identique à ceint précédemment décrit. Le contenu du tube à boules et du ballon servant à la condensation de Tazotate entraîné par les gaz, ainsi que les eaux de lavage de ces deux appareils, ont été ajoutés au liquide du ballon. Après le refroidissement complet du liquide, j*ai porté le ballon dans une chambre obscure, j'y ai introduit de Tacide chlorhydrique en léger excès, et j*ai fait agiter le chlorure formé, an moins pendant ving.t minutes, pour le diviser et pour transformer autant que possible tout l'azotate en chlorure. Au bout de ce temps, le liquide du ballon a été chaufiGé jusqu'à lOOo. Sous l'influence de la chaleur, il s'est complètement éclairci, et le chlorure s'est fortement contracté. Le lendemain, j'ai décanté le liquide avec les plus grandes précautions. Le ballon, tout en restant incliné, a été chauffe dans un bain jusqu'à 100"; le chlorure a laissé découler ainsi une nouvelle quantité de liquide 1res- limpide. J'ai versé ensuite dans le ballon de l'ean bouillante très-légèrement acidulée par de l'acide azotique; j'ai fait agiter le chlorure pour le diviser de nouveau. Le lendemain, la liqueur, devenue limpide, a été décantée encore; le ballon, placé dans une position très-inclinée, a été chauffé, et tous les liquides produits par la contraction du chlorure, sous l'influence de la chaleur, ont été décantés et ajoutés aux eaux précédentes. Le chlorure a
élé séché complètement , puis fonda dans une atmosphère d'acide chlorhydrique qui, dès que la fusion commence, en élimine à l'instant des vapeurs chloroazoliques. L'atmosphère d'acide chlorhydrique a été ensuite remplacée par de l'air pur ei sec. Le chlorure obtenu était d'un blanc de perle.
Toutes les eaux décantées et le liquide provenant de la dessiccation du chlorure sont évaporés. Dans l'essai que j'ai fait ainsi sur 99^,9925 d'argent, le volume total de ces liquides comptait 2510 centimètres cubes. Soumis à l'évaporation, ils ont laissé un résidu du poids total ieO^fiOGS^ contenant 0*%0035 de chlorure d'argent. Le restant se composait de traces de chlorure de cuivre et de chlorures alcalins et terreux.
Cette expérience a donné les résultats suivants :
Synthèse du chlorure d'argent.
sa
Folds .
Poids
Poldn
du chlorure
Poldn
dans Tair
Poids
de
de Targent
d'argent provenant
du chlorure d'argent
total
du chlorure
d'argent
réduit.
au vide.
d'aigent produisent
l'argent dans l*afr.
réduit au vide.
de l'évaporation
des eaux de lavage.
fondu dans le gai
aeide chlorhydrique.
chlorure d'argent.