‹ Recherches sur les séismographes destinés à l'inscription de la composante verticale du mouvement du solChapitre 12 sur 95 · I. Appareil de Quervain Piccard · texte numérisé non relu

I. Appareil de Quervain Piccard

Le premier en date des appareils à lourde masse muni de la composante verticale est celui que de Quervain et Piccard* (1923) ont établi à Zurich pour le service séismologique suisse, en vue de l'étude des petits séismes fréquents dans les Alpes.

Une masse de 21 tonnes est suspendue par 4 ressorts de façon à pouvoir se mouvoir librement dans tous les sens. La période aurait été trop courte ; un système de ressorts auxiliaires a permis de la porter à 1,2. Le déroulement est de 90 mm. par minute, l'amortissement est magnétique. La compensation de température est obtenue par un dispositif hydraulique sur lequel je reviendrai plus loin.

De Quervain et Piccard”' avaient construit auparavant (1922) un petit séismographe transportable pour l'étude des vibrations artificielles. Le principe est le même que celui du grand

1. Wiechert n’a donné sur son appareil de 17 tonnes que des indications extrêmement sommaires (voir 42, p. 172).

2. Au sujet de l'appareil de Tacubaya, consulter Muñoz Lumbier (25, p. 19).

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appareil, la masse est de 25 kgs., l'agrandissement est de 75 avec l'inscription sur noir de fumée. On peut le porter à 10000 en installant un dispositif d'inscription optique.

Il. Grand Pendule de Strasbourg.

La construction d’un grand appareil, du même type que celui de Gœættingen, avait été autrefois projetée à Strasbourg : elle n'avait reçu qu'un commencement d'exécution. Quelques mois

après l'armistice, M. Rothé, désireux de mettre en service un séismographe à lourde masse, décida d'utiliser à cet effet les éléments déjà préparés par les physiciens allemands qui avaient autrefois dirigé la station (une cuve cylindrique M de 1 m. So de hauteur sur 1 m. 80 de large, et des poutrelles d'acier G et R fixées dans les murs de l’une des salles). La construction devait être faite en deux étapes successives, pour des raisons budgétaires : 1° composantes horizontales; 2° composante verticale. AE.

Il fallait immédiatement prévoir un dispositif permettant le

- fonctionnement des trois composantes : c'est pourquoi, renonçant à la suspension primitive, M. Rothé chercha à faire fabriquer 4 tiges terminées par des ressorts à boudin identiques, problème difficile à résoudre, sur lequel je reviendrai plus loiu.

En entreprenant la construction de ce grand appareil, M. Rothé désirait se rapprocher autant que possible de l’appareil de Zurich. Le regretté M. de Quervain, alors directeur du service séismologique suisse, avait en effet sollicité le concours de la station de Strasbourg, pour l'étude en commun des petits phénomènes séismiques, fréquents dans les Alpes, et même dans les Vosges. C’est la raison pour laquelle les dispositifs d'amplification furent construits par la Maison Trüb- Täuber (Zurich) qui avait précédemment établi ces mêmes leviers pour l'appareil de Zurich, et devait, ultérieurement, fournir les séismographes des stations de Neuchâtel, Coire et Bâle.

Ce n'est qu'après la mise en fonctionnement des composantes

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horizontales’ que furent entreprises la construction et l’adapta-

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