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pression de la tige de liaison secondaire. Muni 0 D de la tige tertiaire AB, ï du levier tertiaire BCD
et de la plume DE, le ; second levier constitue un petit séismographe apte à transmettre les
vibrations horizontales LEE normales à son axe (dont la projection est en O).
Sa période est de 0°,65, son agrandissement, il est vrai, ne dépasse pas 30. Sa masse est d’une vingtaine de grammes. J'ai obtenu plusieurs inscriptions dans ces conditions en prenant la précaution de réduire le plus possible le frottement de la plume. Celle-ci avait été placée au voisinage de l'équilibre indifférent, et une butée que j'avais disposée au-dessus l’obligeait à redescendre sur le papier après les interruptions de minute. La plume avait été tellement allégée que sans cette précaution, elle ne serait pas retombée sur la feuille.
Des chocs donnés en différents points ont montré que ce pen- . dule oscillait normalement. Le remontage du mouvement d’horlogerie, par exemple, produisait des déviations très nettes. Mais en laissant le système inscrire librement, j'ai obtenu une ligne droite, même aux heures où l’activité industrielle était la plus intense. Il ne semble donc pas qu'il y ait de perturbations à craindre de ce fait.
Si l’on donne des chocs au pendule suivant l'une des composantes horizontales (en appuyant sur l’un des leviers par exemple), la composante verticale n'inscrit rien. Mais si l’on donne un choc dans une direction quelconque, la masse se met à osciller suivant un mouvement de balancement (période 1°, 8) qui se prolonge au moins pendant plusieurs minutes, et d'autant
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plus longtemps que le choc a été plus fort. Ce mouvement est inscrit par les trois composantes, et les dispositifs d’amortissement sont impuissants à l'arrêter. Il affecte la forme de battements très réguliers, comme ceux produits par la superposition de deux mouvements sinusoïdaux de périodes très voisines. Ce phénomène a été également signalé pour l'appareil de Zurich. Il se produit aussi pour le vertical Wiechert de 1200 kgs., parfois spontanément d’ailleurs au cours de certains séismes.
2° Afin de voir si le mouvement de la masse est bien transmis fidèlement par les leviers, j'ai installé un dispositif d'inscription optique, permettant d'enregistrer les vibrations verticales telles qu'elles existent au sommet de la tête de poussée : elles peuvent êlre considérées comme équivalant à celles du centre de gravilé. Un essai faitau moyen d’un dispositif analogue à celui utilisé plus haut sur la mesure des allongements des ressorts ne m'a donné aucun résultat, l'agrandissement obtenu étant insuffisant.
C'est pourquoi j'ai introduit un levier supplémentaire ABC. Il a été construit en aluminium : son poids, très faible, ne pouvait avoir d'influence notable sur les résultats. Sa partie arrière est une plaque traversée par trois épingles et terminée par un contre-poids Q permettant de l’équilibrer. La partie avant est une série de quatre tubes d’aluminium de diamètres décroissants, enfilés les uns dans les autres (disposition analogue à celle des plumes inscriptrices). Ce levier est coudé à sa partie antérieure et supporte en C l’une des pointes de l'équipage du miroir M,; les deux autres pointes reposent sur deux colonnettes solidement assujetties à une traverse du bâti D. Le levier porte lui-même à l'arrière trois pointes dont deux reposent en P sur deux colonnettes assujetties par l'intermédiaire d’une plaque d'aluminium Y à la pièce X supportant l'axe du premier levier et dont l’autre pointe repose sur une colonnette R fixée à la tête de poussée. Sur le miroir plan M, tombe le faisceau lumineux issu de la lampeS, interrompu toutes les minutes pendant 2°. Le faisceau réfléchi traverse deux lentilles convergentes' L, et L,,
1. Caractéristiques des lentilles : L,, diamètre 4 cm, distance focale 1 m.; L,, diamètre 8 cm., distance focale 30 cm.