LEUR
des appareils Mintrop, c’est-à-dire une tige filetée dont la position se règle par écrou et contre-écrou, portant à sa partie supérieure une cuvette destinée à supporter une pointe d'acier. Une autre pièce portant deux colonnettes 4 analogues a été solidement assujettie au socle
de béton. Au repos les trois À e }m cuvettes déterminaientun plan t sensiblement horizontal : sur MZ®
elles reposait l'équipage e por-
tant le miroir, formé d’une Z S
mince plaque d'aluminium re- Fig. 16.
courbée en équerre à l'avant, et terminée à l'arrière par une pointe constituant un contrepoids. La plaque était traversée par trois épingles solidement fixées, reposant sur les cuveltes. A l'avant, un miroir plan m était fixé verticalement avec de la cire molle. En visant avec une lunette à échelle, j'ai trouvé pour la cuve oscillant seule une période de o0°,20. En remettant successivement à leur place les trois leviers et la plume et en opérant par les deux procédés indiqués ci-dessus, j'ai encore obtenu la même valeur dé 0:20:
On peut donc conclure que l’adjonction des leviers n’amène pas de perturbation appréciable dans la période des oscillations de la composante verticale.
Coefficient d'élasticilé du système. — Après avoir enlevé les différents leviers, j'ai cherché à déterminer de combien s’abaissait la masse pour une charge donnée. Avec le microscope il était impossible de faire de bonnes mesures à moins de faire descendre sur la masse des poids considérables. ï
J'ai donc eu recours exclusivemenent au deuxième procédé. L’échelle était placée à 2 m. do, le bras de levier du miroir était de 1 cm. Les pièces mobiles étant très légères ne pouvaient apporter aucune perturbation au système. Pour obtenir sur l'échelle une déviation de 2 mm., il a fallu charger la masse de 3 kgs. (cette masse additionnelle étant posée sur la tête de poussée, donc sur la verticale passant par le centre de gravité).
Il est facile de déterminer l'agrandissement obtenu par la for- Ma MUICAV RE AL où M désigne la masse du pendule, m la masse m additionnelle, L la longueur du pendule, et a la déviation sur l'échelle correspondant à la charge m. Ici V, — 1250 (je rappelle que M — 19,3 tonnes). L'allongement est donc de 0#,53 pour 1 kg. Le coefficient d’élasticité du système À — 1850 X 10°. Si l'on porte cette valeur dans la formule exprimant la période en fonction de la masse el du coefficient d’élasticité du système,
Dr V+ il vient T — o°,201. Or dans mes mesures j’ai obtenu T = 0°,20 + 0°,02. L'accord est donc satisfaisant.
M. Berlage, qui a collaboré à l'installation des composantes horizontales, avait mesuré au préalable le coefficient d’élasticité des ressorts. L’allongement du système correspondait à 0,49 par:kg: D'où les valeurs A—72500 Xt1om et lors. Ces mesures, faites d'ailleurs sommairement, avaient eu lieu deux ans avant les miennes. Elles avaient surtout pour but de vérifier l'identité des quatre ressorts.
L'élasticité des ressorts s'est donc modifiée avec le temps d’une façon appréciable. Il n’y a d’ailleurs pas lieu de s’en étonner, car on sait que tout ressort tendu par une charge constante continue à travailler pendant un certain temps avant d'atteindre son allongement définitif.
Mesure de l'agrandissement. — Après adjonction des leviers, il restait à mesurer l'agrandissement du séismographe. Le principe consiste à déposer une petite masse sur la tête de poussée, à mesurer la déviation a produite sur la feuille ; l'agrandissement se calcule comme je viens de le faire précédemment. Il est très incommode de placer la masse en cette position, alors qu'il est très simple de l'installer à l'extrémité du premier levier, comportant une surface plane. L'amplification du levier étant égale à 10, il suffira de placer à l'avant du levier une masse 10 fois moins forte que celle que l’on aurait placée au centre, pour obtenir les mêmes résultats. J'ai vérifié
SA .e
que les deux procédés donnaient bien des résultats identiques, et dans la suite j'ai toujours utilisé le plus commode.
Pour une masse de 100 gr. placée au bout du premier levier, équivalant à ume masse de 1 kg. placée au centre, j'ai obtenu sur la feuille une déviation de + mm. 5, ce qui correspond à un agrandissement V, — 4750. Cette valeur est évidemment élevée. Je montrerai plus loin que le fait d’installer un dispositif pour augmenter la période la réduit dans de fortes proportions.
Amortissement et frottement. — Étant donné la petitesse de la période obtenue, l'amortissement était extrêmement faible et sa mesure ne présentait pas d'intérêt. D'autre part, les vibrations d’origine industrielle presque ininterrompues ne permeltaient pas de mesurer convenablement le frottement. Je reviendrai sur la question du frottement dans l’exposé relatif à la mesure des constantes après l'installation du dispositif d'augmentation de période.
Vérifications diverses. — Il était nécessaire de s'assurer :
1° Si des mouvements horizontaux ne risquaient pas d’être transmis à la composante verticale et inscrits comme vibrations verticales ;
2" Si le mouvement de la masse était bien transmis fidèlement par l'ensemble des leviers et si les oscillations propres de ces derniers ne risquaient pas d’apporter des perturbations ;
3° Si enfin les mouvements verticaux de la masse étaient bien les mêmes en chacun de ses points.
1° Les mouvements horizontaux qui pourraient se produire au troisième levier n’ont pas d'importance, à cause de sa faible amplification. La rigidité de la fixation du premier levier est suffisante pour que rien ne soit à craindre de ce côté-là. Par contre, si l’on donne des chocs à la poutrelle horizontale qui supporte le point d'appui du deuxième levier, on voit des déviations sur la feuille. Je me suis demandé si des vibrations propres de cette pièce ne pourraient pas troubler les inscriptions
de la composante verticale. Le deuxième levier, en équerre, muni de son contre-poids, constitue en effet un pendule horizontal. Je l’ai séparé du premier levier par sup-