INTRODUCTION
Pour étudier complètement les tremblements de terre, il faut inscrire non seulement les composantes horizontales mais aussi la composante verticale du mouvement du sol. Apparue dès le début de la séismologie instrumentale, cette nécessité s’est imposée avec une force croissante, à mesure que les appareils se perfectionnaient et que des progrès étaient réalisés dans l’analyse des séismogrammes. En effet, on sait que les appareils verticaux permettent la mesure de l’azimut et de l'angle d’émergence; parfois ils enregistrent des phases qui échappent aux appareils horizontaux. Enfin leurs inscriptions servent à déterminer si la première onde d'un séisme est une onde de compression ou de dilatation : de telles observations faites sur un réseau de stations dans la région épicentrale permettent de savoir quels ont été les déplacements relatifs de la marqueterie terrestre. Il est donc essentiel qu’un observatoire séismologique soit muni de bons séismographes verticaux.
Malgré toutes ces raisons, aujourd’hui encore, bon nombre de stations ou n’en possèdent pas, ou n’en possèdent que d'in-