‹ Recherches sur les séismographes destinés à l'inscription de la composante verticale du mouvement du solChapitre 57 sur 95 · SUIS · texte numérisé non relu

SUIS

instrument. Soit GA la tige de poussée partant du centre de gravité G et AOB le premier levier oscillant autour de l'axe O. Après une hausse de température de 1°, les ressorts s’allongeront et la masse s’abaissera d’une quantité AL. La tige GA prendra la position G'A' (AA — GG’ — AL). Le levier AOB prendra la position A'O'B'. On se propose de maintenir le point B fixe quand la température varie : il suffit pour cela de

déplacer l’axe O d’une quantité proportionnelle à la température, et qui sera, pour une hausse de 1°,

b LR TN = È ab Ê (77);

en posant OA — a et OB — b.

On utilise à cet effet la dilatation d’une barre verticale en zinc CD fixée au bâti en fer en C et dont l'extrémité D agit sur l’axe O par l'intermédiaire d'un levier amplificateur DME mobile autour de l'axe M, et d’une tige verticale de liaison EO. Après hausse de température de 1°, la barre CD se dilate d'une quantité DD’, l’axe M, lié au bâti en fer se déplace de MM' par suite de la dilatation de ce dernier, et le levier DME prend la position D'M'E'; l’axe O vient en O".

Posons DM = a’ et EM — Ÿ'.

Pour que le point B reste immobile, quelles que soient les variations de température, les conditions géométriques sont : TEEN 0: « b

a DD MM AR b' : DEA

Aucun réglage n’a été prévu : par suite, le dispositif une fois installé, iln'y aura compensalion exacte que pour une valeur donnée de AL; AL étant proportionnel au carré de la période, la compensation ne sera donc exacte que pour une valeur donnée de la période du séismographe. Si on donne à la période une valeur plus grande, la compensation sera incomplète; si on lui donne une valeur plus petite, les déviations de la plume sous l’action des variations de température seront en sens contraire de celles

qui se produiraient en l'absence de dispositif. IL faudrait, pour

es Fic. 39.

parer à cet inconvénient, prévoir une construction permettant !

2 a de faire varier le rapport Dr Le coefficient de dilatation du zinc étant 29 X 107

, celui du fer 12 X 10 *, et la barre CD ayant 90 cm. de longueur, on à :

MMA T0 00

a D (== S'om AD rarem).

O à < 0,16 D'où AL = o cm. 00 [ — X —— — 0,10. NI == : s b' CE) 79

D'autre part la tige GA, longue de 1 m. 20, se dilate d'une quantité égale à 120 X 12 X 10° = 0 cm. 0014.

L'allongement compensé sera donc, en tout, o cm. 0093.

La formule (43) donne : — +.

Le coefficient thermo-élastique étant 250 X° 102 L — 38 cm. : d’où T — 1°,3. La période usuelle de l'instrument étant 3°,5, on s'explique que la compensation ne soit que partielle (déviation de 12 mm. pour 1°).

Certains auteurs ont modifié le dispositif en associant des tiges de métaux différents (par exemple laiton — fer — zinc) : d’où le nom de compensation à grille qu’on a parfois donné à cette construction”.

Wilip a également utilisé la dilatation dans son premier dispositif de compensation de l'appareil vertical Galitzine. Deux paires de tiges métalliques, d'environ 70 cm. de long, ont pour rôle de déplacer deux boules fixées sur des leviers horizontaux mobiles autour d'axes verticaux. Ces tiges sont constituées par deux métaux dont les coefficients de dilatation sont différents; par suite, les variations de température ont pour effet de déplacer le centre de gravité de la masse oscillante, èn modi-

fiant sa distance à l’axe de rolation.

, On en tire

Dans la formule (68), AL = Le

ona<L = . (voir p. 88).

Par suite, la variation AL n'est pas proportionnelle à la variation de 7, distance du centre de gravité à l'axe de rotation.

Il n'est donc pas possible d'oblenir par ce procédé une compensalion parfaite. |

Ce dispositif fonctionne à l'Observatoire de De Bili® (tiges d'acier et de magnalium”) et à celui d'Abisko (tiges d'acier et

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