‹ Recherches sur les séismographes destinés à l'inscription de la composante verticale du mouvement du solChapitre 66 sur 95 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

La première partie de ce travail est relative à l'historique des séismographes verticaux : j'ai mis en évidence les différentes idées qui ont présidé à leur construction. J'ai montré par quelle évolution les auteurs ont été amenés à établir les types les plus récents : d’une part, appareils légers à inscription galvanométrique, d'autre part, instruments à inscription mécanique directe sur noir de fumée nécessitant l'emploi de lourdes masses. Parmi ces derniers figure le grand pendule de 19 tonnes de la station séismologique de Strasbourg, qui inscrit à la fois les mouvements horizontaux et les verticaux : j’ai exposé les recherches nécessitées par l'installation de la composante verticale.

Dans le chapitre suivant, j'ai éludié particulièrement le dispositif d'augmentation de période, au point de vue théorique et au point de vue expérimental, en exécutant mes mesures d’abord sur le séismographe vertical Wiechert de 1200 kgr., puis sur le grand pendule de Strasbourg. J'ai montré comment on pouvait réaliser cette augmentation de période. Si l’accord entre la théorie et les résultats des mesures expérimentales laisse à désirer, cela tient au fait qu'il n’est pas possible de tenir compte dans le calcul d’une manière quantitative du rôle des organes de transmission et d'amplification, qui se comporteut comme de véritables pendules supplémentaires, en liaison étroite avec le pendule principal. Mais les considérations théoriques sont un guide sûr dans la voie à suivre, et permettent d'atteindre des résultats satisfaisants : c’est ainsi que la période de la composante verticale du grand pendule de Strasbourg a pu être portée de o°,2 à 1°,0.

La grande sensibilité des séismographes verticaux aux influences thermiques n’élant pas étudiée, à ma connaissance, dans les mémoires existants, j'en ai fait un exposé d'ensemble

pour les divers appareils et j'ai obtenu plusieurs vérifications pratiques. Bien que le principal facteur qui entre en jeu soit la variation du coefficient d’élasticilé des ressorts avec la tempéralure, la dilatation des tiges de liaison n’est pas négligeable sur les grands instruments.

L'agrandissement des appareils Galitzine.est fonction de la température, car il dépend du champ des aimants, des résistances électriques des bras de levier, de la constante de torsion du fil de suspension du galvanomètre, etc... La variation relative calculée, atteignant près de 10 ‘|, pour une amplitude de variation annuelle de 14°, est bien de l’ordre de celles que l’on observe dans la pratique, lors de la vérification périodique des constantes instrumentales.

J'ai ensuite passé en revue les diverses méthodes de compensation à grille, à bilames, à eau, etc..., et j'ai résumé les principales applications qui en ont été faites. J'ai exposé pour quelles raisons théoriques il était impossible de compenser exactement l'appareil Galitzine en déplaçant le centre de gravité du pendule, soit par une grille, soit par des bilames : l'expérience a montré d'autre part que l'efficacité des dispositifs employés était limitée. La véritable méthode consiste à utiliser, pour la fabrication des ressorts, de l'élinvar, dont le coefficient thermo élastique est 16 fois plus petit que celui des aciers courants.

Bien que les résultats obténus à Strasbourg par ce procédé aient été pleinement satisfaisants, l'emploi de l’élinvar n’a pas encore pu être généralisé, cet alliage n'étant pas, jusqu'à maintenant, produit couramment en grandes quantités : d’où la nécessité de faire appel, pour les grands appareils, aux méthodes de compensation signalées plus haut. Chacune d’entre elles présente des avantages et des inconvénients que j'ai discutés au cours de cette étude, et il est assez difficile de décider en faveur de l’une ou de l’autre : les observatoires seront guidés dans leur choix surtout par les dispositions locales et les conditions techniques.

Enfin, j'ai décrit en détail le diepositif installé sur le grand pendule de Strasbourg. Il consiste à déplacer le support du point d'appui d’un des leviers d’une quantité convenable en

utilisant la variation du coefficient d’élasticité d'un ressort avec la température. Si la compensation n'est pas complètement réalisée, une réduction notable a été obtenue (réduction de 20 mm. à 9 mm. par degré). Les variations journalières ne dépassant pas o°,2, ce résultat peut être considéré comme pratiquement suffisant.

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