‹ Recherches sur les séismographes destinés à l'inscription de la composante verticale du mouvement du solChapitre 81 sur 95 · NN · texte numérisé non relu

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gation différentes : on aurait donc, au début des inscriptions, deux phases très nettes, les P’, et les P'. Malcewane a particulièrement étudié cette question dans son mémoire sur le séisme de l’île Macquarie' (26 juin 1924). L'existence de deux phases nettes, séparées par un bref intervalle de temps, est hors de discussion à partir de 17000 kms., mais quelle en est la véritable explication?

Il est curieux de constater que pour un même séisme, et pour des stations situées à la même distance de l’épicentre, la différence P', — P', varie presque du simple au double : c’est ce que montre le tableau IV, réunissant les valeurs des différences P', — P’, tirées de l'étude de Maceiwane. D'autre part l’examen d’une série de séismes inscrits à Strasbourg, pour des distances allant de 16600 à 18900 kms., confirme cette remarque (voir tableau V). La différence P', — P', augmente bien avec la distance, mais d’une façon tout à fait désordonnée.

De plus, si l’on examine les feuilles avec soin, on constate que souvent, au lieu d’une phase unique comprise entre P' et S,P,P, il y en a plusieurs, plus où moins importantes, mais généralement nettes. Ce fait pourrait être rapproché des observations de A. et S. Mohorovicic”. Ces auteurs, après avoir étudié 37 séismes d'épicentres bien déterminés, sont parvenus aux conclusions suivantes, en ce qui concerne le début des inscriptions :

a) Pour des distances comprises entre 700 et 1500 kms., on ne distingue qu'une seule phase P,, au commencement des séismogrammes.

b) À partir de 1500 kms., au cours de la première minute, on distingue une série d’impulsions séparées par des intervalles compris entre 5 et 9°; leur étude a été poursuivie jusque vers 14000 kms.

c) Deux premières phases P, et P, ont été observées ainsi à partir de 1500 kms. environ, on en distingue une troisième à partir de 8500 (P,), puis deux autres à partir de 11000 (P, et P,).

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On sail' que l'hypothèse d’une surface de discontinuité à une profondeur de 50 kms. a permis d'expliquer la présence sur les inscriptions à des distances comprises entre 200 et 675 kms. de deux types d'ondes longitudinales : les unes, dites P (ondes individuelles, continues, ou uniformes) se propagent uniquement dans la couche supérieure; les autres, P, (ondes normales) se réfractent sur la surface de discontinuité. A.et S. Mohorovicic pensent que les surfaces de discontinuité plus profondes pourraient produire des phénomènes analogues : c’est, d’après eux, dans cette voie qu'il faudrait chercher l'explication des impulsions P,, P,,... P..

Peut-être une telle manière de voir devrait-elle être étendue aux séismes distants de 16000 kms. et plus : sans méconnaître l'importance des réflexions et réfractions à la surface du noyau, il est légitime de se demander si les autres surfaces de discontinuité ne jouent pas elles aussi un rôle qu'il faudrait chercher à déterminer.

Des recherches complétant‘celles de F. J. Scrase, que j'ai signalées plus haut (voir p. 129), relativement aux réflexions à la surface de la terre au voisinage de l’épicentre, présenteraient aussi un grand intérêt.

Gütenberg indique que, vers 16000 kms. les P' doivent présenter un maximum : je n'ai rien constaté de tel. Mes observations sont, il est vrai, purement qualitatives, et il se pourrait que des mesures suffisamment nombreuses permissent de constater l’exislence effective de ce maximum; mais il est certain que, s’il existe, il n’esl pas très net.

D'autre part, sur un certain point, il y a un désaccord formel entre la théorie de Gütenberg et les tables qu'il a publiées. La théorie” prévoit l'apparition des P' vers 16000 kms.; les tables” indiquent des durées de propagation pour cette phase à partir de 11000 kms. Il semble bien d’ailleurs que les ondes P' apparaissent faiblement à cette dernière distance; elles sont, en

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