‹ Recherches sur les sérums sanguins: Application au sérum antidiphétiqueChapitre 7 sur 24 · RAT LA ER · texte numérisé non relu

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En 1899, Marcus Emiz, en 1900, Fuzp et SPIRO, puis

en 1903, PORGESs, Fuzp et SPIRO, montrent que la globu-

line est complexe et peut être divisée en deux fractions l’'englobuline et la pseudo globuline.

L’albumine et la globuline ne sont que des définitions qui représentent, pour le sérologiste, un pis aller. La physicochimie a dû, en effet, s’avouer incapable de déceler entre ces colloïdes des différences suffisamment nelles pour qu’on puisse leur attribuer une individualité physique.

Il nous suffit de relire les admirables ‘travaux de Sorensen et de ses élèves pour comprendre la complexité du problème. \

Cette carence de la physicochimie aurait entrainé l'abandon de cette division en globuline et albumine si l’immunologie n’était venue apporter son concours efficient, û

C’est en effet, vers 1800 que SENG apporta la première différenciation biologique de la globuline et de l’albumine. Cet auteur a montré que l’antitoxine diphtérique contenue dans le sérum antidiphtérique n’est pas répartie dans tout l’édifice protéosérique, mais localisé dans da globuline et plus précisément dans l’un de ses constituants : la pseudo globuline.

Depuis cette découverte de la localisation d’un anti corps, de nombreux chercheurs ont démontré que les propriétés anticorps des immunsérums sont toujours concentrés, en quasi totalité, dans la globuline.

C’est ainsi qu'aujourd'hui les sérums thérapeutiques « purifiés » sont constitués par des, solutions isotoniques de globuline, ou plus exactement de pseudoglobuline extraite du sérum complet.

En 1917, deux savants, PIETTRE et VILA mettent au point une nouvelle méthode de fractionnement des sérums ; cette méthode dite méthode de l’acétone consiste

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à précipiter les protéines sériques par l’acétone ; Le bloc ainsi précipité se divise au contact de l’eau en deux parlies, l’une insoluble, l’auter soluble.

Au début de leurs travaux, PIETTRE et VILA assimilèrent la fraction insoluble à la globuline, et la fraction soluble à l’albumine.

Pousuivant ces recherches avec ses élèves, Arcand et Ho Dac Han, PIETTRE sépare son albumine en deux

fractions, la myxoprotéine et l’albumine vraie.

Dans ce cas, encore, la physicochimie n’a pas été à même de différencier ces constituants. Bouraric et ses élèves ont montré cependant que le traitement par l’acétonie ne dénature pas physiquement les protéines.

Appliquant sa méthode de fractionnement aux immunsérums, PIETTRE a montré que les anticorps se localisent, non pas dans la globuline, mais dans l’albubine.

Résultat paradoxal, si on se laisse aller à identifier la globuline et l’albumine d'HOFMEISTER à celles de PIET- TRE : La globuline de l’un est biologiquement active et la globuline de l’autre est inactive.

En 1937, DOLADILHE apporte une nouvelle méthode de fractionnement qui permet d’extraire du sérum sanguin une substance lipoprotéique, la protéine visqueuse, de consistance visqueuse, translucide et teintée de jaune, dans laquelle se concentrent toutes les propriétés immunologiques du sérum sanguin. On y trouve en effet l’alexine (DOLALILHE) les anticorps (CHARPENTIER, DOLADI- LHE, MOREL) ct même les propriétés anaphylactisantes (CHARPENTIER, DOLADILHE, MOREL et PLACIDI). /

En 1939, un élève de DOLADILHE, Mazille, met au point une méthode électrique qui permet d’extraire du sérum la totalité de la protéine visqueuse ; la fraction résiduelle, constituée par une protéine est inactive, non

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