‹ Recherches sur les substitutions par les méthylbenzènesChapitre 15 sur 30 · CO«H · texte numérisé non relu

CO«H

Le glycol brome, oxydé en solution alcaline parle permanganate*, fournit un produit fusible vers 25o** et subliraable, probablement un acide alcool, car avec un autre échantillon j'ai obtenu deux fois un acide qui se charbonnait sans fondre à 285^. Cet acide blanc, cristallin, presque insoluble dans l'eau, ne l'est guère davantage dans Téther même bouillant. L'alcool le dépose par évaporation encristallites présentant la forme de bâtonnets renflés aux deux bouts, plus exactement de tibias raccourcis. On rencontre .aussi, sous le champ du microscope, quelques groupements en éventail, très rarement des sphérolithes. Les bâtonnets s'éteignent en long; leur biréfringence est comprise au minimum entre O918 et 0,20, c'est-â-dire intermédiaire entre celle du spath et celle du rutile. Cet acide est bibasique, car il exige presque rigoureusement a équivalents de soude (faite en dissolvant du sodium dans Teau) pour être saturé. Il faut plusieurs heures, même à chaud^ pour que la saturation soit complète.

Le sel de soude se présente en cristaux tabulaires transparents. Sa solution aqueuse fait double décomposition avec le chlorure de calcium^ cependant le sel de chaux est notablement soluble.

Pour achever l'étude du glycol brome, il restait â déterminer les positions relatives du groupe méthyl inattaqué et du brome.

A cause de la symétrie du mésitylène, ces positions ne C. 3

l8 ^ COtSON.

pcuveni être que ortbo ou para, et par cooséquenl représentées par les symboles

CH

CH'

Br

Br

C'eat pour trancher entre ces deux formes que j'ai chauQe avec un excès de chaux le sel calcaire de l'acide bromo-uvilique, espérant ainsi le transformer en toluène ortbo ou parabromé. Malheureusement, dans cette opération, je n'ai recueilli que quelques milligrammes d'un pbé* nol solide, soluble dans la potasse aqueuse, et d'un autre corps insoluble dans ce réactif. En sublimant ce dernier, j*ai obtenu des gouttelettes qui» touchées avec un cristal microscopique de toluène parabromé, se prenaient en cristaux, mais peu franchement et seulement en partie ^ d'ailleurs Todeur empyreumatique du produit sublimé dénotait son impureté. Bref, cet essai n'est point assez net pour permettre d^affirmer que le brome et le groupement mélbyl inattaqué occupent la position para dans la molécule glycolique.

Ce bromoglycol est remarquable par le peu de stabilité de son bromure et de son chlorure.

Ce dernier se décompose lentement à l'air, comme si l'haloïde du noyau repoussait le chlore introduit par double décomposition dans les chaînes latérales. La répulsion d'un haloïde par un autre ou par lui-même dan^ le noyau beniinique est un fait bien connu, mais elle n'avait pas été conslatée emrele brome des chaînes et celui du noyau.

L'existence de ce glycol brome montre encore que, dans

MÉTHYi.BB»ZI«ES. I9

la bromuralioQ des carbures â une température élevée, il se fait des substitutions dans le noyau benzinique. A Tappui de cette observation, je dois également signaler la formalion d*une notable quantité de bibromureC°HBr2(CH3)3, fusible à 60'' et déjà décrit par MM. Fitiîg et Storer : ce bromure accompagne la bromhydrine du glycol, dont on le sépare par cristallisations fractionnées.

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