‹ Recherches sur les substitutions par les méthylbenzènesChapitre 16 sur 30 · I. DÉftlVtS BiSVBSTtTtJÉS DBS XTLÈMES · texte numérisé non relu

I. DÉftlVtS BiSVBSTtTtJÉS DBS XTLÈMES

Bibromwe orthoxylénique, ortholofyléuiqtœ, phtalique

CH'Br

Ce corps, décrit par MM. Baeyer. et Perkin pendant que je m'occupais de ces rechrrcbes, s'obtient aisément en faisant tomber goutte à goutte la quantité de brome théoriquement nécessaire à sa formation, dans Tortlioxylène chauQé au bain d*buile à une température que Ton élève progressivement de i4o^ à 180°. On règle Técoulement du brome sur son absorption par le carbure \ le brome disparait avec dégagement de gaz bromhydriqae. Par refroidissement, la masse se solidifie; on la filtre vivement à la trompe; on lave à Téthcr sur le filtre, puis, après compression, on purifie par cristallisations dans les pétroles. La quantité de bibromure (*) ainsi obtenu est au moins égale au poids de xylène employé*

C'est un corps blanc, dur, transparent, déposé en beaux cristaux par évaporation lente d'une de ses solutions (mélange d'alcool et d'éiher ou mieux chloroforme).

(•) Arialfse.

Matière. Br pour too.

o,!28a 60 ,66 au lieu de 60, Go

ao À. COLSON.

Ces cristaux sembleut, à première vue, être des octaèdres

orihorhombiques b^b^, d'autant plus que les cristaux élémentaires s'éteignent en long. Les autres caractères microscopiques sont : cristaux négatifs suivant rallongement; le plan des axes optiques, perpendiculaire à g*f ainsi que la bissectrice aiguë; la bissectrice obtuse se trouve dans Tangie aigu de g* ] elle est parallèle à la diagonale.

L'examen de la face g* porte à supposer que les cristaux doivent être classés dans le système monoclinique. Getfe face, en effet, ne s*éteint pas rigoureusement en long, et montre des macles très fines suivant Tune seulement des deux faces p ou A* ; on aperçoit un clivage facile suivant la bissectrice aiguë, c'est-à-dire suivant le plan des axes, et c'est à 9** de ce clivage que se fait l'extinction. La biréfringence de ces cristaux, très supérieure à celle de la calcite, ne permet pas de se rendre compte de la dispersion, a, (3, y étant les indices principaux de réfraction, oii trouve

Enfin j'ai mesuré

mm = 76°, e^e^ = 1 02" 3o' .

Deuxième échantillon e*e' = io3° :

Ce bromure est soluble dans six fois son poids de pétrole léger, plus soluble dans l'alcool, Tétlier, le chloroforme, qui le laissent déposer par refroidissement. Il fond à 94°>9 (gi3** Baeyer et Perkin), Lorsqu'on tente de le distiller, il se décompose; cependant il est sublimable entre deux verres de montre. Sa densité solide est 1,934*

L'alcool le décompose par un contact prolongé. Sa solution alcoolique réagit sur les composés organiques sodés (alcoolates, benzoates). L'action de l'eau, qui le dédouble

MÉTHYLBENZINES. 2 1

en glycol et acide bromhydrîque, démontre bien le caractère alcoolique de ce bromure.

Oxydé par une solution alcaline et bouillante de permanganate de potasse, il fournit un acide soluble dans Teau, fusible vers i8o® et qui, sublimé, donne de longues aiguilles fondant à 129° et i3o^. Ces propriétés caractérisent Tacide phtalique : le corps envisagé appartient donc à la même série.

Glycol orthoxrylénique, orlhotolylénique, phtalique

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