II. — DRNSlTés
Panxylène. Orlhoiylèna. Métaxyldne
Bi-oraurcs * ^ "'^'''^^ ^'^''^ ''9^^ '^^^^
( D liquide i,85o(i55») j,68o(95») i^biSCSo")
iD solide 1,343 1,333 i,3o2
^'*^"^^^- î ,:.5o (surfondu à aoo) \ ''^^•;<4^->
Glycols, liquide 1,09^ (i 35-) i,i38(75«) j \]\l]fX]
Carbures, liquide à a4«, 5 0,858 0,876 0,861
Le carbure le moins dense possède un point de solidification plus élevé que celui des auires carbures, tandis que le contraire se remarque pour les chlorures et les bromures. Les densités des corps isomères ne suivent. donc pas la même loi que les points de fusion (* ).
Le volume atomique d*uu élément chimique dépendant de la position du groupement dont il fait partie, les intéressantes remarques de M. Kopp sur les volumes moléculaires des corps de la série grasse ne s'appliquent pas aux corps aromatiques. Il convient cependant de noter que la différence est moins grande entre densités liquides qu^entrc densités solides.
Dans une série donnée, il existe une relation entre -la
( * ) Cependant j'ai constaté que la contraction éprouvée par les carbures en se solidifiant augmente du métaxylène au parazylène :
De 12* à — 55* (solide) le métaxylène se contracte de 9 à 10 pour 100.
De 12* à — 30* (solide) rorthoxylène M contracte de 10 pojir 100, enTÎroD.
De 12* à — o* (solide) le parazylène se contracte de 11, 5 pour 100, environ.
De sorte que :
La densité solide du paraxylène se rapprocherait de 0}96o
» de rorthoxylène » 0,964
» du métaxylène » 0,950
Ces données approximatives permettent de conclure que plus un isomère se contracte en passant de l'état liquide à l'état solide, plus son point de solidification s'élève.
MÊTBTLBENZINES. 4^
coniposilion chimique et la densité, car le carbure est moins dense que le chlorure, et le chlorure moins dense que le bromure : celte relation se simplifie, se réduit à la proportionnalité, quand les corps envisagés sont isomorphes (* ).
Ainsi, le chlorure et le bromure parax]fléuiques (qui sont isomorphes diaprés les déterminations de M. Friedel) ont même volume atomique (i,3i*, i,3o6). Il en est de même pour les orthodérivés (i,35; i,3i), tandis que dans la série du métaxylène la disproportion des volumes atomiques est frappante (i^Si; i,34);or, l'examen optique du mélabromure et du métachlorure démontre que ces corps ne sont pas isomorphes. Nous l'avions déjà constaté.
On voit par cet exemple toute la réserve qu'il faut apporter dans le rapprochement des propriétés physiques et chimiques des corps. L'examen des deux premières séries tendrait à prouver que la substitution du brome au chlore dans les chaînes latérales de composés isomères entraine toujours l'isomorphisme, conclusion démentie par les corps de la série du métaxylèue.