‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 179 sur 180 · ART. XI. — PRINCIPALES PHASES DU BOUDDHISME · texte numérisé non relu

ART. XI. — PRINCIPALES PHASES DU BOUDDHISME

parent de la Bactriane et fondent le royaume scytho-bactrien. Menandros, successeur de Heliokles, ayant perdu la Bactriane, recule sa capitale jusqu'à Sâkala, au Pandjâh, et étend ses conquêtes dans le N.-O. de l'Inde. (Menandros est, vraisemblablement, le Melinda des bouddhistes, converti au Bouddhisme. Cf. l'ouvrage pâli Milindapanha.) 81» ou 'i5 Date approximative de la première rédaction du canon pâli, triple collection, Tripitaka (ci-dessus, p. 385). En principe, ce canon fut promulgué à l'assemblée de Patna, 242 ou 246 av. J.-C; mais, en fait, il fut rédigé longtemps après cette date. 25 Hermaios, le dernier roi grec-bactrien, est dépossédé d'une partie de ses États par le souverain des Kûshan, tribu des Yuen-tchi (Gètes ou Scytho-bactriens).

Apr. J.-C. Les Kûshan envahissent la vallée de l'Indus au début de l'ère chrétienne et fondent l'empire indo-scythe. 25-50 Gudapharas, un des rois des Kûshan, reçoit, d'après la tradition, l'apôtre St Thomas. Il commence la conquête du Pandjâh. 78 Un de ses successeurs, Kanishka, règne en souverain depuis Kaboul jusqu'au Gange (1). De cette période date l'infiltration des idées gréco-romaines dans l'art indien et dans les doctrines religieuses. Kanishka fut le Clovis des bouddhistes. 65-67 Sous Han Ming Ti, les bonzes indiens Mo Teng et Tchou Fa-Ian portent en Chine la doctrine et les livres bouddhiques (le Hinâyâna, Véhicule Inférieur).

90 à 100 Quatrième assemblée bouddhique, à Jâlandhara, au Pandjâh, sous le roi Kanishka. But double: collectionner les écrits sacrés, tenter un accord entre les écoles dissidentes. Présidé par Vasumitra et Parsvika. La rédaction se fit en langue sanscrite (ou dérivée du sanscrit), et non plus en pâli. De là, scission entre l'École du Nord ou cachemirienne, et l'École du Sud ou École de Ceylan. Les Sudistes n'admirent pas les canons de l'assemblée du Pandjâh, ses idées hétérodoxes et ses écrits influencés par le Brahmanisme. Us s'attachèrent au canon pâli et à la doctrine plus pure de Çakyamouni. Les deux dernières assemblées, de Patna (242 ou 246 av. J.-C.) et du Pa.ndjâh, se jugeant supérieures aux traditionaliste s du Sud, partisans du Véhicule Inférieur, appelèrent leur doctrine Véhicule Supérieur ou Mahâyâna (ci-dessus, p. 134). 266 Dharma-raksha (Fa Hou), gète, arrive à Lo-yang; traduit le

( r) La date de son règne est très discutée entre les historiens.

Tcheng-fa-hou-Mng et introduit ainsi en Chine le culte de Koan-in. Il traduit aussi le Yu-lan-pen-king, pour la délivrance des morts. Énorme succès populaire.

319-530 Sous la dynastie des Gupta, le Bouddhisme commence à décroître. 372 Introduction du Bouddhisme en Corée par le honze Choen-tao

(« Sundo •>), expédié par Pou Kien.

385-412 Kiumarajiva, célèbre bonze indien. Il se fixe en Chine en 401. Sa traduction du A-mi-t' ouo-hing contribue puissamment au succès de l'Amidisme chinois.

386-390 Époque Kien-hing. Le bonze Tan Mong-tché va à Radjagriha et revient en Chine.

399 Fa-hien, Pao-yun, Tche-yen, Hoei-king, bonzes chinois, visitent les bonzeries de l'Inde et y demeurent 15 ans. Introduisent en Chine les règles monastiques et des livres, qu'ils traduisent à Tch'ang-ngan.

399-416 Époque Hong-che. Le bonze Tche-mong et 15 compagnons, visitent les 500 lo-han et étudient 2 0 ans dans l'Inde. À son retour au Se-tch'oan, Tche-mong écrivit la relation de son voyage: Tche-mong-yeou-ling-wai-louo-tchoan. 417 Mort de Hoei-yuen, fondateur de l'Amidisme chinois.

420 Le bonze Tche-yen, chinois, va au Si-yu, s'initier à la doctrine

contemplative.

420-422 Fa-yong va aux Indes, revient à Canton, et fait la relation de son voyage, vers 452 Les bonzes chinois Tao-yo et Tao-pou vont visiter l'Inde. 518-521 L'ambassadeur Song-yun et le bonze Hoei-cheng vont au Gaudhâra et y résident assez longtemps.

518 Première collection en chinois des écrits indiens, livres sacrés

bouddhiques, Tripitaka.

520 Vasubandha et Arya Asanga prêchent au Gaudhâra.

522 Introduction du Bouddhisme de la Corée au Japon. 029 Départ du bonze voyageur Hiuen-tsang. Reste 16 ans clans

l'Inde. 11 y trouve le Bouddhisme en décadence. Il écrivit le récit de ses voyages: Si-yuli.

032-640 I^e Bouddhisme (Tantrisme) est introduit au Tibet, sous le règne du roi Long-tsan (Strong-tsan), à l'instigation de ses deux femmes, une népalienne et une chinoise, ferventes bouddhistes. Le roi envoya ses ambassadeurs dans l'Inde; ils en rapportèrent un alphabet et des livres bouddhiques. 639 Introduction du Bouddhisme au Siam.

671-695 Le bonze chinois I-tsing visite l'Inde et demeure dix ans dans le

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