‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 180 sur 180 · ART. XI. PRINCIPALES PHASES DU BOUDDHISME · texte numérisé non relu

ART. XI. PRINCIPALES PHASES DU BOUDDHISME

couvent de Nalanda. Écrivit sa relation: Ta-t'ang-si-yu-h'ieoufa-Tcao-seng-tchoan.

Sous l'empereur T'ang Hiuen Tsong, Amogha et Vajramati, indiens, et le bonze I-hing, chinois, propagent le Tantrisme en Chine.

Padma Sambhaya et Santa Rakshita, indiens, fondent le Lamaïsme au Tibet.

Ville s. vers la fin du Vile siècle et au Ville siècle, le Bouddhisme est persécuté et éteint dans la vallée du Gange. Il se maintint plus longtemps dans les provinces du N.-O.

A partir du Ve siècle, les documents manquent pour l'histoire de la destruction du Bouddhisme dans l'Inde. Deux causes probablement, le fanatisme musulman (1) et la haine des Brahmes, firent disparaître cette secte, divisée alors en de nombreuses écoles ennemies.

Godan, petit-fils de Gengis-khan, est gagné par les lamas du Tibet. Il fait venir à sa Cour le célèbre lama Sakya Gunggergyaltsan (ou Sakya Pandita), qui introduisit le Bouddhisme chez les Mongols. Cf. Bochinger, pp. 214, 217.

Le fameux lama Pa-se-pa (« Phags-pa»), favori de Koubilaikhan, et fondateur des lamas rouges, obtient le gouvernement du Tibet, sous la suzeraineté de la Chine, vers 1409 Tsongkhaba, réformateur, rétablit le célibat et fonde la secte des lamas jaunes. Fondation de la lamaserie de Lhassa.

(i) Les Musulmans parurent sur les bords de l'Indus dès le VIIe siècle. Lelir course alors s'arrêta là.

En 1004, un chef turcoman, Aboul-Cassem-Yemin-ed-Daulah Mahmoud, fondateur de la dynastie des Ghaznovides dans l'Afghanistan, franchit le premier l'Indus, envahit le Kachmyr, le Pandjâh, le Sindh, le G;uzzerat. Les immenses trésors de l'Inde furent pillés. Cette dynastie se maintint jusqu'en 1152.

En 11 52, la dynastie des Ghaznovides fut supplantée par celle des Gaurides.

Puis un Afghan, Koutouh, la renversa et établit sa résidence à Delhi.

En 1204, Gengis-khan s'avança un moment jusqu'à l'Indus et fit trembler le shah de Dellii et tous les rajahs de l'Inde ; ils en furent quittes pour la peur: le grand conquérant ne les attaqua pas dans leurs domaines.

En 1398, Timour Lenk ("le Boiteux") ou Tamerlan, passa l'Indus à Attok, battit l'armée de MaTimoud III, s'empara de Delhi, la saccagea, massacra une partie des habitants et se retira chargé de butin , traînant après lui une multitude de prisonniers voués à la mort ou à l'esclavage. Les Indiens l'ont surnommé: "le Prince de la destruction".

Mahmoud, rentré dans sa capitale en ruines , fut impuissant à réparer les désastres de son empire, qui s'affaiblit et finit par se démembrer peu à peu. Environ deux siècles après , l'empire des Gaurides était en pleine décadence.

Eu 1525 , Babour ou Baber, un des descendants de Gengis-khan , fut appelé dans l'Inde pai le rajah du Lahore. Il accourut à la tête de ses guerriers, soumit à son sceptre toute la presqu'île ; tous les rajahs devinrent ses tributaires et il posa dans Delhi les bases d'un puissant empire, qu'illustrèrent ensuite les Akbar, les shahs Djiham, les Aureng-zeyb, les Typpo-sahib.

Le dernier souverain de cette dynastie mongole fut fait prisonnier par les Anglais, après la reprise de la capitale, Delhi, le 21 septembre 185S, à la suite de la grandi- révolte des Cipayes: ainsi finit la domination musulmane dans l'Inde.

Ci. La révolte au Bengale en 1857 et, 1858, par O'Mern; introduction géographique, descriptive et historique par Arthur Mangin , pp. 73 à 76.

157J Altan-khan, roi de Mongolie, donne à Sonan le titre de Dalaï

(«Vaste Océan»). — En retour, le Dalaï-lama Sonan laisse en Mongolie un grand lama, le premier des Guison Tamba. Ce fut la renaissance du Lamaïsme mongol, presque éteint depuis 1368, quand les tribus dispersées furent chassées de Chine.

1589 Yondan Gyamtso, le petit-fils du khan mongol, est proclamé

Dalaï-lama, et chef des lamas jaunes de Lhassa.

1641 Le Dalaï-lama des lamas jaunes, fait appela Kou-che-han,

chef des Mongols du Koukounor, et Lozang devient le premier Dalaï-lama-roi de la secte des lamas jaunes. Il se pose comme avatar de la divinité Avalokitesvara, théorie acceptée au Tibet.

État actuel. — Le Bouddhisme primitif, la doctrine prêchée par Cakya niouni, a, depuis de longs siècles, cessé d'exister.

La premières scissions entre écoles étaient déjà fort accentuées lors de la troisième assemblée bouddhique; les divergences d'opinion donnèrent matière aux disputes et, finalement, amenèrent la ruine de cette religion dans l'Inde. Sa diffusion dans les pays adjacents: Chine, Tibet, Mongolie, Corée, Japon, lui rendit plus d'adeptes qu'elle n'en avait perdu; mais ce Bouddhisme dégénéré s'est divisé en une multitude de sectes.

Le Lamaïsme domine au Tibet et en Mongolie; l'Amidisme est la religion contemporaine de l'immense majorité du peuple chinois; le Bouddhisme du Sud (Hinâyâna), plus rapproché de la forme primitive, subsiste encore à Ceylan, en Birmanie, à Siam et au Cambodge.

Dore, Henri

Recherches sur les superstitions en Chine, t. 15

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