‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 19 sur 180 · PRINCIPALES DATES ASSIGNÉES POUR LA NAISSANCE DE BOUDDHA · texte numérisé non relu

PRINCIPALES DATES ASSIGNÉES POUR LA NAISSANCE DE BOUDDHA

Première opinion. — 1027, année du cycle, kia-in ^ %.

Che-kia-joH-lai-ing-hoa-che-tsi f| $E #11 ?fc JE ffc ^ lt> liv- Ij p- io. —Siu-wen-hien-t'ong-k'ao j|[ # Jj$ jÉ M, liv. CCXL

VIII, p. 1. Kin-kang-king-p'ang-kiai (Mei-tchou) # p|J $Ë % M

(M tfe)> P- l. — Fou-tsou-t'ong-ki fâ jjft $C $E> liv- n> P- n — Chen-sien-t'ong-kien jjfy f|l] ji if, liv. V, art 1, p. 8.

Deuxième opinion. - 688, la neuvième année du règne de Tchoang Wang |£ ]£.

Soei-chou Pf #, liv. XXXV, p. 20.

Troisième opinion. — Les journaux ont beaucoup parlé du voyage de Darmapala. célèbre indien bouddhiste, qui alla au Japon en 1911, pour organiser une assemblée générale des bouddhistes, à l'occasion du 2500e anniversaire de la naissance de Bouddha. Cette réunion eut lieu à Calcutta en mai 1911. D'après cette opinion des bouddhistes modernes, Çakyamouni serait donc né l'an 589 av. J.-C.

Le bonze Hiuen-tsang j£ &*, dans ses Mémoires, liv. VI, résume ainsi les opinions chinoises et hindoues, l'an 648 apr. J .-C, époque de sa rédaction :

lère opinion. Bouddha serait né en 472 av. J.-C.

2e opinion 572 av. J.-C.

3e opinion 772 av. J.-C.

4e opinion entre 272 et 172 av. J.-C.

(1) Nan-che |'j *£, liv. 75, p. 13.— Xayi-ts'i-che-chou ~fâ ^&ïï, liv. 54. p. 3.

Le calcul ci-dessus se base sur l'opinion commune attribuant à Çakyamouni 80 ans de vie. Hiuen-tsang ;£ $£, au chapitre indiqué, fixe l'époque de son entrée au nirvana.

Les auteurs chinois placent le troisième concile bouddhique sous le règne d'Açoka, 235 ans après la mort de Bouddha. On convient généralement que c'était l'an 242 av. J.-C. En admettant que Bouddha vécut HO ans. suivant l'opinion commune, la date de sa naissance serait donc l'an 557 av. J.-C.

Cette date, comme on le voit, se rapproche singulièrement de l'opinion des Bouddhistes modernes, qui placent cette naissance en 589 ou en 572.

Voici encore quelques documents historiques en faveur de la date 557 av. J.-C, date qui, semble-t-il, est très voisine de la vérité.

Açoka (Piyâiasi-Açoka) était petit-fils de Chandragoupta (le Sandrocyptus ou Sandrocottus des historiens grecs). Or, ce Sandrocottus, selon Justin, monta sur le trône de l'Inde après le meurtre des préfets ou vice-rois qu'Alexandre avait établis dans ce pays (317 av. J.-C). Séleucus Nicator, après la prise de Babylone, se dirigea vers l'Inde et conclut un traité d'alliance avec Sandrocottus, afin de pouvoir diriger toutes ses forces contre Antigone. Cet événement doit avoir précédé de peu l'année 312. la première de l'ère Séleucide, qui date du retour de Séleucus à Babylone.

On peut donc supposer que Chandragoupta devint roi vers 315. Les écrivains bouddhistes s'accordent à lui donner 24 années de règne. L'avènement de son successeur Bindousara aurait eu lieu en 291 av. J.-C. Ce règne fut, d'après la même autorité, de 25 ou 28 ans.

Admettons ce dernier chiffre, nous arrivons à fixer la date du commencement du règne d'Açoka à 263 av. J.-C, celle de son inauguration à 259, et celle de son concile à 246 ou 242. C >r, c'est un article de foi parmi les Bouddhistes, que 218 ans séparent

le sacre cl'Açoka de la mort de Çakyamouni ; si donc nous traduisons la chronologie bouddhique en chronologie grecque, nous devons admettre que Bouddha mourut en 477 av. J.-C. et non en 543, date souvent admise jusqu'ici.

Enfin les chroniqueurs bouddhistes comptent tous 162 ans entre la mort de Çakyamouni et l'avènement de Chandragoupta. Cette opinion justifie encore la date de 477, car nous avons ainsi 315 (date de l'avènement) + 162— 477. Donc il naquit en 557 (1).

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