‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 2)Chapitre 50 sur 180 · LA RENCONTRE D'UN MALADE · texte numérisé non relu

LA RENCONTRE D'UN MALADE

" Le voilà de nouveau retombé sous le charme de ses passions, pensa Suddhavasa ; et pendant que le inonde périt, il n'a cure que de ses grossiers appétits ; essayons, une lois encore, de le tirer de cet état funeste. " Le deva fit donc naître dans son cœur le désir de faire une nouvelle promenade dans le parc royal, situé hors la porte du Sud de Kapilavastu.

Siddhartha dit au Cocher: «Je désire me rendre dans les jardins du Sud, pour voir les arbres et les fleurs, respirer l'air de la campagne. " Le cocher prépara un char magnifique, puis se présenta en disant: "Je suis aux ordres de Votre Altesse."

Le prince monte en char, s'assied avec la dignité et la majesté qui conviennent à un roi, puis le cortège défile vers la porte du Sud et prend la route des jardins royaux. Sur le bord du chemin gisait un pauvre malade tout grelottant, au teint livide, respirant à peine et sur le point de rendre le dernier soupir; il demanda d'un air suppliant qu'on voulût bien l'aider à se lever. "Quel est cet infortuné? dit le prince à son cocher ce corps émacié, cette peau parcheminée... quelle horreur ! en vérité, je ne puis supporter cette vue ! " Tso-p'ing f£ $ft, qui lui apparaissait sous cette figure, inspira le cocher et lui dicta des réponses opportunes. " C'est un malade, 'répondit le cocher. - Qu'entendez-vous par: «un malade»? — Un malade est un homme dont le corps abattu se refuse aux fonctions vitales: ses membres

(1) Fou-pen-hing-tsi-king $} # sfx 4fe M l»v XIV. p. 17-21.

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