II. Notices sur les bonzes et leurs œuvres
Pen-kio -4. ^, (960).
Bonze chinois, auteur d'une bonne chronique du ])ouddhisme chinois, jusqu'en 960. Cette histoire, intitulée Çhe-die-i'ongkien p ^ 3I |^, tut ensuite continuée par le bonze Hi-tchong nS^ frfi, sous la dynastie des Yuen. 1336. (Voir cette notice).
La Chronique du moine Hi-tchong a pour titre Che-chetse-kien # ^ ^ ^•
Ki-yé l!i M' (964-978).
La 2'' année de K'ien-té |^ fg, 964, une caravane de 200 Ouïgours et d'une soixantaine de bonzes partit de Kiai-tcheou [ÎJt j.].]. au Sud du Kan-sou, pour un voyage dans l'Inde. Les envoyés furent dévalisés et reconduits à Kan-tcheou it ^'H-
En 966, cent cinquante-sept bonzes furent délégués par l'empereur, reçurent des subsides et des lettres patentes, pour aller dans l'Inde, à la recherche de nouveaux textes sanscrits. Ils passèrent par Kan-tcheou.
A huinclle de ces deux bandes appartenait Ki-yé? Peutêtre à la première: à Kan-tcheou, il se serait adjoint à la seconde caravane i)our faire son pèlerinage au Cachemire. Il rexint en Chine ])ar le Népal et y arriva en 976. Ce fut \raisemblablement en 977, avec Ki-siang ^ ^f., ou en 978, avec Ki-tsong |^
Bodhidharma
Vingt-huitième patriarche bouddhique - Premier patrinrche chinois
ART. Xll.
IJÉ. t't les pèlerins de la seconde bande, qu'il apporta à l'empereur T'ai-tsong- des textes sur feuilles de palmier et des reliques.
L'empereur lui donna le choix d'une résidence; Ki-yé se rendit cà Ng-o-mei-chan, lieu de pèlerinage à P'ou-hien Samantabhadra, et choisit le site de Nieou-sin-chan 4^ ,|^> \l\. un peu au Nord, où avait résidé Suen-se-miao :j^ ,g, j|g. le dieu des remèdes.
Fan Tclreng-ta jti }j% A'- ^^ visitant la pagode de Nieousin se ^ ;|^> ^,":. eut l'idée d'insérer dans son Ou iclrixni-loii .% j|{]> f^, l'ouvrage du bonze Ki-yé, intitulé: Ki-i/é Si-i/n hing-tch'eng lli M "^ iÛ if fi- "itinéraire du voyage de Ki-yé au Si-yu", où il décrit les pays visités, c'est-à-dire le Cachemire, le Gaudhâra. le Magadha, Buddha Gaya etc. (Ij. On ignore l'époqu^e de la mort de Ki-yé.
Mai houo chavg j^ ^ 5fp fif, (971).
Bonze physiognomonistc. L'empereur T'ai tsou, avant d'être parvenu à l'empire, était allé trouver le bonze Ma-i pour connaître son avenir. Mai, pour toute réponse, lui dit: *'Un empereur viendra et le bouddhisme refleurira".
En 971, en se rendant au Chan-si pour reprendre T'ai-yuen fou, l'empereur passa par la pagode de Lou-tcheou \^ •}]], où habitait Ma-i houo-chang, et y vénéra Bouddha. Dans ce temple, il promit de ne pas tuer un seul homme (2).
Yong-ming Yen-cheou ^ 0^ M #• ( +- •^"•">)-
27'^ patriarche de Ts'ing-yuen, considéré comme sixième patriarche de l'amidisme: preuve de l'envahissement de cette doctrine, qui ai^sorlje toutes les sectes ri\ales (3).
Nous avons dans la i)ersonne de ce bonze un exemple du plus parfait éclectisme, et du peu de cas que font les bonzes chinois des principes dog"mati([ues des diverses Ecoles.
(1) B.E.F.E. 0., Tome II, p. 257;-Tome IV, p. 75. Journal Asiatique, Août 1847, p. 103.
(2) Fou-tsou-t'onp-li, Liv. 43, p. 2-7.
(3) Recherches, Tome VIII, p. 4 22 et 460.
Yong-ming Yen-cheoii est donc :
1" Le 27^ patriarche de l'Ecole Ts'ing-yuen.
2° Le dernier grand maître de l'Ecole Fa-yen-mé f^ Bg Ir. une des ramifications de la précédente. La difi'érence des doctrines était bien peu considérable, puisque les tenants de la branche principale le prirent pour l'un de leurs patriarches.
3° Le 6*-' patriarche de l'Ecole Tsing-t'ou ^^ ±. amidiste.
Quelques auteurs ont cru voir dans son enseignement une doctrine différente de l'amidisme proprement dit, et ont nommé sa secte: Ecole protectrice des poissons et des crustacés.
C'est un mélange du Ts'e-ngen kiao ^^ ,f. Uc. "Ecole de la compas'sion pour les êtres vivants", par T'ang-seng, et d'amidisme.
Cette petite secte spéciale compte sept chefs principaux. Ce fut une ramification temporaire que l'amidisme finit par absorber.
Ce bonze Yen-cheou habitait la pagode de Yong-ming-se ^ 0)^ ^. à Ts'ien-t'ang ^ j^. Après sa mort, arrivée en 975, l'empereur lui conféra le titre posthume de Tche-kio ^ ^.
Il écrivit l'ouvrage Tsong-king-lou ^^ ^ ^. "le Aliroir de l'Ecole Dhyâna (védantisme)".
Le roi de Corée envoya 36 bonzes à Yong-ming-se. pour étudier la doctrine du Fa-yen-mé -^ B^ p. avec le bonze Yencheou. Ces moines Coréens, de retour dans leur pays, y firent naître cette secte, qui disparaissait l)ientôt en Chine. On peut juger, par ces quelques indications, du rôle important que joua ce fameux bonze à son époque (1).
Tsan-ning ^ ^, (978; -f 996).
Tsan-ning était supérieur général des bonzes de Ou-Yué ^ ^, en 978; ce fut cette année-là que le roi Ts'ien-chou ^ f;^
(1) Recherches, Tome VIII, p. 422.
Fou-tsou-Vong-M, Liv. 43, p. 4 10.
Nanjio, Catalogue, N0 1489, 1652, 1G.t5, et App. III, N" 45.