‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 15 sur 176 · ART. XII · texte numérisé non relu

ART. XII

fit sa suLiniission à l'empereur T'ai-tsong'. Le iDonze Tsan-ning fut chargé par ce souverain de porter un reliquaire à l'empereur.

En récompense de sa mission. T'ai-tsong" le nomma agrégé de l'Académie et lui conféra le titre honorifique de T'ong-hoeita-che 3^ ^ -^^ ^[jj, "Grand maître profond et savant".

En 988, Tsan-ning écrivit ou publia la troisième section de l'ouvrage Kao-seng-tcJioan "M iÊ M- (^^ ^'l'^ ^ 988). comprenant les notices de 533 bonzes, auxcjuels sont adjoints 50 autres.

Il écrivit aussi les ouvrages suivants:

Nei-tien-lou p^ iHl ^

Wai-hio-tsi ^|^ ^ ^

Seng-che-lio fi" $ W^

T"ong-luen jg |i|.

150 kiucn ;

49 kiuen;

3 kiuen ;

Il niourut à 82 ans. en 996 ou 1001, suivant les auteurs (1). Il se nommait Kao, de Té-ts'ing-hien f^, \^ ||,, au Tché-

.kiang.

Wei-tsing '|§ ^, (9 82-10 27).

Un édit impérial avait ordonné de choisir 10 des bonzes novices les plus intelligents pour leur enseigner le sanscrit. AVei-tsing fut l'un de ces jeunes novices: il s'appelait Li ^, et était originaire du Kiangnan. Après un an et plus il fut admis à la profession, et choisi comme traducteur des écritures hindoues. L'empereur lui accorda le privilège de porter la chape violette, et lui donna pour nom d'honneur celui de Koangfan ta-che ^ j^t :k f^'^j "Grand maître, brillant sanscritiste".

En 1027, il composa le catalogue des livres bouddhiques T'iencheng-che-lciao-lou 3^ ^ # |^ |$, comprenant 6.197 kiuen.

En 1035, il composa avec Dânapâla et d'autres un dictionnaire intitulé T^ien tchou-tse-yuen 5^ ^ ^ it^, en sept kiuen (2).

(1) Fou-tsoU'Pong-M, Liv. 43, p. 14-2.j; Liv. 44, p. 2-3. Kaoseng-tchoan (Sc-tsi), k. 1, p. 1.

Nanjio, n<^ 149.5, et Append. III, no 46.

(2) Fou-tsou Pong-l-i, Liv. 43, p. 18; Liv. 44; p. 8; Liv. 4,=5, p. 3 6.

20 CHAP. ir. — LE BOUDDHISME EN CHINE.

Cheng-tcîi'ang Huche ;g^ # # Hifi, (991-1020).

Nommé dans le siècle Yen Tsao-Wei 0 j^ #, il habitait Ts'ient'ang H 1^, et entra dans une pagode dès l'âge de sept ans.

En 9 91, il habitait la pagode de Tchao k'irg-..e BS M ^> '"^^ Si-hou ® jtjl, à Hang-tcheou. Il sculpta une statue de Ouliang-cheoufou (Amitabha) et écrivit le Boa-yen-tsing-hing p'in ^ ^ ^: ^ pp. avec son sang.

11 fit une association du Hoa-yen king, où entrèrent 120 grands fonctionnaires et lettrés: l'association compta ensuite plus de mille membres qui se nommèrent "Tsing-hing ti-tse".

Il fut le 7^ ancêtre de l'amidisme, et changea le nom primitif de Lien-che gg jjjf , Société du Lotus, en celui de "Tsing-hing-ché, Ecole Tsinghing fp- 'fj, de la pureté", ou encore "Tsing-t'ou ^ j-» <3e la terre pure".

Il mourut en 1020, à 62 ans. La tour élevée sur sa tombe se trouve à côté de celle de Niao-k'ou chan-che % ^ |f fiiii, le dernier chef de l'Ecole Hien-cheou-kiao (1). On le nomme aussi Tchao-k'ing sing tch'ang liu che

Hg M # '^ # m-

Siu Tche-mong ^ 7±^ ^, (1006).

Nom populaire: Tchou-t'eou houo-chang # ^ ^D f4, le "bonze à la tête de porc". Il habitait Ou-tcheou ^ ^'l-I, aimait les beaux habits, et îson gi-and régal était de manger de la tête de porc. Il avait grande réputation comme devin et se posait en avatar de Ting-koang-fou ^ 3t {^.

Il mourut dans la pagode de Ki-siang-se "^ ff^ ^; on en fit une momie qui fut vernie et dorée puis exposée au culte. Il passa pour être très secouralle à tous ceux qui l'invoquaient (2). C'est peut-être le type et l'exemplaire du célèbre Tchou pa kiai, du roman Si-yeou-îci?

Pen-jou fa-che (Chen-tchao) -4i -^ j^ f,ff} (ijiFfi nsj (-{ 1051).

Bonze de Tong-yé-chan T^r ^^ [[[, à T'ai-tcheou -^ ^'l'j. L'empereur lui fit ])résent des œuvres de ^\d^c-tché ^ ^ (Tchek'aij ; en tout 4.(i2() kiuen. Pen-jou :/\i ;^p l)âtil un i)avi!lc)n (Tsang--king--le()U i!^^^\i^) ])<Hir y déposer ces précieux ouvrages, et nomni.i ce kioscpie : "Kiao-tsang-ko ^ |f^ f|^. Pavillon des livres dociiinaux de l'I'A-o'.e ((IcT'ien t'ai)". Il groupa 100 honzes tenanls du Fd-Jioa-kiuy : l'J^Lcole tombait en décadence sous le flot de l'amidisme.

(1) Fuu-tsou-Vong-l-i, Liv. 43, p. 2 5. Recherches, Tome VIII, p. 460 461.

(2) Foutsou-Vonglci, Liv. 44, p, 4-6.

AkT. xir. — sous Les song dû nord.

En 10-1:2, l'empereur lui décerna le titre de Chen-tchao jjii^ ns. avec iirix'ilè^'e de la chaiJC xiolette.

Nous avons vu (|ue. vers Dî)]. le bonze Chen£i"-tclrant^' Huche avait adopté jjour l'aniidisnie le nom de Tsing--hin,^"-ché ']ff ^y Et- '^^t Tsing-fou-ché 7^ Jt: M'- Ecole de la Terre pure, et avait renoncé à l'appellation primitive de Lien-chc ^ jjîj;, Association du Lotus, appelée encore Pé-lien-ché |É) ^' JlîJ:. Société du Lotus Blanc.

Donc, à partir de cette époque, l'amidisnie commence à se séparer de la société du Lotus. Le honze Pen-jou. au contraire, organise et restaure cette association. Secondé ])ar le gendre de l'empereur, Li Tsuendiiu, très fervent bouddhiste, et par le ministre Tchang Té-siang :^ ^^ |^, ainsi cpie par plusieurs autres lettrés, il donne à son association le nom de "Pé-lien-ché El M iUl' Société du Lotus blanc"; l'empereur lui-même lui accorde une inscription frontale pour sa pagode de Liu-chan "Pélien ^ ^, pagode du "Lotus blanc" (1042). Il y a donc désormais deux branches distinctes. Pen-jou développe la société du Lotus blanc, qui, au siècle suivant, tournera -en société secrète et sera prohil)ée, sous le bonze Mao Tse-yuen.

Cheng-tch'ang au contraire renonce à ce'nom, et adopte pour l'Ecole le nom de "Terre Pure" ou Ecole de la Pureté. Il fut le sei)tième patriarche de TEcole, et, après la liifurcation, le porte-drapeau de l'amidisnie proprement dit, lequel ne fut jamais suspect aux autorités chinoises (1).

T-ien-tchou Tsuen-che ^ :^ j§ ïl; (Ts'e-yun fa-che ^, ^ rj^ûlli) (1019;. 1-1032).

Bonze éclecti(|ue, de la pagode Ts'e-yun-se, de T'ien-tchouchan Ji —^ [I|. î' Ts'ien-t'ang. Imi fait, il appartenait à l'Ecole de T'ien t'ai, et en 1024 l'empereur, accédant à sa demande, voulut bien incorporer au Canon chinois (Tripitaka) les ouvrages des écrivains de T'ien-t'ai. il mourut en 1032 et recrut le titre

(1) Fou tftou t'ong-ki, lAv. 44, p. 15: — Liv. 4r), p. 7-S.

posthume de ■•Fa-pao ta-che '^ '^ :k Bljî""-

Il paraît bien avoir été plus amidiste que syncrétiste, si nous considérons ses écrits. De idu^. il demanda à l'empereur de faire creuser un étang près de sa pagode pour y nourrir les poissons et crustacés sauvés de la mort. Rappelons-nous que le bonze Yen-cheou. mort en 975. avait fondé à Ts'ien-t'ang la société protectrice des poissons et des crustacés. Le bonze Tsuen-che propose de convoquer chaque année, le 8 de la IV® lune, une assemblée des associés de la société protectrice, afin d'attirer le bonheur et une longue vie à l'empereur régnant.

Nous voici en présence d'un moine à trois opinions: il est difficile de savoir laquelle prédominait (1). Six de ses ouvrages figurent sur le Catalogue de Xanjio : les N°' 1512. 1513, 1514. 1515, 1519, et 1522.

N.B. — De l'année 1022 datent des inscriptions traduites dans le T'oung-pao, Tome VIII, p. 212-327. Ces inscriptions ont été prises sur des stoupâs érigés en l'honneur de l'empereur et de l'impératrice des Song- par les quatre bonzes dont les noms suivent:

Yun-chou H jifî.

Bonze de Si-ho, Fen-tcheou fou fj} •)'[\ f^, au Chan-si.

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