‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 143 sur 176 · III. Le toit · texte numérisé non relu

III. Le toit

Après la notice sur Lou-pan #$!£ (2), il a été fait mention

(1) Cf. le Partie: Lecture des talismans.

(2) Cf. Ile Partie: Patron des menuisiers.

de la logette de Wa-tsiang-kiun JLtI^II^' maréchal des tuiles (1) ; quelques riches aiment à se payer ce pagodin, pour s'assurer la protection de l'esprit des toits. Ce luxe est assez rare. Un décor beaucoup plus commun, c'est le caractère Hi ^ : joie, ou le caractère Cheou ^ : longévité, composés avec des briques et des tuiles artistement taillées et reliées avec du ciment. Ce décor se place au milieu de l'édifice, et forme le couronnement de la dentelure en tuiles qui domine le faîte des maisons chinoises. Les deux extrémités de cette dentelure sont relevées en courbures; deux monstres marins, Ngao ^, ou deux têtes de dragons en font la décoration. Ce monstre Ngao est l'esprit aquatique qui tira Koei sing ^ ^ du sein des eaux et le porta au ciel (2).

Les pavillons des pagodes, les kiosques des jardins de plaisance, avec leurs toits arrondis, aux pointes gracieusement recourbées, sont devenus légendaires; une grue aux ailes légèrement déployées, ou un phénix, décorent à ravir la pointe de ces cornes élégantes. Ces deux oiseaux sont de bon augure; l'un assure la longévité, l'autre est le symbole d'une ère de paix et de gloire : le phénix n'apparaît qu'aux époques glorieuses de l'histoire.

On trouve encore une riche collection d'ornements symboliques sur les tuiles ouvragées qui forment la bordure inférieure des toits.

Page 1