I-t'ien
Prince, fils du roi de Corée, son nom dans le siècle était Yeou-che jf^ -fi:. 11 vint sabier l'empereur en 1086 et le pria de lui donner un maitre pour lui enseigner la doctrine du Hoa-yen bien cheou kiao ^ j^ W "i* fc- Tcbé-tsong -g" ^ le fit conduire a Ts-ien-fang H p^, et lui indlcjua pour maître Tsing-yuen fa-cbe. bonze de la pagode de Hoei-in-se.
Peu après, i-t'ien alla trouver Ts'e-pien bien fa-cbe (pii lui enseigna le syncrétisme de T'ien-t'ai.
Enfin il s'adressa en troisième lieu à Yuen-tcbao liu-cbe.
(1) Sin-tch'ang-hien-tche (Tong-tche), k. 6, p. 7-50.
(2) Chen-sien-t'ong-lcien jjjiti -fili M ^. Liv. 19, art I, p. 6: art. III,
(le Liiig-tchc, pour étudier la doctrine du ritualisnie disciplinaire.
X. B. -- A cette époque la secte était loiirnée à l'amidisnie. La notice de Hoei ts'ai et la Koan-in illuminée de Ling-tche le démontrent victorieusement.
I-fien, de retour en Corée, y fonda l'Ecole de T"ien-fai. Il prit Ts'e-pien Kien fa-che pour premier ancêtre du T'ien-t'ai coréen.
Ainsi, de même cjue le Fa-yen-mé, le syncrétisme de T'ient'ai se consolidait en Corée, au temps même où il déclinait sur la terre de Chine (1) .
Tsingyuen fa-che :^ 'M ^ fiifi. (+ 1088).
Maître de l'Ecole Hoa-yen hien cheou-kiao qui enseigna cette doctrine au bonze coréen I t'ien, dans sa pagode de Hoei-in-se à Ts'ient'ang.
I-tien, après son retour en Corée, lui envoya en guise de remerciement le Hoa-yen-livfl écrit en lettres d'or. Tsingyuen bâtit un pavillon à étage pour y placer cet ouvrage. On appela ce pavillon ''Kao-li-se ^ Jl ^", Pavillon coréen (2).
Tchong pien W. M' 1095).
Bonze de Xan-hoa se 1^ 1^ #, à Tchao-yang f^' I^, Hoei-tcheou
A Hoei tcheou, Sou Che è^s ij^ écrivit la stèle de Loutsou Hoeineng, le 6^ patriarche du bouddhisme chinois.
Sou Che, s'étant ensuite rendu de Hoei-tcheou à Tan-eul f;t 'S' (Tan-tcheou f;| ■)]]), trouva les fameux portraits des Lo han, peints par un dessinateur du Se-tchoan nommé Tchang 5^(3). (C'est-à-dire Tchang Seng-yeou ?ê -ff ^, qui fut avec Lou Leng-kia Jf. {^ ftP "n «îfs premiers peintres des Arhats).
(1) Fnutsou t'ong IL Liv. 46, p. 1.
(2) Fou-tsout'ongli, Liv. 46, p. 1.
(3) Cf. notice de Koan-hieou, supra p. 2.
Ces fameux tableaux étaient l'œtivre du Ijonze artiste Koanhieou, mort à Tch'eng-tou en 912. Le lettré Sou che composa une description de ces bonzes excentriques, et concourut à l'extension de leur culte. L'auteur les attribue à tort au peintre Tchang Seng-yeou, à moins qu'il ne s'agisse d'une autre collection.
CHAP. lî. — LE BOUDDHISME EN CHINE.
Non seulement Sou Che fit une description de ces tableaux, mais il leur faisait des offrandes, et les feuilles de thé se chnngeaient en diverses fleurs de pêcher, de poirier, etc., qu'on voyait, mais qu'on ne pouvait saisir de la main.
Sou Che légiia ensuite ses 18 I,o-han î1 son frère Sou Tseyeou
Fa-yun Sieou chan-che ^ g ^ P flffi, (1096).
Ce moine était contemporain du peintre Li Pé-che dont la spécialité était do peindre des chevaux. Fa-Yun Sieou lui fit entendre que s'il continuait, il serait changé en cheval dans la vie future. Le peintre effrayé par cette prédiction se mit à peindre des images de Koan in p'ou sa pour réparer ses torts passés.
Yuen-tchao Huche 5l; M # Ûl|i- (1097-1-1116).
Son nom .séctiiier était "f'ang' l"chan-jan )}\ -/^ j^^. de Yuhang' ^f \%. \ IJ^ ans il passa son examen avec succès et fut admis au noml^-e des 1)onzes. Il eut d'abord la velléité d'étudier la doctrine de T'ien-tai, et alla trouver Tchou-kien fa-che, c[u'il pensait i^rendre pour maître. Ce l)onze lui conseilla de tourner plutôt ses \ues \ ers l'Ecole Xan-chan liu-tsong. rpti menaçait de s'éteindre. "A vous de la faire refleurir", lui dit-il. En consécpience. ^'uen•tchao se mit h. l'étiule du Fa-Jinii-l'ing.
11 composa ensuite un ouvrage intitulé Tsc-ichf-ki ^ ^^■■ p£. pour renllouer le ritualisme c|ui sombrait.
C'est le second réft)rmateur. et ses disciples s'appelèrent les "Sectateurs du Tsc-tcJie-li".
Son nom honf)riti(|ue est l^i-tche -j^i ^ ; sa tour s'élève à Eing-tche-chan (Hang-tcheou^ (2).
11 resta ])endant ;î() ans dans sa pagode de Eing-tchc et y miiurut à 6!) ans. \in plus de l'oiurage ])récité. il écrixit: le Tsiyuen-lniuj-tmiKj \% |:^< ^f '^Y< • '^ l)uj-j'(hl-l |f§ ^(^ % : le Tchou-jd l'i
(1) Journal asiatique, 1916.
Fnutsnut'ong M, Liv. 46, p. 3-4.
(2) Fou taôu-i'ong-li. T>iv. 46, p. .''i.
„ „ Liv. 4, p. n.
li '& nE ; le Pao-iujen-ki ^ .g. fE : le Che-lou-kocnt -p :^ M : le Siao-mi-l'ou-i-chuu ,J^ 5i \l't # iîjiî- H rcnuinia le Li-i-pen ||t fi 7l>; et le Tche-ijuen-tsi ^ [S ^ (1).
Yong-tao (Fa-tao) 7J< jt (^^ M)- (1106).
L'empereur, sous la pression des tao-che. avait consenti a transformer le bouddhisme en taoïsme; les bonzes étaient ou sécularités ou intégrés dans les établissements taoïstes. Yongtao osa présenter une supplique a l'empereur pour protester contre cette mesure. Comme réponse il reçut un orare d'exil à Tao tcheou j|; ^'H.
En 1120, l'empereur le tît revenir dans la pagode de Tchaosien chan-\uen, et lui conféra le titre de Fa-tao ^ jg.
En 1127, il fut nommé Siuen-kiao lang "M M. ^5- '^^ec ingérence dans les affaires publiques.
Chemen Hoei-hong chan-che ;5 p^ ;|i -^ ff Élj|l.
Il a\ait pour prénom Kio-fan ^ 1^. Originaire de Yuntcheou ^ '}\]. il était du parti de Tchang Chang-ing ^ jli ^. et fut exilé avec lui à Ya-tcheou j^ ^'j'i. L'empereur le rappela en 1118; alors il habita la pagode de Kou-chan. à l'Ouest de la rivière Siang ]l(^, au Hou-nan. Ce fut dans cette solitude qu'il écrivit les notices de SI lx)nzes appartenant aux deux Ecoles de Yun-men-mé ^ p^ H et de Lin-tsi-tsong ^ ]^ ^.
Cet ouvrage a pour titre : Chan-lin seng pao-tcJwan |f. ^ ft ^ f$. Il est daté de l'an 1119 (2).
(1) Fou-tsou-Pong-tsai {^ f§, M M- ^^^'- 29, p. 19. Fuu-tsou-t'ong-l-i, L,iv. 45, p. 25.
Foutsou-tchcng-tsong, Liv. 4, p. 41.
(2) Fou-tsou-i'ong-M, Liv. 46, p. 10-17.
III. L'état du bouddhisme sous les Song du Nord. A. Les empereurs et le bouddhisme.
Song Tai-tsou ^ i: fR. 960-976.
Song T-ai-tsou croyait au bouddhisme. La première année de son règne. 960, il se rendit dans la pagode Hiang-kouose, entouré de tous les grands de sa cour, et présenta ses hommages à Bouddha. Cette année-là. huit mille jeunes gens quittèrent le siècle et se firent bonzes. La même année parut un édit ordonnant de conserver toutes les pagodes et bonzcries qui n'avaient pas été détruites. Les statues cachées au temps de la persécution furent replacées dans les pagodes, et partout ou restaura celles qui avaient souffert.
En 961, rempereur l)âtit dans l'enceinte de son palais la pagode de Kien-long-se ^ Pf ^. pour les victimes du siège de Yang-tcheou.
En 966. T'ai-tsou envoya une commission composée de 156 bonzes, sons la conduite de Hing-king. pour se procurer des textes sanscrits dans l'Inde. Chaque l)onze pèlerin reçut un viaticjue de 30.000 sapèques.
En 971 commença l'impression du Canon Inniddhique, Tripitaka chinois. Le grand mandarin 1\-hang Ts'ong-sin ^ ^ -(g fut envoyé à Ltcheou ^ ^'H, au Se-tch'oan. pour faire graver les planches de la première édition imprimée de la collection l)ouddhique (1).
Voici en résumé les principales éditions du Tripitaka chinois. I. Editions cliinoises.
1" Edition du Setch'oan (^ r^^), (971-983).
Song T'ai-tsou commanda à Kao P'in ^ iii et à Tchang Ts'ong-ain îê 1ÎÉ 'C^ de se rendre au Se-tchoan, à l-tcheou ^ •){\ (Tch'eng-tou), pour y faire graver une édition du Canon bouddhique. On fit graver 130.000
(1) Foutsou-t'ong-Ici, lAv. 43, p. 2-9.
planches qui furent présentées à Song T'ai-tsons en 9S3. L'édition comprenait 5048 kiuen.
2° Editions de Fou-teheou (f^ ^), (1(I80-1172).
a) Les bonzes du monastère de Tong-chan-se '^ jîf ^ préparèrent une édition, et gravèrent les planches pour l'impression de 564 liasses, comprenant 6087 kiuen.
Cette impression fut exécutée de 1080 â 1104.
En 1165, on y ajouta le Cheou-levg-yen-ling i-hai # f^ il j^f tt ?#? (Nanjio No 1588); en 1176, une section de l'Ecole de T'ien-t'ai, et on atteignit un total de 595 volumes ou boîtes, comprenant 6434 chapitres. Le tout fut fait par ordre impérial.
b) Les bonzes du K'ai-yuen se f^ j£ ^, dans la lère nioitié du Xlje siècle, firent graver les planches de 564 volumes, et en 1172 on y ajouta une section des ouvrages de l'Ecole Dhyâna (3 volumes); donc un total de 567 volumes en 6117 kiuen.
30 Edition de Hou-tclieou {\^ #1 t^), (1132).
Appelée encore édition du Tché-kiang ou édition du Se-ki f,g,/||^).
Deux exemplaires comprenant 548 volumes et environ 5900 kiuen sont conservés au Japon.
Edition de iî39. Editeur inconnu (Dillo). 40 Edition de Eang-tchcou {^n. #1 '^)- (1277-1290).
Gravée dans la 1ère décade de la dynastie mongole, à Yu-hang ^ ^. préfecture de Hang-tcheou, dans la pagode de la secte du Xuage Blanc. Un catalogue de cette édition en 587 volumes, 6017 kiuen, fut édité en 1299 par le lionze ,Iou-jong ^p ^ de la secte du Xuage Blanc.
50 Edition de Sou-tcluou, dite Tsi-cha-pen (ït fj.- /je), (1 301-1306).
Entreprise en 1301 dans la pagode Tsicha yen-cheng-se ïj fti-" ^ ^ ^, du P'in-kiang-lou 2p- yl ^, (Sou-tcheou fou, au Kiang-sou), et poursuivie sous la direction de Koan Tchou-pa ^ =È A, en 1306. On ignore si elle fut complètement achevée. Elle est perdue.
N.B. Suiten emprunte à l'introduction de l'édition des xMing une tradition d'après laquelle plus de 20 éditions du Canon bouddhique, tant officielles que privées, auraient été gravées sous les Song et les Yuen (1).
60 Edition de T'ai-tsou ;fe jjl des Ming, 1368-1398.
(1) B.E.F.E.O., 1924, Tome 24, p. 181-190.
Xanjio, Catalogue du TripitaJ:a, Introduction, XXVIII.
70 Edition de Tcli'eng-tsou /jjc ffl des Mins, 1403-1424. 80 Edition des Ts'ing, 1735-1737.