I-lin
Disciple et compagnon de voyage de I-ts'ing.
Chao-p'm ^ M.
Bonze du couvent de "l 'Enseignement de la sainteté", à la capitale orientale.
Ces quatre bonzes pèl'^rins érigèrent des stoupâs et portèrent des ex-votos, V. g. une robe en brocart d'or, pour l'étendre sur le trône de Bouddha à Buddha Gaja, au Magadha dans l'Inde (2).
Les trois inscriptions portent la date de 1022, et ont été reproduites d'après l'original retrouvé à Buddha Gaya.
fl) Fou-tsout'ongM, Liv. 44, p. lG-18: — Liv. 4."). p. 1-5.
Liv. 46, p. 6.
(2) T'nung yao, Tome VIII, loc. cit.
L'empereur Tchen-tsong était mort depuis deux mois: les bonzes pèlerins l'ignoraient.
Se-ming Fa-tche |/l| B^ ;^ ^ (Tche-li ^p ifi) (-: 1028).
Le dernier grand chef de l'Ecole de T'ien-t'ai '^ ■^. Après sa mort, cette Ecole jadi.'? si florissante ne fit plus que végéter. Le courant de l'aniidisnie devenait irrésistil)le (1).
Eoai-icen f^ ^^. (103 1-1039).
Alla trois fois dans les Indes. La 3e fois, (n 1033, il fut chargé d'ériger deux stoupâs au Magadha, au nom de l'empereur et de l'impératrice. L'inscription de ces monuments est traduite dans le Tong-pao Tome VIII, p. 339, et date de 103G (2).
L'en-tête est ainsi conçue: Stoupâ érigé en honneur de l'empereur T'ai-tsong-, par l'empereur et l'impératrice douairière de la grande dynastie Song.
L'inscription entière fut composée par ordre de l'empereur et de l'impératrice, qui ordonnèrent au lionze de la faire graver sur les stoupâs.
En 1039, Hoai-wen revint du Magadha avec plusieurs bonzes; il rapportait un os de Bouddha, des reliques et des manuscrits, ainsi que des noyaux de l'arbre de la bodhi, pour en faire des chapelets. Il rapportait également 19 estampes des stèles de l'Inde. L'empereur lui accorda, le le titre de "Hien-kiao tache M, W(. ':k Rîjî". et lui donna droit à la chape violette.
L'empereur Jen-tsong avait aussi fait composer l'inscription suivante: "Hoai-wen san wang Si-t'ien ki ft Pn^ H tt M 5Ç IE"- Inscription commémorative des trois voyages de Iloai-wen dans l'Inde", qui devait être gravée sur un stoupâ (3).
Hoei-teng m S- (1035).
Bonze lettré chargé de polir le style des traductions faites par le comité des traducteurs. De Fa-tsin fj^ j^ à Hoei-teng.
(1) Recherches, Tome VIII, p. 448.
Fou-tsou-Vong-li, Liv. 43, p. 4.
(2) L'année Koei-yeou ^ ^ (1033), gravée sur l'inscription ellemême, indique l'année du départ, et la date Ping-tse p^ -^ (1036) celle de l'érection du monument.
(3) Fou-tsou-t'ong-Jci, Liv. 4 5, p. 4 à 6.
^- j^. on comptait alors 79 moines bouddhiques qui avaient rempli cet office (1).
Fa-tch'eng -^ f|\ (10.J3;.
Bonze du Si-}u. Quatre-vingts bonzes étrangers, depuis Fa-kiun -^^ ^ juscju'à Fa tch'eng j^ ffR'. axaient apporté à l'empereur des manuscrits bouddhiques de l'Inde ou de l'I )ccident (2).
Si-pi ti %• (1035).
Depuis le premier bonze chinois Ts"e-hoan f^ î^]\ jusqu'au bonze Si-pi ;fg ^;ff,, 138 moines chinois avaient rapporté de llnde des textes bouddhiques. Le n()nd))e total des manuscrits montait à 1428 liasses, (paquets plies en paravent, renfermés dans desl)oites) dont .")fi4 manuscrits seulement avaient été entièrement traduits (3).
Seng Yuen-ta ff tC 1- (lU^^)-
Ce bonze, après un voyage en barque sur le bateau même de Tseng Kong-liang ^ ^ ^. qni se rendait à Ts'ien-t'ang ^ ^, conduisit son hôte à la pagode de Koan-in ta-che fH ^' ;^ i pour la remercier d'un si heureux \t)\age. Quand ils furent entrés dans le temple, une femme en habits blancs leur apparut et ])rédit à T-^cng Kong-liang (ju'il serait ministre à ôT ans. '.'Quant à toi, dit -elle au bonze, il te donnera le nom d'honneur de Ta-che J^ |1j)i".
Ici est notée l'origine du culte de Pé-i-koan-in ou la ''Koan-in aux Jiabits blancs'^ (4).
Tche-yuen Yun-k'an Huche %? H :^ ig |^ U^. (-1-1061).
Le premier réftjrmateur de l'Ecole ritualistc Xan-chan Liu-tsong ]^ ||| ^t ^. l);in^ ce but ii C(.m])ila l'ouvrage
(1) Fou-tsoat'ong-l.i, Liv. 4.5, p. G.
(2) Ihidem.
(3) Jbidem. —IjÇS renseignements ci-dessus sont intéressants pour 'histoire du bouddhisme chinois.
(4) Fou-tsou-Vong-hi, 1A\. 45, p. 17-19.
Hoei-icheng-li •^ JH ïïE- ^t les réformés prirent le nom de "Disciples du Hod-ichcng-lT (1).
Tsing-kio -Jf %, (10:51-1()G4).
Se-ming Fa-tche, le dernier grand maître de TEccde T'ienfai, mort en 1028, comptait parmi ses disciples le bonze Tsingkio, qui devait, d'aj)rès ses prévisions, continuer la ])n)pagation de l'Ecole. Or, ce honze fut un transfuge. 11 se tourna vers le parti du bonze Tsuen-che, dlias. Ts'e-yun fa cbe M- 9: ''Ê: l'îlll' "" éclectique de la plus belle eau, à la fois syncrétistc, partisan de la "Société protectrice des poissons et des crustacés" établie par Yen Cheou. et surtout amidiste. Aussi Tsing-kio, sur ses vieux jours, tourna ccnnplètement à l'amidisme. et de\int même si fervent. (ju"il se l)rùla trois doigts, en sacrifice à Amithâbha. 11 mourut en 10G4.
En résumé : après Se-ming Fa-tcbe. l'Ecole de T'ien-t'a^ compta encore (luekjues maîtres et quelcjucs disciples, mais on n'y trouve plus un seul bonze éminent : elle fut engloutie par l'amidisme (2).
Kio-fan ^ lÊ- (1064-1068).
S'appela dans le siècle P'ang Té-hong ^ \% -/Jt. 11 fut supérieur de la pagode Ts"ingdiang-se |^ f}^ ^■. à 20 li au sud de Siu-tchang bien ^ ^ l||, au Kiang-si (actuellement Ifong bien g ^ H^J. C'était sous le règne de Song Ing-tsong. 1064-
Le ministre Tchang Cbang-ing ^ ]5^ ^, (mort en 1121) fît savoir à l'empereur les mérites de ce bonze écrivain, et le souxerain lui décerna le titre élogieux de "Pao-king-Nuen-ming y ^ [H] Wi ■ ^^Iii'"ii' de ocience, précieux et resplendissant.
Ce bcjnze du Kiang->i a composé des commentaires sur les
ouvrages
(1) Fou-tsou-Vong li. Liv. 45, p. IS, et Liv. 46, p. 6.
(2) Fou-tsout'ong ki, Liv. 21, p. 2. — Liv. 2 2, p. 2.
Kin-kang-king ^ \M fJg
Leng-ijen-king W ^ ^^
Yuen-kio-king H :f f^
Fa-Jwa-king -j^ ^ |g
La pagode de Che-tai-chan est restée célèbre (1).
Tchang P'ing chou ïjg 2p ^. (-f 1082).
Son nom était Pé-toan fg ^^. H naquit à T'ien-fai bien H -^ M- ''^^ Tcbé-kiang-, se fit bonze et babita ki pagode de T'ien-boei-se ^ 0 ^. au Se-tcb'oan. 11 eut une apparition du génie Lieou-bai fij f#. qui lui apprit la formule pour la composition de la pilule d'immortalité et la recette pour la cuire.
Le bonze se retira alors dans les montagnes de Han-in" chan -jH [^^ [U- cbangea de nom et s'adonna à l'alcbimie. Son nom personnel fut Yong-tch'eng ^ }^. et son prénom Tse-yang ^ Pf. Malgré ces pratiques taoïstes, il resta quand même attaché au bouddhisme. Il mourut à 99 ans. l'an 1082.
On voit encore dans la sous-préfecture de Tse-yang bien ^ Pê M> a" Se-tcb'oan. la grotte de Tse-yang-fong ^ p§ 'i^. où le bonze séjourna (2).