‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 20 sur 176 · C. Quelques remarques sur les autres sectes · texte numérisé non relu

C. Quelques remarques sur les autres sectes

l'^ Le enJie des Lo-han.

En 9S4. T'ai-tsong fit exécuter ôJB statues de Lo-han. qu'il fit placer dans la pagode de Cheou-tclrang-se ^ ^ ^^ à T'ient'ai (1).

2° L'oDiidisne et Koan-in p'OH-sd.

La notice du bonze Fa-}-un-sieou nous a fait connaître un nouveau peintre. Li Pé-che ^ f^ 11^^ cpii voua le reste de sa carrière à peindre des tableaux de Koan-in. Ce fut lui second Ou Tao-tse.

.3° Deux Ecoles chinoises passent en Corée.

a) L'Ecole de T'ien-t'ai Ji -ff.

Le bonze Lfien ^ 5^. fils du roi de Corée, i)ropag-e le svncrétisme de T'ien-t'ai dans son ]>ays en 1086. Il donne à son maitre. Tse-pien Kien fa-che. le titre honoraire de "fondateur de l'Ecole svncrétiste coréenne".

b) L'Ecole Fa-yen-mé -^ Wj^ M-

En 975, cà la mort de son dernier grand chef Yong-ming Yen-cheou tK nj ^Œ ^, l'Ecole passe en Corée, où elle est

(1) Fou-tsoM-Pong-loi, Liv, 43, p. 20-27.

implantée par une commission de 06 bonzes coréens, disciples du ])onze Yen-chtou à Ts'ien-t'ang. (\'oir notice de Yong-ming- Yen-cheou).

A l'époque même où ces deux sectes passaient en Corée, elles déclinaient en Chine, où l'Amidisme absorbait toutes les autres sectes.

D. Note sur les textes hindous.

Tusciu'en 1035. vf)ici (pieUiues chiffres intéressants.

1" Bonzes chinois occupés à polir le style des traducteurs étrangers ou trop ])eu lettrés: 7!K

2" Bonzes étrangers cjui appcjrtcrent en Chine des manuscrits hindous : 80.

.)° Bonzes chinois qui rapi)ortèrent de l'Inde des textes boud(lhi([ues : l'-W.

4" Nombre total de manuscrits introduits en Chine (liasses de feuilles-manuscrite) : 1428.

7)° Manuscrits traduits en Chinois : 564.

6" Alanuscrits non encore traduits à cette date: 864 (1).

E. Les grottes de Toen-hoang et de Yuen-ngan-fou.

1° Grottes de Toen-hoang ^ ;);§.

(Grottes des ]\Iille P)Ouddhas, Ts'ien-Fou-tong).

Vers 10o5. les grottes de Toen-hoang dans le Kan-sou Occidental furent murées, à r(^ccasion de la conquête du pays ])ar les Si-Hia fÇf g.

Ces grottes, explorées ])ar la ^Mission Pelliot. 1906-1900, se di\isent en deux principales sections: la section dite des "Grotlo <\qs Alille Bouddha:-. TsMen- fou-long ^- (.| -(m". et celle des "Grottes-bibliothe(iues".

(1) Fou-lsou-Vong-hi, JA\. 45, p. G.

Dans cette dernière section. M. Pelliot a trouvé un amas de manuscrits, de livres, de statuettes, d'images, de broderies, etc. Tous les manuscrits en langue sogdienne furent acquis par l'heureux explorateur: 8.000 rouleaux de tout genre furent transportés à Pékin dans la bibliothèque nationale.

Les photographies de Toen-hoang ont déjà paru en quatre volumes. Viendront ensuite les explications des tableaux et des scènes bouddhiques.

Ces grottes contiennent un grand nombre de statues et de sculptures des Wei et des T'ang, et des fresques murales, avec cartouches expliquant les scènes et précisant les dates du \ '' au XP siècles (1).

Rappelons-nous cjue IJharmaraksha, nommé en Chinois Fa-hou ^ If, descendant d'une famille gète établie à Toen-hoang $k ')Ê^ à l'entrée de la ])asse vers le Tarim. arriva à Lo-yang en 266 ap. J.-C. Il fut un des traducteurs les plus remarquables. Le bouddhisme était donc déjcà connu dans ces pays à cette date reculée.

En 357 arrivait à Kien-k'ang (Xan-king) un autre bonze de Toendioang, nommé Chan-tao. Il ne craignait ni le froid ni la chaleur, et mourut dans une grotte à Louo-fou-chan (2). (On le nomme aussi Chan Tao-k'ai). La grotte murée fut découverte en 1900 par Wang-tao. et visitée ensuite par M. Stein. qui y travailla pendant trois jours, et put se procurer nombre d'objets et d'ouvrages du plus haut intérêt (3). AL Pelliot en 1908 fut encore plus heureux que son devancier. Parmi ses trouvailles figurent un fragment d'un manuscrit manichéen, et deux chapitres du fameux pamphlet ■'Hoa-Jwu-king". composé par Wang Fou.

(1) Bulletin de l'Ecole Française, T. XXI, p. 367-369; T. VIII,

(2) Fou-tsou-t'ong-Ici, L>iv: 36. p. 1, 2, 8.

(3) Le D. Stein put emporter 24 caisses de manuscrits et 5 de peintures, aujourd'hui à Londres.— H. Cordier, Mélanges, p. 162.

Quelques lonzcs rie Toen-hoang.

Tchou Fa-tchens' ^ i* t, fl'sciple de Fa- hou ^ H". alla se fixer à Toenhoang- '^ \$ où il bâtit une pagode et mourut.

Yu Tao-soei =f- M M- compagnon de Yu Fa-lan lors de son pèlerinage dans l'Inde, était originaire de Tofn-hoang au Kansou. Il mourut avec son maître, pendant son voyage, en 360.

Tchou Tanyeou ft * ^, aliàs Fa-yeou ^ f;, naquit à Toen-hoang, passa au Chan-tong, où il mourut en 3 9 7.

Le bonze Che-Fa-ing # ^ ./|., traducteur y Kien-yé (Xan king),et nommé supérieur de tous les bonzes de la capitale, par un décret impérial de 481, était natif de Toen-hoang 'Ht ]§.^ et se nommait Sou 'Jf..

Che Tch'ao-pien ^- M M> bonze de Toen-hoang '/|É; fê- haliita Tchong-chan, à Xan-king, où il mourut en 4f)2. Pendant 30 ans il ne sortit jamais de l'enceinte de sa pagode; il faisait chaque jour inille prostrations devant Bouddha.

Le célèbre bonze Hoei-yuen. très estimé de l'empereur Soei Wenti. mourut à la capitale en 592. Auteur du Ta-tclievg-itchang. Il était natif de Toen hoang.

Bien d'autres célébrités bouddhiques rappellent le souvenir du bouddhisme à Toen-hoang.

2° Grotte de Yen-ngan-fou 5i ^ f^ . an Chen-si [?^ W-

Une relique de la dynastie des Song, c'est enccn-c le beau tem])ie de Yen-ugan-fou au Chen-si, dont on admire la vaste salle taillée dans le roc. sur la rive gauche de la rivière Yen-rhoei. Des milliers de l^ouddhas cou\rent les parois du tem]de. et forment des bas-reliefs, ou plutôt une tapisserie en pierre.

Dans cette bonzerie on remarque une belle statue de Koan-in dont on peut voir la photographie dans l'ouvrage de M'' Clark: Through Shen-kan (Plate 20. p. 42). Ces statues et les décors du temple ])ortent une forte empreinte du style hindou. Les l)onzes gardiens de cette antique pagode la disent vieille de six siècles au moins. Plus haut sur la colline, des ruines attestent l'existence d'un ancien temple dont les ])roi)ortions paraissent avoir été grandioses. Il fut détruit par les Mahométans. lors des troubles.

Les Annales de Yen-ngan-fou citent cette grotte où auraient été sculptés environ 10.000 bouddhas. Sur le sommet de la montagne se trouvait le tombeau d'un Ixjnze. devenu bouddha sous le nom de Che-p'i-fou p ^^ f.)|',. fpii se coupa un morceau de chair pour sauver un i)igeon. Cette légende a l'ait donner à la sous-préfecture le nom de Fou-chediien J§ Ji^ ^^. c'est-à-dire "sous-préfecture où il donna sa chair en pâture".

Le général Che Tch'ang-yen Jl ^ e"- ^^ l'époque K"ing-li 0 Ig. 104L1041). rasa la pagode et fit ou\rir le tombeau du lîouddha, ou Ton trouva une soixantaine (roi)jets précieux: bracelets, pendants, etc. Une dizaine de temples sont échelonnés le long des flancs de la montagne.

Avant la rébellion des ]\Iahométans. on comptait encore une dizaine de pagodes, dont plusieurs étaient fort belles (1).

ARTICLE XIIL

l.e boiul<lliîsiiie sous les Soiig- du Sud, I \'27-l2'7H.

« I. Liste des bonzes marquants.

Kao-tsong, 1127-1162.

K>o-k-in '^S. Il 1127^1135

Chao-té et Hoei-siun $g ^g 1127

Chao-long m m. {JE Sl m BJ 1128(^-1136)

Yuen-ing fa-che (Té-hien) [1] ^. -^ f,]\\ {^ ^) 1129-;-

Jou-tsing fa-che -^Jl Îr fà Ui 1129-|-

Soei-tchao M Ifl H-'O

Yuen-tchao li-che 7C ^ # l^lf) 1130J-

T-ien-fong Hong-tche 5^ M g ^^ IL'.Of 1157

Yue-fang chan-che ^ ^ # |^l|i (jt ^) ll;'.0 (Tao-tchang)

(1) Yen-gan-fou-tclie (Koang-siu). k. 8; p. G^ k. 36, p. 1-6.

Yuen-pien fa-che (Tao-tseng) [g ^ j^ êjjj (jf ^) Tao-yuen M 7C

Mao Tse-yuen ^ "? 7C

Ing-jou M in

Kin-chan T.song-kao fM lI| ^ :^

(Fou-je; Pou-kio ; Ta-hoei) ( f^ R : ^^ ^ : .^ Chan-ta ^ ;^

Tao-yué chan-che jf, ^ ;j|^ fiiji

Fou-lche Toan-yu chan-che f^^ |? y^ IS # Biti Fa-tchong chan-che j^ ^ij^, ïfjl^ ^[jj

(Mou-ngan chan-che).

Tchen-siéTs'ing-liaochan-cl^e^ ^^ |^- Y yjji| ^[fî l'^a-yun j^ ^

In- sou chan-che (P'oii-ngan) EP H Jif affî ("^ /t) Hiao-yong chan-che fjè || ^jj^^ i^ijj

Wang Je-hiecni (laïque) ï B i^

Tan-yong • H

Hiao-lsong. 1163-1189.

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Ta-chan Liao-ming chan-che k Tchou-.sieou chan-che ff[

(Che-chej T'ien-t'ong Ing-ngan chan-che^^ Ling-in Songyucn chan-che ^" Hien-hoei ^

Yun-wen ^

Tse-lin l'a-chc (1\se-cheou) -^ Nieou-ha-louo-si-li \lf-

Jo-na fa-che (Hoei-koang) ^ Ki-sin 1^

K'ing-cheou Kiao-hcng ^

chan-che Tchang ch;ing-ing (laïque) ^ Jloei-}uen chan-che(Hia-tang),^ Ko-koan fa-che Pf H i^ êfji

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Pao-ing" chan-che Tche-lien ia-che (Kio-}un) Yuen-kong"

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P'ou-tcheng Koang-ning"

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