‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 25 sur 176 · II. Notices sur les bonzes et leurs œuvres · texte numérisé non relu

II. Notices sur les bonzes et leurs œuvres

Hai-yun. (1251).

Mong- kou, ayant nommé LA Tche-tch'ang chef de la religion taoïste, nomma, pour établir l'égalité, Hai-yun chef du Bouddhisme; ce bonze, en 1251, fut ''persona grata" des Khans mongols.

Fou-yii, (1 255).

Supérieur du temple Chao-lin, il soutint une discussion à Kara Koroum, en 1255, avec le tao-che Li Tche-tch'ang, qui fut complètement défait. L9 vainqueur profita de son succès pour demander justice à Mongkou. Les tao-che avaient accaparé plus de SCO par odes liouddhiques avec les propriétés attenantes, et détruit des statues de Bouddha et de Koan-in. IMong-kou promulgua un édit ordonnant la punition de s coupaldes et la restitution de 37 propriétés bouddhique.s. (Edit du 9e mois, 2ye jour, 1255)

Phags'pa ou Pa-se-pa (Phasba. Fa-se-pa) % ,g. A, (1280).

Bonze ti1)étain. conseiller et confident de Koubilaï Chetsou -jii: jjî£. le fondateur de la dynastie mongole des Yuen ^. Il eut pour niaitre son oncle paternel Sa-che-kia-koei ^ BïlJ ^J^U i^ ; à 22 ans. il était nommé Kouo-chc ^ fil}] ; le Khan lui donna un sceau de jade et la direction suprême du Bouddhisme. En 1269 il composa l'alphabet mongol ; en récompense de ses services il fut honoré du titre de Boi de la grande et précieuse loi: Ti-che ia-pao-fa-wanej ^ ^ -j^ ^ '^ ^- H reçut un sceau royal, et fut proclamé souverain universel de toutes les sectes bouddhiques. Phags'pa est le chef des lîonzes rouges (Lamas rouges), leur \rai fondateur. Il mourut à l'âge de 42 ans, en 1280 (2).

Lin-ts'iuen Tsong-luen tchang lac Mi ^<i ^ j^ -^ -^ • 1281.

Moine bouddhiste de la pagode de Yo-che-}uen |^ fî[{i |^ à Pékin: l'un des 17 l)onzes controversistes qui prirent une part active à la séance mémorable tenue dans le palais Tchang-tch'oenkong -^ ^ 'g', où l'empereur jugea le différend entre bonzes et tao-che à propos du fameux pamphlet Hoa-hou-A'ing f^ i^\ |g.

(1) Cordier, Histoire générale de Chine, p. 335-336, T. II.

(2) Fou-isou-t'ong-tsai, Liv. 32, p. 24-25.

Nanjio, Appendix II, Xo 1 69. — Appendix III, Xo 74.

Mong kou. dégoûté des incessantes controverses entre bonzes et tao-che, avait remis, en 12 58, à son frère Koubilaï le soin de les juger à Chang-toii, où il résidait. I.e principal motif de dissension était le Hoahou-king, suivant lequel Lao-tse se serait rendu à Khotan, et y aurait converti au Bouddhisme les Hou de l'Asie centrale, etc.. Les tao-che furent plusieurs fois battus dans les discussions qui suivirent. Koubilaï se fit apporter à Yen-king (Pé king), livres, gravures, planches pour l'imprimerie, et tout fut brûlé solennellement près du temple Ming-tchong.

De nouveaux édits contre les tao-che et leurs livres parurent successivement en 1261, 1280 etl2Sl; à cette dernière date, à la suite d'un placet de Tchang yi.

En 12 84, 9 lettrés de l'académie reçurent de l'empereur l'ordre de composer le procès verbal attestant la victoire définitive des bonzes sur les tao-che, et de le faire graver sur pierre ad pcrpetuam rei memoriam.

Voici les noms des autres bonzes qui furent désignés pour plaider la cause du Bouddhisme devant Koul^ilaï en 1281, et qui eurent srain de cause.

fe'

Siang-mai jpf. j|

Tsong-tchao ^ ^

Té-heng i^g "^

Yuen-in [|î )|L

Tche-wen ^ -/^

Aling-tsin B^ -/f:

Pen-lien i^ J^

Tao-yun ^ ^

Liao-hiun f f^

K'ing-koei ^ ^

iiing-yu ^f W Tao-cheou

Siang-joei fg g(

Chan-lang ^ 0]

Tsou-koei jji§ ^

Yuen-i % —

(Cf. Politique de Koubilaï).

(Cf. id. Piv. -.y.], p. 1-4-7. - Liv. 84, p. 16-17

Hong-jen Ta-man (Tcheou) 651-675

.ïT-ViA imnHfihimip — ninnuième Datriarche çhîno.is

K'ing ki-siang Jg ^ p. 128.3-1287.

Bonze chinois, auteur du Catalog-ue du Tripitaka chinois dressé sous les Yuen et généralement connu dans le monde savant sous le titre simplifié de Tche-yuen-lou S TC 1^ ou Fapao-piao-mou -^ '^ ^^ g .

Il contient 1440 ouvrages en ô5S6 fascicules. Aux trois parties essentielles. Soûtras — Vinaya — Sâstras, fut adjointe une (|uatrième division, comprenant les Variétés, œuvres de bonzes hindous ou chinois (1).

Hoang-Nien-tch'ang ^ ;t^ ^. 1282-1344.

Moine bouddhiste de l'Ecole Lin-tsi-tsong-, né à Hoa-tine" ^ ^, dans le Song-kiang-fou. Son prénom était Mei-ou ^ ^. Très souvent il est aussi appelé Nien tch'ang ;f; '^. Il avait à peine treize ans. quand il obtint de la main du supérieur du Kiang-hoai un billet d'admission dans la confrérie bouddhique, en 1295.

En 1308, il étudia la doctrine de Lin-tsi ^, ]^ dans la pagode Tsing-ts'e-se ^^ ^, ^ à Hang-tcheou. où il eut pour maître le bonze Fou-tche Hoei-ki ff, |? [1$ |^ ; ensuite on l'employa comme scribe dans ce monastère.

En 1316, il de\int supérieur de la bonzerie Siang-fou-se jjf^ ^ ^ à Kia-hing ^ m.

En 1323, il fut membre du comité des écrivains chareés de transcrire en lettres d'or les textes bouddhiques qui furent ensuite conservés dans la bibliothèque impériale.

Pendant plus de vingt ans il tra\'ailla à la composition de son histoire bouddhique, le Fou-tsoit i'ong-tsai fi|j', jji{| jg ^ en 36 kiuen, qui s'arrête à l'année 1344. .\u cours du récit il parle aussi des principaux faits relatifs auTaoïsme et au Confucéisme(2).

(1) Nanjio, Xo 1612, et Fou-tsou-t'onrjtsai.

(2) Cf. Préface du Fou-tsou-t'ong-tsai, Liv. I, p. 1-4. Nanjio, Xo 1637. Appendix III, Xo 84.

Son ouvrage est une des meilleures histoires du Bouddhisme, avec le Fou-tsou-t'ong-hi ffe fl ^ |E-

Ta-i-pa Tcouo-che M S E S m, -f 1318.

Bonze très êrudit, qui connaissait à fond le "Grand et le Petit Véhicule", la doctrine des Ritualistes et des Tantristcs. Pendant 10 ans il- résida dans la pagode de Kou-fou se à Ling-tao, sur la limite du Chen-si et du Se-tch'oan. L'empereur Ou-tsong le fit venir à la capitale, et l'honora du titre de Hong fa-p'ou-tsi-ta che ^A fi h^ V^ ^ ^'^- ^^ mourut à 73 ans, en 1318. Par décret impérial, son titre posthume fut Yeou-cheng kouo-che i^ M M. Hîli, et son cercueil fut transféré à Tch'eng-ki /iX fE (!)•

Kio-ngan ^ j^, (1344).

Condisciple du bonze Nien-tch'ang ^. f; à Hang-tcheou. En 1344, il était supérieur de la pagode de Ché-chan (Zô-cè) -^ ^jj (2). Ce temple s'appelait Tchao-k'ing-se Rg M. ^- ^ coni" posa la préface de l'histoire du Bouddhisme. Fou-isou-t'ong-isai # Il 5^ ^. oeuvre de son ami Nien-tch'ang (3).

Tche-Mo-seng # M ft, (1360-1390).

Né à Hou-k'eou-hien jijj P !|^, il se nommait Chen Kio-hien it 'Wj: M et avait le prénom de Wang-té ^fi {%. H se fit bonze vers la fin des Yuen ■jt, puis se fixa à Liu-chan jg \\\, dans la pagode appelée Ting-hoei-ngan ^ % ^. L'empereur Hong-ou ayant été affligé de fièvres tenaces, ce bonze lui porta un remède qui le délivra de son mal. Ce médicament lui avait été procuré, disait-il, par le taoche Tcheou Tien-sien M % %. Tche-kioseng, le ''Bonze aux pieds nus", est renommé dans les récits romanesques (4). C'est le pendant du héros taoïste "Tche-kio-ta-sien". Son tombeau se trouve sur la montagne T'ien-tche-fong ^ j^ ^, près de la bonzerie Hiafong-se M Jt ^, à 50 li au S.-O. de Kieou-kiangfou, au Kiangsi. Du reste il avait bâti sur cette même montagne une pagode appelée Fat'ang-ngan ^"^m (5).

(1) Fou-tsou-t'ong tsai, Liv. 36, p. 11-13.

(2) La montagne de Zô-cè dont il est fait mention ici est le lieu du pèlerinage à N.D. de Zôcè, au Kiang sou.

(3) Fou-tsou-i'ong-tsai, Liv. I, p. 1 à 4.

(4) Kieou-kiang-fou-tche, K. 51, p. 19.

(5) ibidem K. 13, p. 1-11.

Deux monuments historiques rappellent ces événements: ce sont deux stèles en pierre que l'empereur Hon^-ou fit ériger sur la montagne T'ien-tche-fong ^ 'H!l ^- La première est renfermée clans le kiosque Yu-pei-ting f^ î^ ^, en l'honneur du tao-che Tcheou T'icn-sien /g] || f[I|, qui avait fourni le médicament efficace, porté à l'empereur par le bonze Tche-kio-seng •^: jjijl f^. La seconde est érigée dans le kiosque Tsiu-sien-ting ^ f[Ij ^, où se trouvent les statues de 4 personnages :

T'ien-yen tsuen-tché ^i ^^ '^ ^^•

Tcheou Tien-sien |^ || f[f|.

Tche-kio-seng -^ 0 ff.

Siu Tao-jen ^ ^ A-

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