‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 27 sur 176 · C. Littérature bouddhique · texte numérisé non relu

C. Littérature bouddhique

Le grand catalogue du Tripitaka chinois Fa-pao-piao-mou a '^ i'M @. par les bonzes Koan-tchou-pa ^ :i A et K'ing-kisiang >^ "^ ]p. L'histoire du bouddhisme par Xien-tch'ang .-^ %', Fou-tsou-tong-isai \^\, jji| jli ^, terminée en 1344.

La collection biographique de moines bouddhistes Sinsieou-k'o-fen ïiou-hio seng-tchoan ^ fl^ ^if 5^ ^ -^ ff^ 1^-. par le bonze T'an-ngo ^ ^, vers 1340.

D. Condamnation du Lotus blanc.

Les aftiliés à la secte du Lotus blanc furent condamnés comme perturbateurs de l'ordre public en 1308 et en 1322. La secte était un foyer de conspiration contre la dynastie mongole.

Le turban rouge. — En 13.t1, le magicien Lieou Fou-t'ong organisa les "Patriotes au turban rouge", annonça le prochain avènement de Maitreya, et s'empara de K'ai-fong-fou en 1358. Dans la suite, il éprouva des

revers, et la révolte fut étouffée par Tchou Yuen-tchang-, le futur empereur des Ming (1).

E. Prohibition de la secte du Nuage blanc.

En 1303. sous Timour, l'administrateur officiel de la secte au Kiang-nan fut privé de ses fonctions. Les terres appartenant aux pagodes du Nuage blanc durent payer l'impôt.

Les offices d'administrateurs religieux sont supprimés en 1306. puis rétablis en 1308 sous le règne suivant.

En 1309. l'office de la secte est supprimé à Hang-tcheou.

En 1319. sous jen-tsong, les fonctionnaires accusent Chen Ming-jen it f] t d'avoir volé au peuple 20.000 k'ing de terres, le k'ing vaut 100 meou). et de réunir plus de 100.000 adeptes, pour fomenter une révolte.

En 1320. nouvelle accusation portée par le gouverneur de la province du Tché-kiang. contre Chen Ming-jcn et son bras droit Tchen Tchong-cheng. Chen Ming-jen est accusé d'avoir ordonné 4800 bonzes et accaparé 40.000 king de terres.

En 1320. au 2' mois, la secte fut dissoute par sentence officielle ; Chen Ming-jen fut jugé et condamné, ses biens furent confisqués et tous les bonzes de sa secte au Kiang-nan furent sécularisés (2).

F. Ou-tang-chan 5^ 'g* |Jj- Pèlerinage à Tchen-ou (3) génie taoïste. (Hou-pé).

La montagne de Ou-tang-chan ^ -^ [ij est située à 120 îi environ au Sud de Kiun-hien j.:^ ^^. ancien Kiun-tcheou jê} ')'\], du Siang-yang-fou ^- pf /f. au Hou-pé. Le R'' Scarborough lui donne 6.000 pieds de hauteur. Le massif compte 72 pics,

(1) Cf. Textes historiques, p. 19 83-2000.

(2) Cf. B.E.F.E.O. 1904, p. 438-440.

(3) .Rec/jerc/ies, T. IX, p. 479-485. Fig. 135. 136.

quelques-uns boisés, d'autres rocheux ; on y accède par des défilés bordant des précipices: le coup d'œil est féerique. Cette route taillée dans le roc au prix de mille difficultés fut ouverte aux frais de l'empereur Yong-lô (1403-1424). ainsi que la plupart des nombreux temples échelonnés sur toutes ces pentes. Travail gigantesque ! La montée est quelquefois si raide. qu'on est obligé de se servir de chaînes de fer posées en guise de rampes. Avant d'arriver au sommet, on traverse tout un village, habité par des marchands d'objets superstitieux que les pèlerins emportent comme souvenirs. On arrive au "temple d'or". Kin-tien ^ ^, par un escalier tournant très rapide, que l'on grimpe en s'aidant des chaînes. L'édicule est élevé sur le plus haut point du sommet; il repose sur une plate forme en pierre; il n'a que 15 pieds de haut sur environ 12 pieds carrés de surface. Excepté le pavé qui est en marbre, tout l'édicule est en cuivre ou en bronze ; le toit est richement doré. Il n'y a de place que pour l'idole et ses deux assesseurs; devant eux est une table-autel sur laquelle on brûle de l'encens. Deux brûle-encens sont placés chacun d'un côté de l'entrée. L'édicule n'a qu'une porte, sans aucune fenêtre.

Ce '-temple d'or" fut érigé sur le pic T'ien-tchou chan. à l'époque des Yuen. Sous le règne de Yong-lô. on le transféra sur le pic Siao lien-fong >]^ ^ |llf . aussi le nomme-t-on Tch'oantchan tien %% J^ j^^, "le Palais transporté. Pour prévenir toute tentative de vol, on l'a entouré d'une solide protection. Au moins deux mille tao-che. dispersés dans les divers temples de cette colonie taoïste, vivent aux dépens de la crédulité publique. Des centaines de mendiants ont envahi ces parages, pour exploiter les pèlerins. Ce sont surtout les Tchai kong ^ ^. "Végétariens", qui font ce pèlerinage à Tsou-che jjiJl p.ili (Tchen-ou ^ ]f^). encore appelé vulgairement Lao-yé ^ j^.

Deux grandes inscriptions datent des règnes de K'ang-hi et de K'ien-long (Kiun-tcheou-tche, K. VL p. 22). en ITOo et en 1778. A cette dernière date, K'ien-long oft'rit un •'pien" au temple du pic Tien-tchou-fong ^ t± ^, "Colonne du Ciel". Cette

montagne s'appelait alors T'ai-houo chan pk ^ |il : sous le règne de Yong-lô 1403-1424. la montagne s'appela T'ai-yo ic #i

A l'époque des Tchan-kouo fj( g), la forteresse de Kiunling jél 1^ dépendait du royaume de Tch'ou ^ et était une des redoutes avancées, contre l'invasion des Ts'in ^-. Sous les Han i^, la ville fut démantelée (1).

Une tradition raconte que Tchen-ou. le génie taoïste, cueillit une fleur de prunier, la plaça sur une branche de pin et dit: "Quand ce pin fleurira et donnera des fruits, le taoïsme fleurira". On montre encore ce vieux pin sur la montagne (2).

ARTICLE XV

Le Boiuhlliisiiic au temps des .^ling (I îifiS- IC> 1 1 ) .

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