‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 6 sur 176 · II. Notices sur les bonzes et leurs oeuvres · texte numérisé non relu

II. Notices sur les bonzes et leurs oeuvres

Tche-siuen ^ W (907).

Bonze de Ts'iuen-tcheou ^ ji]. qui alhi chercher des livres Ijouddhiques dans l'Inde. Au retour, il donna ses manuscrits à l'empereur, ainsi qu'une relique de Pi-tche-fou ^f '^ fijf", (1).

Ou-siang ta-che M ;j;| ;ls: ^jp (910).

Fils puîné de T'ai-tsou Ts'ien-liao jk M. M ^- fondateur du royaume de Ou-Yué ^ ^, en 908.

L'empereur T'ai-tsou lui accorda la faveur de porter des habits violets, et lui donna le titre honorable de "Ou-siang-ta-chc M ffi :;^ Bl" (2).

Koan-hieou -^ {^ (^ 912).

Ce bonze naquit au Tché-kiang. à Teng-kao ^ '^, souspréfecture de Kin-hoa ^ $. A sept ans, il fut confié au bonze Yuen-tcheng g] ^, qui lui apprit à réciter le Fa-hoa-king. Son

(1) Fou-tsou-t'ong-l-i, Liv. 42, p. 23.

(2) Foutsout'ong-Tci, Liv. 42, p. 23.

nom de famille était K'iang- ^. Il parcourut successivement le Kiang-si. le Hou-nan, le Hou-pé, et mourut à Tch'eng-tou au Se-tch'oan en 912.

C'est le grand peintre spécialiste pour les tableaux d'Arhats. Partout sur son passage il laissa des types inimitables des ces excentriques personnages. Bientôt ces peintures devinrent fort célèbres.

L'ouvrage Lou-han-t'ou-tsang-tsi JP, i^ M ^ M- relate en détail tous les tableaux de cet artiste, et cite les localités où ils se trouvent.

Les plus célèbres sont :

Les Arhats de la pagode Yun-tang. à l'ouest de Nantch'ang fou.

Ceux de la pagode T'ai-p'ing-hing-kouo, à Hoei-tcheou fou

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Ceux de la pagode Cheng-in, à Hang-tcheou.

Les seize Arhats de Tch'eng-tou. au Se-tchoan.

Et enfin les tableau célèbres que le lettré Sou Che se procura à Canton dans la pagode Pao-lin-se, et dont il composa l'éloge descriptif, en y adjoignant deux nouveaux noms: "Nandimitra" et "Pindola".

L'histoire de ces tableaux, qui sont mentionnés par l'empereur Kien-long. a été racontée tout au long dans le Journal Asiatique, 1916. en plusieurs articles. Nous renvoyons à cette étude.

Le titre honorifique pai fut donné à Koan-hieou par Wang" Kien ^ ^ au Se-tch'oan est celui de "Chan-yué ta-che ii^ ^ ■)<: êip. Grand maître, lune de l'Ecole du Dhyâna.

Tch'engJioei ||g ^ (9 2 5).

Ce bonze de Ou-t'ai-chan jS. ^ |i| passait pour thaumaturge. Il était maître du Dragon, disaient les bouddhistes, et pouvait à son gré commander aux vents et aux pluies. En 925, l'empereur et l'impératrice furent le visiter : il ne daigna pas même se lever pour les recevoir. Une

Sécheresse désastreuse étant survenue, l'empereur fit venir Teh-eng-hoei à Lo-yang- et lui ordonna de faire tomber la pluie. Le bonze pria et n'obtint rien. Le peuple, désabusé, parlait déjà de le brûler vif: il crut prudent de s'enfuir et mourut de honte. Aussitôt après sa mort, la pluie tomba pendant 75 jours, et tous les fleuves débordèrent (1).

Tsao-sien (K'eou-pivg) ^ ^ (^P ^H) (934).

Bonze de Tsong-ngan bien ^i ^ M- ^'^ Kien tcheou ?i ^-1, et disciple de Siué-fong I-tsuen. Quand il se présenta devant lui, il apportait pour présents une éeuelle de marinade de pois, tsiang-yeou ^ \é{, et une poignée d'herbe "Tse J^" (2), dont on se sert pour teindre les étoffes en rouge. Pendant l'été il passait ses nuits assis et en contemplation; au plus fort de l'hiver il allait casser la glace et s'épongeait à l'eau glacée. De là son surnom de "K'eou-ping tP M^": Brise-glace. Le roi du Fou-kien lui donna comme résidence la pagode de Ghoei-yen î^ î^:.

Le préfet de Kien-tcheou, ayant convoqué un jour 1000 bonzes à une réunion, demanda à Tsao-sien si, parmi ses invités, il ne se trouvait pas quelque moine doué d'une vertu extraordinaire. "Il ne s'en trouve aucun, répliqua Tsao sien; mais demain je vous ferai voir un personnage extraordinaire". Le lendemain, pendant le repas qu'il offrait aux bonzes, entra une vieille femme à qui il fit donner la première place. Le repas terminé, il dit aux préfet: "Cette vieille que vous avez vue, c'est Choeitsang p'ou-savlx M ^ pi, c'est-à-dire Choeimou niang-niang 7h # MM"(^)-

Lo-k'i Hi-tsi fa-che m 'M ^ ^ ^^ ^ ("^ ^87). Disciple de Ts'ing-song". le 13<^ chef d'Ecole de T'ien-fai.

Pendant les troubles et les guerres, beaucoup de livres bouddhiques avaient disparu. Une mission fut envoyée au Japon et en Corée, par le roi de Ou-yué ^ ^È- pou^' ^"^^ procurer la collection coréenne. Le roi de Corée envoya les livres bouddhiques demandés, et le bonze Ti-koang f^- l^ fut chargé de les porter. Les délégués arrivèrent en Chine en 960, avec le nouveau Canon scripturaire. Le roi de Ou-Yué plaça cette collection

(1) Textes liistoriques, p. 1793 et 1794.

(2) Sorte de garance chinoise.

(3) Foutsout'ongM, Liv. 42, p. 26, 27

dans la pagode de Ting-hoei-se ^ ^ ^, qu'il avait bâtie à Lo-k"i 4^ *^. Le bonze coréen les remit à Hi-tsi ^ ^ qui résidait dans cette bonzerie. Hi-tsi les passa au i:)onze Pao-}un ^ §. Ils passèrent ensuite aux mains du bonze Fa-tche j^ ^. Le moine Hi-tsi fut honoré par le roi de Ou-Yué du titre honorifique de "'Tsing-koang ^^ ^" et mourut en Tan 987. le 4 de la XI'' lune (1).

Fa yen Weni ^ m ùC M ii- 958).

Aussi appelé Ts'ing-liang Wen-i ïp| <!l^ ^ S- C'est le 2iènie çiief d'Ecole du Ts'ing-yuen-tsong et le fondateur du Fa-yen-mé ^ Bg ^j^. la troisième et dernière ramification de la célèbre Ecole de Che-t'eou.

Fa-yen Wen-i se bâtit une petite habitation sur les flancs du pic Kieou-fong-chan ji ^: LU, à cinq li à l'Ouest de Kien-té hien ^ i^, BJf.. (Yen-tcheou fou ^ ^•|'l f^ . au Tché-kiang). Cette cabane rustique fut remplacée en 1039 par la pagode Kieou-fongse A * -^ (:^)-

Té-chao ^. fg (948 -f- 972).

24® patriarche de l'Ecole Ts'ing-yuen. honoré du titre de "Kouo-che" (3).

Sa notice nous fournit un exemple de l'éclectisme des bonzes chinois ;

1" Il est le 24'' patriarche de l'Ecole Ts'ing-yuen.

2" Il est le disciple favori de Fa-yen Wen-i, fondateur de la secte Fa-yen-mé.

fl) Fou-tsou-t'ong-li, Liv. 42, p. 27:— Liv. 43, p. 4-22. Kao-seng tchoan (San-tsi). k. 7, p. 24-28. Becherches, Tome VIII, p. 447.

(2) Yentchcou-fou-tche (Koang siu), K. S, p. 27-31. Foii-tsou-t'ong]:i, Liv. 42, p. 29. Becherches, Tome VIII, 420.

(3) Becherches, Tome VIII, p. 421.

3° Il séjourna à Tien-t'ai. centre du syncrétisme. Son toml^eau se trou\e sur la montagne T'ien-fai-chan (1).

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