‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 3)Chapitre 62 sur 176 · IX. Description de la Terre pure · texte numérisé non relu

IX. Description de la Terre pure

Le Paradis occidental, Si-fien, est la terre natale de tous les trésors; il n'y a plus là d'enfer à redouter, plus d'âmes faméliques; les oiseaux, les animaux terrestres, les vers ne souillent plus de leurs ordures ces régions immaculées auxquelles on a donné le nom de Terre pure.

Les habitants de ce fortuné séjour naissent d'une fleur de

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lotus, et ne sont plus soumis à la vieillesse ni à la mort. Habits, aliments, habitation, tout leur est donné au gré de leurs désirs. Là règne un printemps éternel ; les froids de Thiver, les chaleurs torrides de l'été sont inconnus dans cet Eden, surnommé à juste raison la Félicité suprême (Ki-lô-che-kiai f^ |^ |li ^, le Sukhavâti bouddhiste, en japonais Gokuraku). Cette terre paradisiaque est gouvernée par Amida, appelé encore Ou-liang-cheou (Longévité sans limites), ou Tsié-in |^- ^| (l'Introducteur des élus). Parce que ce Bouddha projette sa lumière salvatrice sur toute la surface des mondes et n'ignore aucun de ceux qui l'invoquent on lui a aussi donné le nom de Ou-liang-koang-fou ^ M 7^ f^j (Bouddha lumière sans limites).

A l'instant même où un mortel invoque avec foi le nom d'Amida, il se forme une l)elle fleur de lotus à la surface des étangs du Paradis, et de cette fleur naîtra l'élu au bonheur sans fin; ce bienheureux est afifranchi pour toujours de la loi de la métempsycose. De toutes les grandes vérités consignées dans le Tripitaka. celle-ci est la plus incontestable.

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