XXV. L'Amidisme abolit les renaissances
Objection. — Bouddha ne manque pas de moyens pour sauver les hommes; pourquoi exiger d^eux ([u'ils emlirassent l'Amidisme ?
Réponse. — Avec les autres doctrines on arrive à se retirer du cercle tles transmigrations, mais combien lentement! La doctrine de l'Amidisme nous olitient ce bienfait instantanément. Si vous en désirez une image, la voici :
Un ver est enfermé dans une longue tige de bambou. Il a deux manières de s'en tirer. La première consiste à ramper de nœud en nœud pour les percer et s'échapper par l'extrémité de la tige. La seconde, beaucoup plus expéditive. consiste a creuser un trou dans la j^aroi du l)amlK)u et à s'échapper directement par cette ouverture. La sortie de la métempsycose est lente avec les autres systèmes, et rapide avec l'Amidisme: l'invocation à Amida perce le trou de sortie.
XXVL La vertu de cette invocation à Araida.
1" Notre nature est une émanation de la substance d'Amida;
quand nous l'invoquons, sa force devient notre force,
elle s'unit à la nôtre.
2° La lumière salvatrice d'Amida nous couvre et nous sauve.
3° Quand un fils appelle sa mère, celle-ci vient à son secours. Comparaison. Trois petites cordes tressées ensemble font un câble : ces trois vertus réunies ensemljle sont comme le câble qui nous attire dans le Paradis de l'Ouest.
XXVIL Réunion de tous les Saints.
Tous les grands chefs d'école et prédicateurs du Bouddhisme sont maintenant au Si-t'ien. Qu'il suffise de nommer: Wei-hi cheng-heou ^ ^,- M Ja^ Wen-tch(ni ^ ^. P-ou-hien ^
194 CHAP. III. — l'amidisme contemporain, le dogme.
^, T'ien-ts'in ^ ^, Ma-ming ,^ ^%, Long-chou f| |f , K'ip'ouo-kia fif^ ^ j|n. Ma Tch'aikié }$ ^ JUj, Pé-tchang-Hoai-hai "g" jt tS M' Ts'ing-liang Té-chao |f <^ fg ,^g. Huang-long Ousin ^ M 1^ fr-
ARTICLE IIL Ivvlioi'latioiis el |)i'ati<|iies.
L La foi sans les œuvres ne sert de rien.
Si vous croyez, vous devez mettre votre croyance en pratique. Croire sans pratiquer ne sert de rien ; il faut non seule, ment s'appliquer à faire son pr()})rc salut, mais encore travailler au salut des autres.
IL Ne pas remettre à plus tard.
La vie de l'homme n'est qu'une bulle d'air cpii apparaît à la surface des eaux. La mort vient inopinément; or. pendant la vie, nous commettons inévital)lement beaucoup de fautes. Dans les festins on mange de la viande, on se revêt d'hal)its confectionnés avec des poils ou même des peaux d'animaux: que de fautes de la naissance cà la mort ! Pourtant on ne doit pas négliger les moyens de les efïacer ; sinon, c'est l'enfer qui nous attend, ce sont les six voies des renaissances, menace continuelle placée devant nt)s yeux. Il faut donc nous hâter d'embrasser l'Amidisme. Sachons-le bien, les jeunes gens meurent comme les vieillards; n'attendons pas la vieillesse pour nous préparer à la mort.