I. Les défenses
La première de toutes les défenses, celle qui peut être considérée comme capitale, c'est la défense de tuer les êtres vivants. (L'auteur cite des passages des écritures l)oud(lhiques et des bonzes célèl)res).
Outre cette défense générale, les novices, les moines et les pieux laïques doivent observer celles qui conviennent à leur condition. Les novices observent 10 défenses; les moines, 250; les upasakas, (pieux laïques), 5. Les novices qui ont observé leur dix défenses renaissent Devas dans les cieux bouddhiques, s'ils ne sont pas amidistes. S'ils invoquent Amida et récitent les prières "Ta-tch'eng-kiai ti-i-i A' ^ M M —' W ^^'^'^" ^^êsir de parvenir au Paradis de l'Ouest, ils peuvent monter au degré supérieur de la zone supérieure du Si-t'ien.
Au cas où ils violeraient leurs défenses, ils tomberaient en enfer.
Les pieux laïques fidèles à leurs cinq défenses renaissent dans le plus haut degré de gloire de la zone médiane du Si-t'ien.
IL La récitation du 'Ta-tcheng :A: #""•
Cette prière a la vertu intrinsèque d'élever au degré supérieur du Si t'ien. mais il faut penser à ce qu'on récite, il faut goûter dans son cœur le sens des formules. Finalement il faut arriver à purifier son cœur par la vertu d'Amida. iKUir mériter d'entrer dans la Terre ]nire.
IIL Bonnes œuvres (Hao-che i(T ♦)•
"Il faut faire le bien et éviter le mal". Un enfant ayant l'usage de la raison sait dire cela, mais un vieillard de (piatrevingts ans ne parvient pas encore à le bien mettre en pratique.
204 CHAP. III. — l'amidisme contemporain, le dogme.
Voici quelques unes des bonnes œuvres les plus ordinaires: Recueillir les morceaux de papier pour les brûler. Pratiquer la piété filiale, la mansuétude, la sincérité, le respect, l'affection, la concorde. Honorer les Trois Précieux, bâtir et restaurer les pagodes, faire l'aumône aux bonzes. Exhorter les gens à imprimer les prières bouddhiques pour la propagande.
Secourir les vieillards, les orphelins, les affamés ; donner des habits aux pauvres pendant l'hiver; procurer des remèdes aux malades nécessiteux: établir des dispensaires, des pharmacies; faire l'aumône de cercueils à ceux qui meurent dans la pauvreté; réparer les routes, restaurer les ponts ; s'ingénier à apaiser les disputes, à régler les différends, a écarter les procès.
Ne pas exiger trop obstinément le remboursement des dettes.
Ne pas tuer les êtres vivants et ne pas manger leur chair; les racheter et leur rendre la liberté. Enterrer les cadavres, les os des bœufs, des chiens... Ces bonnes œuvres, jointes à l'invocation d'Amida. conduiront au Paradis de l'Ouest.