GUERRES FÉODALES ET RAMIFICATIONS DU
JOU-KIAO W) t$C
Le dépôt des traditions antiques, (surtout dans son point essentiel, le culte d'un souverain et unique Dominateur), resta à peu près dans son intégrité, tant que le pouvoir impérial demeura fort, et maintint l'unité de gouvernement. Mais la constitution féodale des Tcheou fâ devait aboutir tôt ou tard au morcellement du territoire et au partage de l'autorité. Mille ans avant l'ère chrétienne, sous l'empereur Tchao-wong lift 3î, 1052-4002, le pouvoir impérial commença à faiblir, les vassaux tentèrent de secouer le joug. Sous le règne de Yeou-wang [ÉJ 3E, 782-771, c'était l'agonie du pouvoir central, et moins d'un siècle plus tard, la ruine était consommée. L'empire se partagea peu à peu en une vingtaine d'Etats indépendants, l'empereur ne fut plus qu'une statue couronnée, qu'il était de tradition de respecter, pourvu qu'il ne se mèlat de rien.
L'unité des croyances traditionnelles subit le contre coup de ce revirement politique. Le territoire divisé, l'autorité pan les croyances se ramifièrent, les sectes se multiplièrent.
.1 usque là, disent les historiens, le dépôt des croyances antiques,
semblable à un tleiive majestueux, roulait ses eaux fécondes dans un lit unique, mais soudain les digues se brisèrent et par .le larges brèches, les eaux se partagèrent en de nouveaux courants. Ainsi arriva t-il pour la doctrine pendant les guerres de la féodalité, les
inces se multiplièrent comme les Etats. Même au culte de l'Etre Suprême s'adjoignit le culte des Cinq souverains: bientôt
ifusion dans les idées n'eut d'égale que l'anarchie dans l'Etat.