‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 45 sur 87 · I. La Cour du Sud · texte numérisé non relu

I. La Cour du Sud

A Sous la dynastie Song 7^. (420-477).

1° Les 4 Amis Se-yeou K fe.

Sic Ling-yun fH" S M passait pour le maître incontesté de tous les lettrés de l'Est, il fut préfet de Yang-hia % g, dépendant de Tcli' en-hiun |Jjf( fïft, puis devint conseiller aulique. Son grand père était duc de K'ang-lô Jj| |j!§. Sié Ling-yun ftt ffi M avait hérité de son fief, et on le nommait communément Sié K'ang-lô Ht JR $k- Ses deux qualités maîtresses étaient la versification et la calligraphie, l'empereur Wen-ti % ïff (424-453) l'avait surnommé le Double Trésor, Eul Pao ~ jjf .

Il s'était associé à trois de ses amis intimes, eux aussi remarquables dans les lettres : Ho Tcli ang-yu fïj -^ tffa ; Siun Yong U H, de Ing-tch'oan gf }\\ ; et Yang Siuen ^ ïjg, de T'ai-chan

* lll.

C'est pour ce motif qu'on avait surnommé ces lettrés les Quatre Amis, Se-yeou 0 ^L.

Il faut croire qu'il fut moins bon administrateur que grand lettré, toujours est-il que pendant qu'il exerçait sa charge à Lingtchoan $| Jlj, il fut accusé, la cour envoya un délégué pour faire une enquête, Sié Ling-yun Ht S M le fit tuer. Alors on se saisit de sa personne, et il fut traduit en jugement devant l'empereur, qui, en considération de son merveilleux talent, lui fit grâce de la vie, l'exila dans le Koang-tong Jf ^, où il fut tué (1).

2° Trois autres lettrés de mérite.

a) Pao Tchao jf® Bg, prénom Ming-yuen ^ jg, comme poète, il fut l'émule de Sié Ling-yun Ut fi M- C'était alors une maxime courante parmi les lettrés, que quiconque voulait devenir poëte

(1) Cf. Tche-na-iven-hio-che. p. 47.

Gniê-se-che-che-Uo. Liv. V. p. 3. 4.

devait lire les vers de uPao, Sic Mi, UT'» c'est-à-dire de Pao Tchao $H RS et de Sic Ling-yun Ht S M- H fut grand officier de Linc Hai-wang [SU jfô 3*, sous les Songf 7^ (1).

b) Yen Yen-tche ^Jtfc£, prénom Yen-nien £i. 3f, fut Kami de Sic Ling-yun fjt S jl, sous /7i'ao Oh-// .£: fÇ ^ 453- 465, il devint un des grands dignitaires du Ministère des Rites (2).

c) L'historien des Heou H an fà yfj. (Han postérieurs d'Orient). Fan Yê t& lî$, prénom Wei-tsong M ^, habitait Choen-yang ]l|| %, il fut mandarin des Song $z et préfet de Siuen-tch'eng lif M, pendant la période Yuen-kia yi £, 424-453, et ce fut à cette époque qu'il composa l'histoire officielle des Heou Han fê $|, Han postérieurs, (ou Han orientaux, Ton g Han jf( ^|) embrassant une période de 25 à 190 ap. J.C. et comprenant une vaste compilation de 120 livres.

Fan Yé fÈ H$, écrivain de talent, devint intendant de l'impératrice et du prince impérial, puis fut incarcéré et exécuté pour tentative de révolte (3).

B Sous les Ts'i ^ (â80-50i).

Sic Tiao fU" fljk prénom Yuen-lwei 7c Hïfi, intendant au palais du roi Ts'i-soei Long ^ |§t |H, puis président du ministère des Rites; il tomba en disgrâce et fut mis à mort (4).

K'ong Tc-tchang ^L &?$, autre homme de lettres de la même époque.

C Sous la dynastie Liang ^ (503-555),

Ici apparaît un nouvel élément, dont l'influence va s'exercer sur les croyances: c'est le Bouddhisme. Introduit sous Han Mingti i'% *£j ïff, il était demeuré d'abord assez inaperçu, mais les traducteurs chinois et indiens, qui travaillaient avec persévérance à la cour de Wei ft, puis au royaume de Ou -^, ceux qui continuèrent cette oeuvre à Lù-yang fg. "% et à Kien-h' ang , capitale des

(1) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-Iou Liv. XVI, p. 6.

2) Cf. id. Liv. XV. p. 14.

(3) Cf. Gnié-se-che-che-Uo Liv. V. p. 4.

(4) Cf. id. ,, „

Tsin d'Orient, et tout spécialement le célèbre traducteur Kumarajiva, 401-412, avaient fini par attirer l'attention des hommes de lettres. TI se forma peu à peu un courant d'opinion vers leBouddhisme. Si bien que sous le règne de Liang Ou-ti $$k$i'$î, l'empereur bonze, trois courants d'idées se trouvèrent désormais en présence, le Confucéisme, le Taoïsme et le Bouddhisme, et la lutte engagée ne cessera plus. Ces trois éléments se fondront ensemble sur plusieurs points, malgré l'antipathie réciproque. Ainsi sous les Liang ^ nous voyons déjà apparaître des lettrés aux tendances bouddhiques. Ce fut l'époque où arriva de l'Inde, le 1er patriarche du bouddhisme chinois, le bonze Bodhidharma, en 527.

1° En premier lieu parait le fils de Liang Ou-ti ^ fÇ $?, le prince Té-che |§i JE (T'ong $£), appelé généralement Tchao-mingt'ai-tse HS ^ >fc ~?. A cinq ans il possédait ses cinq canoniques, c'était un lettré distingué, au style poli, et un poëte non moins remarquable. Ses idées bouddhiques sont assez connues. Il écrivit l'ouvrage Wen-siuen 3$t H en 30 livres. Il mourut à l'âge de 30 ans (1).

2° Les deux historiens.

a) Chen Yo ]% $J, prénom Hieou-wen jfc #, habitait Ouït'ang îïÇjft; sous Liang Ou-ti Wl ïK ^ >• fut président de ministère, et nommé marquis de Kien-tch'ang 3É- la- Sa mort arriva en 513. Sa méthode de versification fit loi jusqu'à l'époque des T'ang jj-.

Il écrivit l'histoire des Song ^ Song-chou ^ #, en 100 livres, l'histoire des Tsin Tsin-chou ff # en 100 livres, le Tsi-chou ^ # et le Liang Ou-hi $k fÇ $E, Mémoires de Liang Ou-ti. Il est aussi l'auteur d'un ouvrage relatif au bouddhisme Se-cheng-pou

m mm (2).

b) Siao Tse-hien |f ^ j§JÎ, prénom K.ing-i ^ J!/, originaire de Lan-ling H) g?. Il était petit-fils de Kao-ti ïlj ïfj% des Nan Ts'i if ^ (Ts'i du Sud), 479-483. Siao Tse-hien fut préfet de Ouhing ^ U, la 3e année de Ta-t'ong ^c|p), en 537, sous l'empereur

(1) Cf. Gnié-se-che-che-lio Liv. A', p. 5.

(2) Cf. Hiao-tcheng-chang-yeou-lou Liv. XVII. p. 16.

Liang Ou-ti $£ fà fjf. Chen Yo $fe $J, bon juge en pareille matière, faisait le plus grand cas de ses poésies et de ses compositions littéraires: ces deux hommes, avec le lettré Yu-sin Jfft fa, furent les maîtres incontestés de cette période. Siao Tse-hien écrivit l'Histoire officielle des Nan 7V i "f§ fj (Ts'i du Sud), embrassant la période de 479 à 501. L'ouvrage comprend 59 livres. L'auteur devint ensuite président du ministère des Rites (1).

3° Tch'an Hoei-wen <|$ 'f| #.

4" Wang Kin 3E l|L l'auteur d'une inscription gravée sur la stèle de la pagode T eou-t{ ouo-se JÏJÏ PÈ ')•

Ces lettrés des Liang ^ ont une tendance accentuée vers les doctrines bouddhiques.

I) Sous la dynastie Tch'en Ul 557-583.

Siu Ling fâ |§£, auteur de l'suvrage Yu-t'ai-sin-yong 3£ |jE

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