‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 62 sur 87 · III. Les autres lettrés marquants · texte numérisé non relu

III. Les autres lettrés marquants

1° Yen Jo-kui |g fë Jj|, prénom Pé-che ~|f ff , était originaire de Hoai-ngan */|| $ç, c'était un lettré de grand renom; K'ang Hi Jj£ j?g le fit mander à sa cour et le prince héritier Yong-tcheng lt jE le nommait toujours son Maître. Chaque jour il recevait de sa main une composition littéraire, le prince admirait son style. Jo-kiu ^î 3)ft mourut en 1704, pendant le règne de K'ang Hi, il avait 69 ans. Il fut Tchouchiste.

Voici ses nombreux ouvrages :

K'ong-miao-tch'ong-che-tchou-i ^L Wi # % B ^ SE- — Je-tchelou-pou-tcheng 0 #P M ?f JE. — Sang- fou-i-t chou M M % %<

(1) Cf. Tche-na-iven-hio-che (Hia-pien)

Kouo-tch'ao-sien-tcheng-che-lio

(2) Cf. id.

Kouo-tch'ao-sien-tcheng-che-lio.

— Mao Tchou-che-chouo-siu ^ ^ îf |ft Wi- — Tchou-tse-changchou-kou-wen-i Jfc ^ fS Itr "È "& li- — Biographie de 4 écrivains des Song : Lieou Fan $flj gfc. — Li Cheou ^ fj£. Ma Toan-ling Mj Si £&• Wang Ing-ling JL M H- Pou-hou-tchang-lou |$ $] ^ jg.— K'oen-hio-Id-wen-tchou | f g S fè (1).

2° /fou Yan-ou M j£ iÉÇ< ami de YenJo-hiu Jfâ%î&, il avait composé un ouvrage intitulé : Je-iche-lou 0 £p H en 32 livres, et le montra à Yen Jo-hiu |§j % ïjj|, qui lui fit remarquer que son travail était incomplet. Yan-ou j£ |£ le lui donna, et quand les corrections et les additions furent terminées, il intitula cet ouvrage Jc-tche-lou-pou-tcheng 0 £p f$ f$ JE. Mais le fond du travail revient de droit à JTou Yan-ou M ,$]R, qui écrivit encore le Pou-i fjft jg. en 4 livres (2).

3° '/Viol K'ien-i |£ IR S, natif de Tch'ang-chou 1$ ^ ; il eut deux prénoms: Cheou-tche 5è ;£ et Meou-tchai $C S- 11 fut promu au doctorat sous VWm-/i ^|| JS et reçu second aux examens pour l'académie. Après l'avènement des Mandchoux il fut nommé assistant du Ministère des Rites et donna sa démission pour se retirer dans la vie privée à l'âge de 83 ans.

K'ang Hi J$fc j^ donna ordre de brûler tous ses ouvrages, sous le prétexte qu'il était resté attaché de cœur à l'ancienne dynastie. En réalité son grand crime était de s'être montré trop indépendant et de n'avoir pas assez servilement plié le genou devant la suprématie du Tchouchisme (3).

4° Ou Wei-yê % f$ M originaire de Tai-tch'ang ^ â\ ses

prénoms étaient: Tsiun-hong ,|§ ^ et Mei-ts'uen $£ #. Il avait adopté pour ses poésies le genre des T'ang Jif.

Reçu docteur sous le règne de Tch* ong-tcheng %M\ 1028-1644, il s'était retiré dans les montagnes pendant les troubles qui survinrent à la fin de la dynastie des Ming B^.

Les lettrés le patronnèrent auprès des nouveaux souverains,

(1) Cf. Tche-na-iven-hio-che (Hia-pien) p. 33.

(2) Cf. id.

(3) Cf. id. p. 35. 36.

ses connaissances dans les lettres le firent nommer Expositeur des Canoniques à la cour; il exerça aussi la charge de Grand Cérémoniaire. Il démissionna et mourut à 63 ans, sous K'ang Hi M B, en 1671 (1).

5° Wang Che-tcheng 3: i M> habitant de Sin-tch'eng j#r J$, au Chan-tong iXl M-

Il avait deux prénoms : I-chang |p t et Yu-yang $j| ^. Ts'ien K'ien-i Ht fR 5fc l'avait en grande estime, et il se fit surtout une grande réputation comme poète, si bien qu'il était comme passé en adage de répéter: "Che-tan-ming-tchou ff M W ^ Dans l'assemblée des poètes il est maître'1.

Le grand lettré Che Joen-tchang J| f| ^ admirait aussi beaucoup ses poésies (2).

6° Tchou 1-tsuen ^ f| :|ft, de Sieou-choei % 7K- Ses deux prénoms étaient Si-tch'ang ^ ^ et Tchou-tche Yf ^- Longtemps il passa pour le premier homme de lettres des pays à l'est du Kiang jfc. Comme poète il rivalisait avec Wang Che-tcheng 3E tfc ll\ mais au point de vue du style il était son supérieur.

Nous avons de lui l'ouvrage Pou-chou-t'ing-tsi $| ^ 2=£ ^ (3).

7° Li Koang-ti $ :* Jft 1642-1748.

Natif de Ngan-k'i % ($&) jg, au Fou-hien fg g|, avait pour prénom Tsin-h'ing ff J/pjl.

Admis au doctorat en 4666, puis à l'Académie, il remplit les hautes fonctions de Conseiller d'Etat, gouverneur du Tche-li Ê Jt, Ministre des Rites et mourut en 4718, à l'âge de 77 ans.

Dès son début dans la carrière des lettres, il fut un des partisans déterminé de l'Ecole Néo-confucéiste des 2 Tclieng @ et de Tchou Hi ^ ^.

En 4 742, alors qu'il était secrétaire de K'ang Hi, cet empereur le chargea d'achever le travail préparatoire à la publication des œuvres complètes de Tchou Hi ^ JÇ. L'année précédente, 4711,

(1) Cf. Tche-na-iuen-hio-che (Hia-pien) p. 36.

(2) Cf. id. p. 38.

(3) Cf. id.

Tchang Yu-chou 'M 31 If était mort à Jehol, il s'occupait de réunir les matériaux pour cette collection. Iliong Se-liu ne flg jg en collaboration avec Li Koan-ti ^ % Jfc l'acheva en 1714.

Elle porta le titre de Tchou-tse-tseiuen~chou ^ ^ ^ ,"')•'. Li Koang-ti fut président de la commission, qui élabora le compendium philosophique de l'Ecole des Soiig t£, que ICang Hl lit paraître en 1717 sous le titre de Yu-ts4 oan-sing-li-tsing-i fôl % tt

9 mm-

Voici la liste des ouvrages de Li Koang-ti ^ % f&- Eul Tch'eng-i-chou Zl ^1 M t1l- — Tchou-rtse-yu-lei-se-ts'oan Jfc ^ W M ffl Si- — Ban-tse-ts* oei-yen f? ïP ^ "s • — Tcheou-i-t' ong-luen fêi Ji S fft. — Tcheou-i-koan-t'oan-ta-tcke M %i ?fi il* ^c -In-— Chang-chou~hiai-i -f6j* # $? ||. — Hong-fan-chouo-che-souo #k $& 1& ni: #?• — Hiao-hing-ts'iuen-tchou % |3? ^ f£. — Kou-yo-hing "i !$< S- — Ta-hio-hou-pen-chouo ;A" ^î- "tj "^ !&• — Tchong-yong* tchang-t* oan + /ilf ¥ 8- — Tchong-yong-yu-luen 4" Mf ft£ twt- — Luen-yu Mong-tse-ta-hi ffr fg ^ -f gîj fE. — lÀ-sao-hing-tchou$fe S $£ tfe — Tch'an-t'ong-h'i-tchou % \v\ §£ fë.—Houo-hH-hing» tchou % /'f ffi K Tn-fou-hing-tchou fê| fô g K- ~ Li-siangpen-yao fi J& ^ g.

On le nommait encore /,/ Ngan-k'i $ $ g| du nom de son pays natal. Il ne fut point Tchouchiste outré mais plutôt partisan de l'Ecole mitoyenne, ou de Conciliation entre Tchou-Hi $fcM et Mao K'i-ling 3i^f Sp, si bien que Yuen Weng-ta Bc# jS exclut ses ouvrages de sa compilation lloang-t^ing-hing-kiai M ?pf 8 « (1).

8° Tchang Yu-chou 5g 3£ #1642-1711. Son prénom était Sou-ts' ne)} Jfi {{■, il était originaire de Tan-tou-hicn j^\ fâ jj£.

Docteur en 1661, puis académicien, il fut désigné pour expliquer les Rites et les Canoniques à la cour de K'ang-hi J"f£ )$ (1676 et H>80). Il passait pour très compétent dans les questions phi* losophiques du Néo-confucéisme, dont il était le zélé propagateur. Il fut chargé de la présidence de plusieurs Ministères. En 1689,

(1) Cf. Knuo-tchao-sien-tcheng-che-lio. Liv. Vil. p. 6. ~.

il accompagna K'ang-hi $£ JSB dans son voyage au Sud, Sou-tcheou Nan-king...etc.

Enfin en 1711 il suivit K'ang-hi H JR à Jehol (Je-lw Wt M), tomba malade et mourut à l'âge de 70 ans.

Son titre posthume est Wen-tcheng 3t jj.

L'année même où il mourait, K'ang-hi Jj| $& venait de le désigner pour collaborateur de son secrétaire Li Koang-ti ^ ^t j&, qui cessait momentanément de s'occuper de la collection des œuvres de Tchou Hi ^ Jï, pour cause de maladie. Li Koang-ti ^ it J& guérit, acheva la collection avec Hiong Se-li M Wj M, mais Tchang Yu-chou 5S JE # mourut à Jehol, malgré tous les soins que l'empereur lui fit prodiguer (4).

9° Hiong Se-li £B |g /g 1635-1709.

Natif de Hiao-han ^ île au Hon-pé $J] 4b ; son prénom était Ts'ing-yo ff -g-.

Admis au degré de docteur en 1658, il occupa les hautes charges de la capitale. Examinateur en second à Pé-king en 1660, Commentateur officiel des livres Canoniques au palais en 4663. Il se fit toujours gloire de suivre les explications données par les néo-confucéistes des Song %. Ministre de la Justice en 1675, il mourut grand dignitaire de l'empire en 1703 à l'âge de 75 ans. Son nom posthume est Wen-toan 3fc t%- Par édit impérial il avait été choisi comme un des lettrés les plus compétents, pour "recueillir précieusement jusqu'aux moindres phrases tombées du pinceau de Tchou Hi ^ J|Ç, et collaborer avec Li Koang-ti ^ ^t J4, pour achever l'édition des œuvres complètes de ce philosophe" (2).

10° Lou Long-h'i |5£ Jgg i| 1630-1692.

Natif de P'ing-hou ^ Jjfl au Tché-hiang $ft JX» pour ce motif on l'appelle ordinairement Lou P'ing-hou @? ^ f$j, mais son vrai prénom était Kia-chou ^ j|\ Il se distingua par son ardeur à étudier les doctrines philosophiques des 2 Tch'eng ^ et de Tchou

(1) Cf. Kouo-tchlao-sien-tcheng-che-lio Liv. VII. p. 1. 2.

(2) Cf. id. Liv. VI. p. 2.

Hi ']< JJf. 11 tint école à Kia-chan % H, et fut un des chauvins du Tchouchisme. avec Lou Fou-ting H f|- v;. Souvent on les

,ne sous le ternie générique des "Deux Loiï' '.

Promu au doctorat en 1662, il fut nommé sous- préfet de Kia-ting $ % en 1675, victime d'une accusation, il fut privé de son office, mais le peuple, qui avait gardé bon souvenir de son administration, lui éleva un temple Tcli'ang-cheng-ts'e -H ^ jpiO. 11 reprit du reste sa marche ascendante dans la voie des dignités. De sous-préfet de Ling-cheou £ If en 1683, il devint Intendant au Se-tch'oan ffl Jl|, puis censeur. Il mourut à 63 ans.

Son nom posthume est Ts'ing-hien îrf /ft- Parmi ses œuvres, on remarque surtout: Se-chou-ta-t&'iuen PU ,'J-' -h ^- — Kou-wcnchang-chou-h'ao "tj "$£ fà ,£ ^f- Tou-chou-tche-i Ul # ⣠li- 11 fut admis au temple de Confucius en 1878 (1).

11° Tchang Pê-hing 3R fÉ fî 1651-172:).

Natif de I-fong-hien iH i^ S$, son prénom était Hiao-sien $£ •$C et sur ses vieux jours il se surnomma King-ngan $& fë. Docteur en 1681, il ouvrit une école dans son pays natal, étudia avec acharnement les (ouvres de Tchou Hi t)c >î et se fit le zélé propagateur de sa doctrine.

Après avoir rempli les postes de Tao-t'ai ^ 1Ë "Intendant" au Chan-tong \l} JJH et d'inspecteur à Kiang-ning £t 'fl en 4703, il fut nommé Gouverneur du Fou-kien jpg} £]£.

Dans ce poste nouveau il se montra Tchouchiste militant, il lit afficher dans les écoles les images ou les tablettes des 5 Pères du Néo-confucéisme: les 2 Tch'eng ^. Tcheou Toen-i MJ 3$C PS Tchang Tch'e 31 fâ et Tchou Hi k >k

En collaboration avec ses élèves, ils firent un sélection des principales explications de ces philosophes et en formèrent une ste collection. Telle fut la première ébauche de l'énorme compilation d'oeuvres philosophiques et littéraires, publiée au Fou-kien

(1; Cl K ■■ - n-tcheng-che-iio Liv

berches III. Partie. Confucéisme tcheng-che-lio.

M 7M en 1868, sous le haut patronage de Tsouo Tsong-t'ang & r£ ^*, vice-roi de la province. Cette dernière encyclopédie comprend 160 volumes et est intitulée Tcheng-i-t'ang-ts'iaen-chou JE ft ^ ^ #■ Tchang Pé-hing Jg fÊ fî fut un Tchouchiste sectaire, s'acharna contre les bonzeries et les pagodes. Il fut accusé et dégradé pendant qu'il était gouverneur du Riang-sou fX lit, mais un tel homme devait s'entendre avec Yong-tcheng |fl JE; aussi fut-il chargé de commenter le Hoang-ki-tou ^§ | de Chao-Yong Kft igf à la cour de Pé-Jcing, après quoi il devint Président du Ministère des Rites. Il mourut à 75 ans, en 1525. Son nom posthume est Ts'ing-h'o $t '|§.

Voici ses principaux ouvrages.

Siao-hio-yen-i *]^ ^ ffr Ijj en 86 livres, (ouvrage en collaboration avec ses élèves). — Siu-hin se- lou f| $£ & ijt (Commentaire du Kin-se-lou j£ ,©, ^ de Tchou Hi ^^). — Sing-li-tcheng-tsong 'ft M JE S- — Kia-hoei-lei-pien % M M S- — Koei-tchong-paokien M + *«(!).

12° Wang Pou-ts'ing 3: ji? "pf , originaire de Kin-tan ^ j®, fut admis au doctorat la lère année de Yong-tcheng |§f JE 1723, puis devint membre de l'Académie.

En 1745, à l'âge de 74 ans, il publia un ouvrage de compilation fort estimé et intitulé Se-chou Tchou-tse-pen-i-hoei-ts' an (53 U Jfc ^ rfs ïfk Wi '-0 "Vrai sens des quatre livres d'après Tchou Hi ^ jH". Dans sa préface il accentue encore son admiration pour Tchou Hi ^ ^, "le seul, dit-il, qui a su pénétrer à fond et s'approprier la pensée intime des saints" (2).

13° Lou Fou-ting H # ^.

Fou-ting # ^ était le premier de ses prénoms, il en avait un second Tao-wei M J^c, et son nom personnel était Lou Che-i IH # f|. Originaire de T'ai-tsang-tcheou jz M ffl, an Kiang-sou iX H, il eut pour maître Lieou Nien-t'ai #J ^ H, renommé pour

(1) Cf. Kouo-tch'ao-sien-tcheng-che-lio Liv. XI. p. 5. 6.

(2) Cf. id. Liv. 40. p. 3.

son attachement aux doctrines des Song %.

En 1636, à la fin des Ming BÉJ, il se lia tout spécialement d'amitié avec deux lettrés nommés Cheng King jS jjjj et Kiang Chc-chao fL rfc IS- Au début de la nouvelle dynastie mandchoue il tint école à Tong-ling jfe #, à K'oen-iing j§ |§S?, puis rentra dans son pays natal. On voulut le proposer pour candidat aux charges officielles, mais comme il avait déjà fait parvenir à la cour un mémorial dont on avait pas tenu compte, il refusa de s'y rendre en personne.

Il fut l'auteur de l'ouvrage Se-pioi-lou ,(§, $| ^ qui fut édité ensuite par Lou P'ing-îwu ^ ^ $}. Ce dernier composa luimême la préface, qu'il joignit à cet ouvrage.

Nous avons vu que ces deux hommes sont appelés en littérature : Les Deux Lou (1).

14° Tchang Yang-yuen 3g # H 1611-1674.

Son vrai nom était Tchang Li-siang 3S Wl j$> e* son prénom K'ao-fou ^ '&. Comme il était natif de Yang-yuen-ts'uen jfâ O # dans le pays de T'ong-hiang fâ $|5 (Tché- kiang), les lettrés de l'époque l'avaient surnommé Yang-yuen-sien-cheng $j WH $C EL "Maître de Yang-yuen". De même que Lou Fou-ting @f \f~ ^, il eut pour maître Lieou Nien-t'ai #J iê S ; il le quitta en 1644, et rentra dans son pays, au moment des troubles. Sa vie fut entièrement consacrée à l'étude, c'était un partisan convaincu de la doctrine des 2 Tctieng @ et de Tchou Hi ^ ^.

Il mourut en 1674, sous le règne de K'ang-hi j^ JR.

Voici ses ouvrages :

King-tcheng-lou $g JE £|. — Yuen-hio-ki £jg $ %. — Kicnmou PhÎ @. — Pei-wang-lou ffi ,g fjg. — Tcli ou-hio-pei-wang f)J $ fl» fè. — Hio-koei J£ M- — Hiun-lsc-yu f|| •? fg. — Ta-wen %£ fp). — Mcn-joisouo-ki ffî A JW SE. — Yen-hing-wen-hien-lou "g ff M Jl S$- — Kin-hou-lou & -£ &. — Kin-hien fc (fr — Sang-tsitsa-chouo S ^ $ fft. — Nong-chou & # (1).

(1) Cf. Kouo-tch'ao-sien-tchcng-che-lio. Liv. XXVII. p. G.

(2) Cf. id. Liv. XXVII. p. 7.

15° tioang Li-tcheou % ^ $|>| 1600-1695.

Son nom ordinaire était Hoang Tsong-hi Jt 9^ %, et son autre prénom T'ai-tch'ong jk tf* ; lui aussi fut élève de Lieou Nien-t'ai flj & $. Il naquit à Yu-yao-hien ffc #fc SE, au Tché-kiang ^r fX ; il avait la réputation d'avoir lu tous les livres et était un des trois fameux lettrés connus alors sous l'appellation générale de San-ta-jou H ^C fit- Les "Trois grands lettrés". C'était un partisan de l'école de Tchou Hi 9f. H£. Il mourut en 1695 à 86 ans.

Voici ses ouvrages :

Ming-jou-hio-ngan $ft {§ J^ ^ 62 livres. I-siang-chou-luen $j Mk 1$k yk 6 livres.

Mong-tse-che-chouo j^ ^ $jjj f£ 4 livres. Ming-che-ngan t^J î£ |j| 244 livres.

Ming-che-hai ^ ^ i# 482 livres (4).

16° #o 7Ym-/n {pJ ;fl- Pi 1817-1855.

Son nom était Koei-tcheng ^ 3§£, il était natif de Che-tsong fiS ?£> au Yini-na?! ff ]|j. Admis au grade de docteur, en 1838, sous l'empereur Tao-hoang M Jt, il fut nommé Grand examinateur au Koei-tcheou "ff; j'H, puis fut mandé à la cour pour des questions d'études. Partisan de la philosophie des Song %, il donna une réédition augmentée de l'ouvrage Tcheng-tsong JE ?§, composé jadis par Teou Klo-hlin f| j£ K/, et intitula le nouveau livre, Li-hio-tcheng-tsong M ^ JE t£- H composa encore un autre ouvrage intitulé : Si-chan-tcheng-che-ta-hio-yen-i M |i| JH J£ ^

m mm.

En 1854, il fut nommé intendant militaire au Ngan-hoei -^c H& pour s'opposer aux rebelles, mais il fut pris l'année suivante et brûlé vif, il avait 39 ans.

L'empereur lui conféra le titre posthume de Wen-tcheng 3t M

et lui fit bâtir un Ts'e-tang )jU ^ à Yng-chan 35 llj, le lieu même où il fut mis à mort (2).

(1) Cf. Kouo-tch'ao-sien-tceng-che-lio Liv. XXVII. p. 2. 3.

(2) Cf. id. Liv. XXVI. p. 10.

17° T'ang King-hai M $! $ (Xi™ «)■

Hounanais, né A Chan-hoa ^ f-fc : il fut admis au doctorat en 1809, exerça la charge de censeur, devint préfet de P'ing-lô-fou ^P >K- Jffi fut élevé à l'intendance du tribut à Kiang-ngan j\. $ et appelé ensuite à la cour comme Maître des cérémonies.

Sur ses vieux jours il démissionna.

L'empereur Bien-fong J$ '.^ lui concéda une dignité du second degré et le nomma Directeur des Etudes au Kiang-nan iL j§.

C'était un pur Tchouchiste qui n'admettait pas même de compromis avec les partisans de l'école mixte de Wang Yangming 3: % ^J- Si bien qu'il essaie de réfuter Suen Hia-fong # S \W dans son ouvrage intitulé : llio-ngan-siao-chc ^ $t ;J% f$.

Un autre ouvrage dont il fut l'auteur est intitulé : Ki-fou-

choeiu-chou m m * m t1;- (i).

IV, L'Ecole «le Mao K'i-ling 3î ^f fft (Si-ho)

1° Mao K'i-ling ^ /,]'- \ê 1623-1713.

Avant tout donnons ses noms et prénoms, au total il en a 6: Mao K'i-ling ^ ^ jïj'fr, Mao Cheng ^ ft: voilà ses deux noms personnels. Ajoutons trois prénoms : Tch'ou-ts'ing f)j |||!j\ Ta-k 0 'X ^1. Tchai-yu Wt ~P- En plus ses élèves l'avaient surnommé Si-Jio sien-cheng \'M \v] ^t & -Maître de l'Ouest du fleuve. Il était originaire de Siao-chan-hien |f jjj $$ dans la préfecture de Chao-hing-fou $0 J3L jffi au Tché-kiang $r Ûl- Sa mère née Tchang 5i, dit la légende, avait vu en songe un bonze lui apporter un certificat d'agrégation, tel qu'on en donne aux bonzes le jour de leur admission dans la secte. A son réveil, elle se trouva enceinte, L'enfant qu'elle mit au monde fut Mao K'i-ling ^ ^ fft. Il n'avait que 4 ans, quand sa mère lui apprit le Ta-hio X ^- I^e bonne heure il fut reçu bachelier. Il avait un cousin un peu plus âgé que Lui, également fort distingué dans les lettres, les lettrés de la région ne tardèrent pas à leur donner un surnom pour les distinguer. Le cousin fut appelé Ta Mao cheng X ^ & Mao l'Aîné,

1) Cf. K< Icheng-che-liao Liv. XXXI. p

Mao K'i-ling ^ ^ gfr s'appela Siao Mao-cheng >J> ^ ^fe Mao le Cadet.

Quand survinrent les grands troubles au temps de la chute des Ming fj|, Mao K'i-ling ^ ^ ffr et trois autres lettrés de son pays allèrent se cacher dans les montagnes au sud de la sous-préfecture de Siao-chan-hien H iXl SI, ils se bâtirent un petit ermitage, et s'y livrèrent à l'étude, leur occupation favorite. Les trois compagnons de Mao K'i-ling ^ ïÉf jtfr se nommaient: Chen Yu-si $ |g jjg, Pao Pin-té & ^ i§ et 7Vai Tchong-koang

On les appela les "Quatre Amis", Se-yeou IZ9 ^. Déjà Mao iT i-ling ^ ^ |jft avait des ennemis parmi les Tchouchistes, ceux-ci l'accusèrent de pactiser avec les partisans des Ming B£J, et les Mandchoux le recherchèrent activement pour le mettre à mort. Dans ce danger imminent, il ne vit qu'un moyen de se soustraire à leurs poursuites, ce fut de se raser les cheveux et de se faire bonze dans une pagode de la montagne. Sous l'habit de bonze il put reparaître, mais son titre de bachelier lui avait été enlevé. En 1649, on reconnut la fausseté de cette inculpation et on lui rendit son titre. Il quitta le pays, voyagea à Hai-ling M Ht, à Yu-tcheou H ji] et à Song-chan ^ Uj -

En 1678, il figurait bon premier sur la liste des nouveaux docteurs, il fut alors employé comme Annaliste à la cour. Il mourut à 85 ans, il fut un des écrivains les plus féconds dont fasse mention l'histoire littéraire chinoise.

Adversaire déclaré de TcJwu Hi 7)^ JÏ il ne craignit pas de démasquer ses erreurs et de les combattre. Nous avons vu comment un de ses commentaires sur les Quatre Livres fut prohibé sous le règne de Koang-siu ^t <f§. Il eut contre lui la toute puissante pression d'un gouvernement voué au Tchouchisme, aussi malgré son vrai talent et la justesse de ses observations, il n'obtint pas Je résultat sérieux et durable, qu'il était en droit d'attendre.

Voici la liste de ses nombreux ouvrages : Cheng-yu-yo-pen-kiai-choiw H f H ^ zfc $? fft Deux livres. — Hoang-yen-ting-cheng-lou i f ^SS Huit livres. — King-

chan-yo-lou M \1} % il Quatre livres. — Tchong-che-i fli R $j

Trente livres. — T'oei-i-che-mo ]\{, %hba~% Quatre livres. — Tch^oents'ieou-kou-che-chou ^ fk "i SE ,'! Trois livres. — Ho-lo-yuente'ouo-pien fi'J fâ ./# '4 S Un livre. — T-siao-t'ié % >J% l|lrï Huit T-yuen ^ |$i Quatre livres. — Chang-chou-koang-t'ing-lou tùj ,'J' M M SI Cinq livres. — Choen-tien-pou-wang '£f: ]& ff £ Un livre.

— Kou-wen-chang-chou-yuen-se iî 3C fS .T Ï4 1*1 Huit livres. — Kouo-fong-cheng-p'ien gMïS Un livre. — Mao-chesié-koan'ki ^èWM 'lï HE Quatre livres. — Che-tcha ^ ft Deux livres.— C/ï* tch'oan-che-chouo-pouo-i fjp f#. JÎJf ïft lx Jl Cinq livres. — Pé-low tcheou-tchou-k* o-chouo-che È ft M ^ '& M W- — Hoen-li-pientcheng -f? tfft$£ JE Un livre. — Miao-tche-si-tchong $j $J ;#? 3f Deux livres. — Ta-siao-tsonfj-t^mcj-i 'X ^]^ ^ M £$ Deux livres. — Ptenting-isi-li-t* ong-sou-pou p% % %$ fift M ffr t& Cinq livres. — Sang* li-ou-chouo-p'ien S lift § t& lu Dix livres. — 7*cA'oen-fc'ieou .W,c)che-tch'oan ^^K^: ,i.f f# Trente-six livres. — Tch'ocn-ts'icou-ti'aokoan-p'ien fê $ç 1^ ït H Onze livres. — Tch'oen-ts'ieou-chou-ts'epi-che-lti fé %k M ii'f Jt 'Jl- BE Dix livres. — Tch'oen-ts'ieou-hienchou-h1 an-ou fë $Ç fifj ,'J- Jlj f| Deux livres. — Luen-yu-hi-k'ieou* p'ien Imt |§ ff jj< |f Sept livres. — Ta-hio-tchen-wen ^c ^ H # Quatre livres. — Ta-hio-tche-pen-tou-chouo ^c Ç £fl zfc m j& Un livre. — Se-chou-cheng-yen PR •','}-" J]§ "g Quatre livres. — Ta-hiowen ^ ty fJl Un livre. — Hiao-king-wen # #£ PJ] Un livre. — Tcheou-li-wen jgj jjjfï Po] Deux livres. — Ming-t'ang-wen $ft ^ Poj Un livre. — Tïio-hiao-wen Q $c |§] Un livre. — Hiao-chè-ti-kia* u>en %*>K±ff [?'>! Un livre. — Kiti-w^i g Pp^ Dix-huit livres.

— T'ong-che-che-i )lB (J ^ft jH Six livres. — Ou-tsong-wai-ki fà * ^ ft Un livre. — Heou-kien-lou {£ S ft Sept livres. —Manse-ho-tche ® pj -& jf Quinze livres. — Kou-kin-t'ong-yun "rff ^ 3$ iiii Douze livres. — Heou-koan-che-lou flHfi ^ IS Deux livres.

— Yué-yu-k'eng-k'i-lou M f§ H ^ ^ Deux livres.— Siao-c hanhien-tche-k* an-ou jH [il K îj JlJ ^ Trois livres. — Siang-hou-

li~tche }t|| iffl 7K ^ij r^ Trois livres. — Hang-tcheou-tche-sankli-san-ou-pien \ii j\\ ^ J£ fp H ïï'$ #(: Un livre. — Rang-tcheouhouo-i jgî j\\ & M Un livre. —Che-hoa g$ IS Huit livres.— 5e-

hoa tv\ IS Trois livres. — T'ien-wen-pou-tchou Ji Pp^ ff f£ Un livre. — Tseng -tse-wen-kiang-i jf" ^ [S] fl| lH Quatre livres. — Ynn-hio-yao-tche ff ^ -g ^| Onze livres. — Tctie-wen ffî ffî Trois livres. — Piao ^ Un livre. — Tsa-chouo $J fft Dix livres. — VTen 3t Cent-trente-trois livres. — Cfte f^p poésies cinquante-six livres. Total 498 Livres (1).

2° Li Kang-tchou ^ iJ ±.

Son nom personnel était Kong $$, il était natif de Li-hien ^ Ê, au Tche-li ÏË H et fut disciple de Mao Sz-fto ^ M M- Dès le début de sa carrière, il montra de grandes aptitudes pour les questions doctrinales et philosophiques; on raconte que dans trois jours, il s'assimila si parfaitement les théories philosophiques de son maître, qu'il put lui indiquer les corrections à faire pour certains passages de ses œuvres. Mao Si-ho ^ H M fut si émerveillé de la sûreté de son jugement qu'il lui donna ensuite tous ses ouvrages à réviser.

En 1690, il fut reçu licencié puis nommé chef des lettrés de T'ong-tcheou j§, '}]]. Li Koang-ti ^ 3t JE, alors gouverneur du Tche-li Ê 58, voulut le patronner pour une charge officielle à la cour, mais il s'y refusa; sa vie entière fut consacrée aux études.

Voici ses ouvrages :

Chou-kou-tsi JjJ fà M- 13 livres. — Tcheou-i-tch' oan-tchou JU %j # fÈ. 7 livres. — Che-h'ao g[ ^. 1 livre. — Kiao-chê-k' ao-pien §ft fi ^t #!• 1 livre. — Luen-yu-tch' oan-tchou f$f fg % ffc. 2 livres. — Ta-hio-tch' oan-tchou ^c ^ $§. fi. 1 livre. — Tchong -y ong-tch' oantchou *£ jj ^ f£. 1 livre. — Tcli oan-tchou-wen % fi FJJ. 1 livre. — Li-che-hio-yé-lou ^ j£ ^ H i|. 2 livres. — Ta-hio-pien-yé jï. 3^ $% H. 4 livres.— Cheng-king-hio-koei M $£ * S- 2 livres.— Siao-hio-ki-yé ij> ^ ^ H. 5. livres. — (2)

3° J7oei Tono ^ $C 1697-1758.

Ses prénoms étaient Song-yai ^ |il et Ting-yu % ^ ; sou-

(J) Cf. Kouo-tchlao-sien-tcheng-che-lio Liv. XXXII. p. 4. 5.

(2) Cf. id. Liv. XXX. p. 3 4.

vent, il est désigné sous ce dernier nom. Son pays natal fut ()u-hiang ^ }x, plus tard il alla habiter Yuen-houo yt Si-

Pendant trente ans, il travailla à la composition de son principal ouvrage intitulé Tcheou-i-chou JpjJ |^ j$n, qui contient de savantes dissertations sur les grands lettrés de l'époque des llan v'i; : Vu Tchong-siang jg; ft %, Siun K'ing ^jj Jjfip, Tch'eng K'angtch'eng j||$ JH /$ etc. Ce travail contribua puissamment à remettre en honneur les théories de la période des Han ^, que les lettrés de l'Ecole de Tchou Hi ^c Jï tendaient à déprécier.

Voici ses autres ouvrages:

I-Han-hio % gg $. 7 livres.— I-lié % $\. 2 livres.— Kieow king-kou-i jl $£ "tj II- 22 livres.— Heou-I/an-chou-pou-tchoufâ X ,'; M &. 15 livres. — Kieou-yao-tchai-pi-ki jl M 3f ÎS IE-

2 livres. — Song-yai-wen-tch' ao fà /J| "£ #. 2 livres. — Tcheou-ppen-i-pien-tcheng /§) ^ TJs; |{| g$ |J. 5 livres. — Hoei Ting-yu $ % ^ mourut en 1758, à l'âge de 62 ans (1).

4° Tai Tcheng M S 1723-1777.

Son prénom est Tong-yuoi Jfcfâ, il naquit à Hieou-ning fl< m'« au Sgan-hoei -^c H&- H était doué d'une si heureuse mémoire, qu'il n'oublia plus rien de tout ce qu'il avait lu après l'Age de 10 ans. En 1702, il fut admis à la licence. Ce savant lettré, à l'érudition impeccable, affirmait nettement que les philosophes des Song % enseignaient une doctrine absolument différente de la doctrine traditionnelle de Confucius et de Mong-tse Î& ^f .

Pour le prouver, il écrivit les ouvrages intitulés : Mong tse-i-chou- tcheng î£ ^f- -y: H ïk BE« 3 livres Yuen-chan )}]\ "$.

3 livres. — Luensing fmf |£ etc. contre les nouvelles théories de Tchou Hi *

En 1773. il fut mandé à la cour, où il s'occupa d'œu\ littéraires.

En 1775, il fut admis au doctorat.

En 1777, il mourut, Agé de 55 ans.

(1) Cf. Knuo-tch'an-sien-tcheng-che-lio. Liv. XXXIV. p. 4. G.

Liste de ses principaux ouvrages.

Keou-kou ko-hoan-Jd %} fjgt flj f| gE- 3 livres. — Tch'e-chouo Jg fft 1 livre. — Yuen-siang fâ $fc. 1 livre.— K'ao-hong-hi-tc ou ^ X SE @. 2 livres. — Cheng-yun-h'ao 91 U ^§- 4 livres. — Cheng-leipiao M M S- 1° livres. Wen-tsi # jj|. 10 livres. — Tcien-wen- Uo 7i ■$; Wft. 2 livres.— Choei-ti-U 7fc jfi H 1 livre.— Fang -yen-chou tcheng if g g| SE- 13 livres. — Mao-tch'eng-che-k'ao-tcheng ^ SP I $ ^ JE- 4 livres. — K'ao-tcheng Tch'eng-che-che-pou ^ JE Sft K If If- 1 livre. — Kouo-ki-che-king-tchou-pou MMî$À & ?f. 2 livres. Ta-hio-pou-tchou y\ #r f f -g?. 1 livre. — I-li-k'aotcheng # fli ;% JE. 1 livre. — Kou-li-k'ao "à* M ^ 2 livres.— Louchou-luen ^ # f^. 3 livres.— Eul-ya-wen-tse-k'ao If ïj "£ ¥ ^f • 10 livres. — K'iu-yuen-fou-tchou |g jg )$£ i£. 9 livres (1).

5° Kiang Tse-pin fx -f S (Fan Hr)-

Né à Kan-ts'iuen-hien ij" ^ j$6, du Yang-tcheou-fou % $\ fft, il eut pour maître Yi* Siao-k'ai fi> Jf ^, de Ou-hien ^ JJfl, qui était Félève de i7oei Ting-yu jî /E ^. Il fut comme un répertoire vivant de toute la science contemporaine. Tous ses ouvrages roulent uniquement sur l'étude approfondie de la période des iïan 31 . Ce sont: Han-hio-che-tcti eng-ki i$. ^ £ijj tJc !E. 8 livres. Sur la vraie doctrine et la vraie mentalité des lettrés des Han d'Occident et des Han d'Orient.

Song-hio-yuen-yuen-ki ^ Jfl {ft| if$, JE. 3 livres; où il établit la distinction entre la doctrine des lettrés des Song ^ du Nord, et celle des Song ^ du Sud.

Kouo-tcliao-king-che-king-i-tse-lou H î|Fl $3? ÉïlJ $Ë 18 È El- Dans cet ouvrage, il cite les lettrés de la présente dynastie, qui ont le mieux saisi la doctrine de l'époque des Han §L Ses travaux montrent assez qu'il fut un admirateur exclusif des lettrés des Han iH, et un chaud partisan des théories de Mao Si-ho ^ H ST W-

6° Yuen Wen~ta gc # S 1764-1849.

Son nom personnel était Yuen 7C, il avait deux prénoms: Pé-yuen fâ j£ et Yun-tai jjf JE ; il naquit au I-tcheng-hien /H

(1) Cf. Koiio-tch'ao-sien-tcheng-che-lio Liv. XXXV. p. 2. 3.

(2) Cf. id. Liv. XXX. p. 6.

$c IS, du Yang-tcheou-fou % '}\\ Jft, (Kiang-sou).

Licencié en 4786, docteur en 4789, il fut reçu premier aux examens pour l'académie, puis fut nommé Intendant spécial de l'impératrice et du prince héritier. — En 4793 il fut grand examinateur du Chan-tong \U ^; Tannée suivante, il passait au Tchékiang jfift fX et devenait conseiller d'Etat.

De 4 798 à 4800, il fut Président du Ministère de la Guerre, Président du Ministère des Rites, Président du Ministère des Finances. A la fin de l'année 4800, il devint gouverneur du Tclickiang $ft jx. ; dans les écoles qu'il fonda, il fit placer la tablette de Hiu Chou-tchong ff îft jt et de Tch'eng K'ang-tch'eng i|5 Jft ;&, lettrés des Han $|, qu'il estimait particulièrement.

En 4840, il fut nommé Président des Historiographes à la cour.

En 4812, il devint Ministre des Travaux Publics.

En 4844, il reçut la plume de paon en même temps que sa nomination de Gouverneur au Kiang-si fx W-

En 4846, il fut choisi comme vice-roi des Deux Koang $|, ce fut alors qu'il fit imprimer les deux ouvrages :

Kiang-sou-che-tcheng £L & ff gj(, 483 livres.

Hoang-ts'ing-king-kiai H ?n fi $P, 4 400 livres.

De cette compilation d'eeuvres littéraires et philosophiques, il fit exclure les ouvrages de Li Ngan-k'i $ ^ M et de Fang Wangfc't ^ |§ §|, deux lettrés de l'Ecole mitoyenne entre le Tchouchisme et Mao Si-ho ^ Hf ?pJ. Pour lui, pas de demi-mesure, seuls les lettrés de Han ^ et les vrais disciples de Mao Si-ho ^ M fpf étaient en possession de la véritable orthodoxie Confucéenne.

Il fut comblé d'honneurs et mourut à 86 ans, après avoir été ministre d'Etat Son nom posthume est Wen-ta jfc )È-

Il écrivit : King-tsi-ts'oan-kou fi 3# H ÎÉ 416 livres.

Commentaires sur Tseng-tse -g" ^ 10 chapitres. — Che-sanking-hiao-k'an-ki -f- H fi fâ $J !E 243 livres. — Hoang-ts'ingpei-pan-lou H JS #¥■ WL % et beaucoup d'autres ouvrages. C'est le plus illustre tenant de l'Ecole de Mao Si-ho, dans les derniers temps (1).

(i) Cf. Kouo-tch'ao-sien-tcheng-che-lio Liv. XXVI. p. 7. 8.

V. Ecole mitoyenne entre le Tchouehisme et l'Ecole de Wang Yang-ming 3£ ||| JJj.

1° Sven K'i-fong M> M pÉ 1584-1675.

Ce lettré était originaire du Tche-li 0Ë §|, il avait deux prénoms : K'i-t'ai ^ ^ et Tchong-yuen itx;- Les littérateurs de l'époque l'appelaient communément Hia-fong-sien-cheng M. W ^t :ÉÉ, le Maître de Hia-fong, parce qu'il enseigna pendant longtemps dans cette région.

Il fut reçu licencié en 1600 ; en 1636, il défendit efficacement sa ville natale de Yong-tcheng $£ J£ contre les Mandchoux, mais quand il vit que partout la victoire se déclarait en leur faveur, il s'enfuit avec sa famille et plusieurs de ses élèves, à Ou-kong-chan IL $k il], dans le I-tcheou ^ )ty\. Il refusa onze fois des charges officielles qu'on voulut lui offrir; les lettrés de l'époque l'avaient surnommé Tcheng-kiun ^ 3a, le "Sage convoité". T'ang Wentcheng ffî 3$C JE fut un de ses nombreux disciples.

Dans ses leçons et ses commentaires, il ne manquait jamais d'exposer la doctrine de Lou Siang-chan |^ ^ (1| (Lou Kieouyuen) et de Wang Yang-ming 3E ||| ^, cueillant ainsi dans cette Ecole et dans celle de l'chou Hi ^ ^ ce qu'il trouvait de plus raisonnable pour l'explication des Canoniques.

Il enseigna pendant 25 ans à Hia-fong J| |I^t et mourut en 1675, à l'âge de 92 ans.

En 1828, il fut introduit dans le temple de Confucius.

Voici les ouvrages qu'il écrivit :

Se-chou-kin-tche M # %L #t — Tou-i-ta-tche Ut $j *k fê. — Chou-hing-kin-tche t8i fâ. — Cheng-hio-lou H # 3S- — Liang-ta-ngan-lou M ^C SI M- — Kia Chen-ta-nan-lou ^ $ ^c

2° T'ang Wen-tcheng # # JE 1627-1687.

Son propre nom était T'ang Ping # $£, il avait en outre

(1) Cf. Kouo-tch'ao-sien-tcheng-che-lio Liv. XXVII. p. 1.

trois prénoms : K'ong-pc Jl fâ King-hien M [W |I|£ Ts'ien-ngan

mm.

Son pays natal fut le Hoei-tcheou $f| f\] au Ho-nan fpj ]§.

11 fut reçu au doctorat en 1652, puis attaché au bureau des Annalistes. En 1656, il reçut sa nomination d'Intendant à TÀng-t'ongkoan M )'È ffli au Chen-si fêfe |"-l, où il forma une réunion des meilleurs lettrés du pa}Ts.

lui 1659, il devint intendant à Ling-pê $}' 4b au Kiang-si fx. (?f . Ce fut alors qu'il démissionna et alla rejoindre Suen K'i-fong -S /■]' 5Ë' q11' enseignait alors brillamment à Hia-fong ^ \ïf. 11 resta en sa compagnie pendant 10 ans.

En 1678, K'ang ïli j$£ ]?& l'appela à sa cour pour le faire travailler à l'Histoire des Ming IjFJ et en 1682, il était nommé Président du Comité des Historiens. L'année suivante, il fit partie du Conseil d'Etat, puis fut nommé Gouverneur au Kiang-sou yX ,$£. A cette époque, sur la montagne de Chang-fang-chan Jt if |1|, près de Sou-tcheou S ffi> s'élevait une célèbre pagode en l'honneur des "Cinq Saints" et appelée "Ou-t'ong-tse 31 jj| S". On y célébrait des fêtes monstres, c'est là en particulier que s'accomplissait la fameuse cérémonie du Mariage des jeunes filles avec l'esprit du fleuve", c'est-à-dire qu'on les no\Tait pour les lui donner comme épouses. T'ang Wen-tcheng profita du voyage de l'empereur K'ang Ht j(| j^, en 1686, pour lui présenter sa célèbre pétition demandant l'abolition de ce culte ignoble et la destruction de la pagode.

Il la fît démolir, les statues furent brûlées ou jetées dans le canal, et une stèle commémorative fut érigée pour bien consigner l'ordre impérial défendant de continuer ce culte.

T'ang Wen-tcheng $ 3C JE fut ensuite nommé Précepteur de Yong-tcheng $f JE. Il mourut en 1687 à 61 ans, pendant qu'il exerçait la charge de Ministre des Travaux publics.

11 fut introduit dans la pagode de Confucius en 1823.

Ses ouvrages sont :

Lo-hio-pien fg $ $g. — Hoei-tcheou-tche #É >}\] jfe. — Ts'ien-

ngan-yu-lou $g jÈ j§ $jt — Che-wen-tsi ff 3t % (*)• 3° Li Yu & jf|.

Né à Tcheou-tche-hien fg g? Jg, du Si-ngan-fou M -^C iff, au Chen-si |îjfe M, il porta les deux prénoms de Tchong -fou + ^ et et Eul-k'iu Zl |iî, c'est sous ce dernier nom qu'il est le plus connu.

Ce fut un érudit de première valeur, il passait pour avoir lu tous les ouvrages de l'époque. Sa maxime était la suivante : "Tout vrai lettré ne peut se dispenser de lire tout d'abord les œuvres de Lou Siang-chan |H ^ iXl (Kieou-yuen) et de Wang Yang-ming ï |S 0|, puis ensuite celles des deux Tch'eng ^| et de Tchou Hi

En 1665 sa mère mourut ; en 1670, il alla rechercher les restes de son père mort à Siang-tcli eng jj 1$ pendant les troubles, N'ayant pu les retrouver, il fit faire la cérémonie du rappel de l'âme. (Cf. Recherches Tom II N° 3. p. 323), lui offrit un repas sacrifical et prit une poignée de la terre de son tumulus, qu'il mêla à la terre du cimetière de famille, où sa mère avait été inhumée,

Sa réputation de lettré supérieur était universel, partout on le demandait pour expliquer les Canoniques. Ce fut ainsi qu'il passa par Ou-si & %, Kiang-yng jX. Pi, Tsing-kiang J# j£, Ihing j£ Ji| etc.. Le vice-roi du Chen-si |$£ H voulait lui faire accorder une dignité officielle, il refusa.

Lors du voyage de Kang-hi J^ ]3B au Sud, il lui fit présenter par son fils, ses ouvrages Se-chou-fan-cheng-lou PS ^ JX $Ç 3S Eul-k1 iu-tsi ZL |ft Kl-

L'empereur K'ang Hi jf| Jffi écrivit de sa main les 4 caractères Koan-tchong-ta-jou US + ^ Ht Grand lettré du Koan-tchong (Chen-si), qu'il lui fit remettre pour le féliciter.

On eut alors coutume de désigner sous l'appellation générale de San-ta-jou JE ;fc Ht- Les Trois grands Lettrés: Au Nord : Suen Hia-fong f J |^.

A l'Ouest: Li Eul-k'iu ^ Z2 ffi.

(1) Cf. Kouo-tchlao-sien-tcheng che-lio Liv. V. p. 5. 7.

Recherches. Tom. XII. p. 1100—1101.

Au Sud : Hoang Li-tcheou ~M M M-

IÀ Eul-kiu fut l'auteur des ouvrages :

(lic-san-king-kieou-miao + H iS S P« — Xien-i-che-kieoumiao "if- — - Jrti ^nM &. — Siang-chou ^ f£ etc.. .(4).

4° rcli'enp ri^-?7i^i g & Pj.

Son nom personnel fut Tch'eng Tsin-fang ^ ^ ^ et son autre prénom Tsai-yuen jjjt |lj, il naquit à Hoei-tcheou-fou $k j'H

Lors du voyage de l'empereur Kien-iong $£ Ht dans les pays du Sud, Tch'eng Yu-men g ^ f^ lui fit présenter ses ouvrages, l'empereur lui accorda le titre de licencié, il avait alors 40 ans.

Il fut ensuite reçu docteur puis devint Président au Ministère des Rites. Il mourut au Chen-si R f ti l'âge de 67 ans.

Ses ouvrages sont :

Tcheou-i-tche-tche )q| H ft |. — Kin-wenche-i ty "& W II- — Tsouo-tch' oan-i-chou £ % H Jfe. — Mien-hing-tchai-wen %, %j H # 10 livres.— Tsai-yuen-che <fc H f$ 30 livres (2).

iV. /?. — Ce lettré reproche amèrement à LouLong-ki |^ P§ii -j(de mépriser les doctrines de Wang Yang-ming ï H Bj],

b° P'ang Tch'e-mou % H *•

Son nom était Chao-cheng %J] -J[ , il eut deux prénoms: Ynntch'ou jù îft et Tch'e-mou )i >fc. Il naquit à Tch'ang-tcheou M

i^H, au Kiang-sou j\\ $fc ; son père, nommé P'ang K'i-fong "% i$C 9; était Président du Ministère de la Guerre, sous le règne <k Kien-long jÉ Ht-

Dans sa jeunesse il s'était d'abord affectionné aux œuvres de Kia I 5Ç |j[, lettré «les Han Antérieurs, mais dans la suite, il préféra les théories doctrinales de l'Ecole de Lou Kieou-yuen |ïfë jl iJjj| et de Wang Yang-ming 3E % $1 et le système d'interprétation de Tc/joif Ei ?fc ^S?-

(1) Cf. K iien-tcheng-che-lio. I i v. XI. II. p. 14.

(2) Cf. ici. Liv. XXVII. p. 3.

Tout poste à croire que ce fut un esprit sans profondeur, papillonnant sur toutes les doctrines, car dans la suite le Ts'angking $| $g (Sutra) des bonzes lui étant tombé en main, il tourna au bouddhisme.

Avec plusieurs de ses amis, il bâtit un établissement pour les bonnes œuvres bouddhiques, où il recueillit les vieux animaux, nourrit des poissons dans des viviers, etc. Il fit distribuer des cercueils pour les défunts des familles pauvres, et des habits aux nécessiteux. Lui-même observa les abstinences bouddhiques.

Tai Tong-yuen M M W^ ^ l'Ecole de Mao Si-ho ^ ÏM }pj, entretint une polémique avec lui.

P'ong Tche-mou fut Fauteur des deux ouvrages : Eul-lingkiu-tsi Z2 # Jgr M- — et Tou-kou-pen-ta-hio-chouo K "£ ^ ^

VI. Ecole mitoyenne entre Tchou Hi /fc Jï et Mao Si-ho ^ If pf .

1° Fang Wang-k'i t ^ M 1668-1749.

Originaire de T'ong-tch'eng ^ ;j$, au Ngan-hoei -$ %, s'appelait communément Fang Pao Jf ^2, il avait un second prénom Ling-hao ffi ^; plus tard il alla habiter Chang-yuen-liien fc yt M dépendant de Nan-king ]§ 7^. Il fut un des principaux maîtres de l'école de conciliation avec le célèbre Li Ngan-k'i ^ % $|. Il recommandait à ses élèves l'étude des œuvres des 2 Tclieng fi et de Tchou Hi ^ JS;, conjointement à celle des grands maîtres des Han ^ et des T'ang jif. Son style avait tant de ressemblance à celui de Han Yu ft ^ et de Ngeou-yang Sieou gfc % f|F, que Li Koang-ii ^ % M en le lisant, s'écriait: "Han Yu # ^ et Ngeou-yang Sieou W\ Wi H sont ressuscites ! Depuis les Song t£ du Nord, on ne connaissait plus ce style".

En 1706, il obtenait son titre de docteur, mais en 4711 parut un libelle moitié anonyme, contre K'ang-hi Jf| JBB, l'auteur signait Fang if, sans mettre son prénom; les soupçons tombèrent sur

(1) Cf. Kouo-tch'ao-sien-tcheng-che-lio Liv. XXX. p. 3.

Fang Wang-k'i if H }||, qui fut emprisonné. LÀ Koang-ti $ % jjj réussit à lui rendre la liberté, puis l'empereur le chargea de composer l'inscription qu'il fit graver sur une stèle de pierre devant l'école du Sud à la capitale. Dans sa prison, il avait composé les deux ouvraes : Li~ki-si-i JjS HE #r Il et Sang-li-houo-wen H jjg jjJC fî'j. Après sa mise en liberté il s'occupa de travaux sur la musique et le calendrier.

Sous K'icn long >',£ !>£ en 1737, il fut assistant au Ministère des Rites, il démissionna' et ne s'occupa plus que de travaux d'études.

En 1741, il acheva son livre intitulé Tcheou-hoan-i-chou ffi 1^ H Ik, l'empereur se chargea lui-même de le faire éditer, et défendit d'y rien changer.

Se sentant vieillir, il se retira de la cour en 1742, et mourut en 1749, âgé de 82 ans.

Voici la liste de ses autres ouvrages.

Tcheou-koan-pien JD fê p)f-. — Tchcou-hoan-tsi-tchou fâ fê îfc ]Ë- — Tcheou-hoan-si-i j§ fë ffî ||. — Tch'oen-ts'ieou-t'ongluen # #C M fmf. — Tch'oen-ts'ieou-tche-kiai M fK ffl M- — J-Ksi-i M IS #T M- — Wang-h'i-wen-tsi m M* M (1).

2° >V/o Ki-tch'oan #fe £ f# 1731-1815.

Compatriote de Fangj WTan0-/c'i >(f EU fH, né lui aussi à T'ongtclieng M JS* il se nommait Yao Ming-nai $fc ^i j|[Ç, son second prénom était Mong-hou j£ jft.

Il fut reçu docteur en 1763, puis devint président du Ministère des Rites. Entre 1768 et 1774, il fut nommé Grand Examinateur par intérim au Chan-tong |ij }\i et au Ilou-nan $] jjf, s'occupa de questions d'études à la cour, puis donna définitivement sa démission, se retira à Tchong-chan $£ il] où pendant 40 ans il fut considéré comme un chef d'école renommé.

I /empereur Kia-h'ing % )& lui accorda en 1810, une dignité de 4° degré. Il mourut en 1815, à l'âge de 85 ;ms.

II fut l'auteur des ouvrages suivants:

Kieou-king-chouo jl $£ J£, (Appréciations sur les 2 Tcli'eng

(1) Cf. Kouo-tch'ao-sien-tcheng-che-lio Liv. XIV

jg et sur Tc/iou Hi -fc JR). 19 livres.

San-tch'oan-pou-tchou H fijjMjf iÈ- 3 livres.

Lao-tse-tchang-i % ^ j=£ j|. 1 livre.

Tclwang-tse-tcliang-i Jj£ ^ J=l |j. 10 livres.

Si-pao-hien-boen-tsi fg ^ Jf ^C d||. 16 livres.

Wen-/ieoi«-£si 5; fj? K|. 12 livres.

Che-tsi f£ j|. 10 livres. — Chou-lou U f§. 4 livres.

Kou-hin-ts'e-lei-ts'oan "éf 4* Jft |g ||. 48 livres.

(Dissertations sur les diverses étapes de la littérature au cours des siècles).

Kin-t'i-che-tch'ao 4> B f£ #. 16 livres (1).

Ar- 5. —Voir la notice de Li Koang-ti ^ 3fc }&, aussi nommé Li Ngan-k'i ^ % fi|, qui fut un des adhérents de cette école de conciliation entre les deux opinions extrêmes.

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