VII. Deux lettrés des derniers temps
1° Tseng Kouo-fan # g g| 1811-1872.
Hounanais, il avait deux prenons : Pé-han f^ §j et Ti-cheng j|$ :ÉÈ. En 1838 après son admission au doctorat, il était nommé Grand Examinateur. Sa grande réputation et sa haute fortune vint des succès qu'il remporta finalement contre les Rebelles aux Longs Cheveux "Tch'ang-mao -J| ^É'- Après bien des alternatives de succès et de revers, aidé de ses deux frères Kouo-hoa g iji et Kouo-ts(uien g ^, il reprit successivement Ou-tch'ang "K ii> Han-yang $| J||. Ngan-h'ing ^ Ji en 1861, et Nan-king ï$ f£ en 1864. Dès lors il fut comblé d'honneurs, devint vice-roi du Kiangnan fx ï& et'reçut le titre de Marquis de Yong-i J§ ^. Il mourut en 1872 à 62 ans.
Ses lettres sont appréciées des littérateurs, ses mémoriaux adressés au trône eurent aussi du succès. Ses œuvres complètes forment une centaine de livres. Son biographe fait remarquer que ce lettré dans sa vie privée, eut toujours une spéciale affection
(1) Cf. Kouo-tch1 ao-sien-tcheng-che-lio
Liv. XLIII. p. 1. 2.
pour les doctrines taoïstes, sur la conservation et le prolongement de la vie (4;.
2° Tchang Tche-tong ?g £ j0.
Vice roi du llou-pc $j ;Jfc et connu pour son ouvrage K'iuenhio-p'ien $)} ^ If: Exhortation à l'étude. Cet ouvrage a été traduit en Français par le R. P. J. Tobar. Variétés sinologiques N° 26.
Vlll. Los Romanciers el chansonniers.
1° Li Yu ^ ;&, prénom Li-wong $£ gj, de Nan-king \{\ &, écrivit le : Che-tchong-k'iu + H ft en 120 Roei 0. — Les Douze Etages (ou Scènes) : Che-eul-leou + ~ ^ (2).
2° K'ong Yun-t'ing Jl ^ ? fut Fauteur du roman Tlao-hoachan-tchcoan-k(i $ # g # # (3).
3° 7V«o Siué-hing "»jf S /f auteur du roman Hong-leoumong *L # "# (4).
4° Tsiang Ts'ang-yuen M MWi, Académicien, composa le Rong-siué-leou-hieou-tchong-h'iu $1 S ft A fi ||||, Poésie légère mi-roman, mi-ballet, divisée en 10 scènes égrillardes du goût des païens sans mœurs (5
5° Hong Fang-se {it- ïï)j ,§>, élève de Wang Che-tcheng 3* i $j, mit son talent de poète au service des gens en quête de descriptions libidineuses et d'allusions aux tendances malsaines.
Ces productions littéraires n'ont en général aucun but moralisateur, leur seul but est d'amuser, trop souvent aux dépens des convenances. Sous les fleurs du style se cachent à peine les gaudrioles et les gravelures dont s'ébaudit la jeunesse païenne. Breuvage malsain, à base de morphine diluée et aromatisée.
(1) Cf. Sou-sien-tcheng-che-lio Liv. I. p. I. \.
(2) Cf. Tche-na-ivcn-hin-chc (llia-p'ien) p. 39.
(3) Cf. id. „ „
(4) Cf. id.
(5) Cf. id. „ „