‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 4)Chapitre 81 sur 87 · COURTE SYNTHESE · texte numérisé non relu

COURTE SYNTHESE

Nous venons de voir en détail les vertus et les bonnes œuvres recommandées par les confucéistes, les défauts et les vices qu'ils veulent déraciner dans le cœur des hommes ; pour obtenir ce résultat, ils ont recours, comme tout législateur, aux récompenses et aux châtiments. Par tradition d'école, et pour demeurer fidèles à leurs principes, ds ont recours de préférence aux récompenses et aux peines de la vie présente ; cependant une foule de croyances bouddhiques et taoïstes se sont mêlées comme insensiblement à leurs théories, de sorte qu'en pratique ils professent le bouddhisme et le taoïsme dans bien des cas, et les récompenses ou punitions dans une autre vie sont fréquemment évoquées pour inspirer au peuple l'horreur du vice et l'amour de la vertu. Ils sentent que tout autre frein est impuissant à retenir les passions humaines, et ils jettent, comme en désespoir de cause, cette digue puissante sur le sentier glissant du vice. Eux-mêmes ont recours aux Esprits, quand ils voient toutes les espérances humaines s'effondrer sous leurs pas. Delà, une double série de récompenses et de peines, les unes purement renfermées dans le cadre de la vie présente, et les autres empruntées au bouddhisme et au taoïsme. Le petit tableau suivant résumera les principales.

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