ART. I. — LA CROISSANCE ET LA DÉBILITÉ
B. Lois de la débilite.
De 16 à 24 ans,, sortent 64 tchou de k'i primordial.
De 24 à 32 „ „ 64 tchou
De 32 à 40 „ ,, (U tchou
De 40 à 48 ,, „ 64 tchou
De 48 à 56 ,, „ 64 tchou
De 56 à 64 ,, ,, 64 tchou „
Total des sorties: 384 tchou, ou une livre; c'est-àdire (jue tout le k'i constitutif, reçu des parents, reçu encore du Ciel et de la terre, est complètement épuisé, et a été remplacé successivement par une quantité correspondante de in. En l'homme il ne reste donc plus une parcelle de principe actif: c'est la mort, ou le triomphe complet du in sur le yang'.
En étudiant la loi des sorties du yang" et des entrées du in dans l'organisme, on constate que le jeune homme, à partir de 16 ans. éprouve annuellement une perte de 8 tchou de yang, s'il ne met un frein à Fardeur de ses passions; les désirs charnels viennent le piquer comme des al:>eilles, le yang s'écoule et est remplacé par la même quantité de in, si bien que l'homme, parvenu à l'âge de 40 ans, n'a pas plus de yang que de in: il reste dans son organisme 192 tchou de yang et 192 tchou de in. Un effort énergique, un régime bien compris, peuvent encore rendre à la nature ses forces perdues, parce que le k'i du sang est encore vigoureux.
Le contraire arri\e (juand le in a pris l'ascendant sur le yang, et d'année en année la tâche devient plus ardue. Par exemple, un vieillard a])pr()chant de (il ans ne possède plus guère de yang; c'est un tison tout ])rès de s'éteindre, une tige de blé sur le point de périr: le yang est épuisé, et le in est maître de la position. Un docteur expérimenté pourra bien, par une médication savante, greffer (|uelques parties de yang sur le in, et contrebalancer pour quel(|ue temps son inilucnce ])répondérantc ; il pourra même nourrir l'air spermatique du Ciel postérieur par
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l'absorption de la quintessence du yang; mais le k'i i)rimitif du Ciel antérieur est perdu pour jamais: la vie éternelle devient impossible.
Le vide l'orme le chen jji^ ; le chen forme le k'i; le k'i donne naissance au sang; le sang forme le corps, le corps passe par les phases successives de la jeunesse, de l'adolescence, de l'âge mûr et de la vieillesse, puis meurt et retombe dans le vide, pour se reformer de nouveau de la même façon. Cette succession non interrompue de changements, peut se comparer à la chaîne sans fin d'une noria. Seuls, les gens initiés au grand secret de l'immortalité peuvent se retirer de cet implacable engrenage (1). Le célèbre taoïste Ko Hong (Pao Pou-tse) ^ -^ (^^ 4b '^), dans ses ouvrages, regarde la déperdition du sperme comme une des causes capitales de la débilité, et nous apprend que, dans les écoles taoïstes, cette question se traitait oralement et avec force détails, la décence ne permettant pas d'écrire sur une matière aussi scabreuse les explications suffisantes. C'est encore en s'appu3'ant sur le même principe que les charlatans cyniques du "Ta-tong-hoei", en 1923, ont rédigé les 3 degrés de nutrition de leurs adeptes.
Cf. L'Echo de Chine du 27 septembre 1923 : "La nouvelle religion éclectique en Chine."
ARTICLE IL