‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 5)Chapitre 78 sur 100 · ART. II. — LA GYMNASTIQUE RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

ART. II. — LA GYMNASTIQUE RESPIRATOIRE

continu entre l'air du ciel et de la terre et la première effluve infusée à l'aurore de la vie. Debout ou couché, il faut toujours avoir grand soin que ces tubes d'air restent bien libres, du nez jusqu'aux fosses de l'épine dorsale, et de ces dernières jusqu'au canal intermédiaire entre le cceur et le rein, afin que l'air primitif puisse être en perpétuelle communication avec le grand courant émané du grand vide.

L'homme est un arbre sans racines; il rei)ose sur l'air comme l'arbre sur ses racines; à l'instant même ou le souflfle manque, il meurt. L'art de retenir en soi-même la racine de la vie éternelle est donc l'art de ne pas laisser tarir, mais d'alimenter sans cesse, le souffle reçu de la mère, et émané du grand vide (1).

Les 12 exercices fondamentaux pour la respiration et V aspiration.

1° Respirer fortement par le nez, à trois reprises, pour faire pénétrer l'air dans les poumons; et se courber trois fois, de manière à serrer ses orteils avec ses deux mains.

2° Respirer trois fois par le nez, saisir trois fois son pied droit entre ses mains et se masser trois fois les mollets.

3° Respirer trois fois par le nez, puis saisir fortement, à trois reprises, son pied droit avec la main droite, son pied gauche avec la main gauche.

4" Respirer trois fois par le nez, s'asseoir, puis secouer trois fois son pied droit et trois fois son pied gauche, avec les deux mains.

5° Aspirer l'air par le nez à trois reprises, lever les bras et joindre les mains au dessus de la tête trois fois; lever une seule main en l'air, en tenant le bras gauche serré sur sa poitrine, par trois fois.

(1) Sing-ming-koei-tche .[Jj: fp -à-1 h , vol. II, p. 14-17.

170 CHAP. III. — GENÈSE ET EXODE DE l'eNFANÇÔN.

6° Aspirer l'air par les narines à trois reprises, puis trois fois joindre les mains derrière le dos, les passer par dessus la tête et les abaisser jusqu'à terre.

7° Aspirer trois fois l'air par le nez, puis introduire sa main gauche dans sa manche droite, saisir son coude droit, et, de la main droite, saisir son menton.

Le même exercice en sens contraire avec la main droite introduite dans la manche gauche, en se prenant le menton avec la main gauche. Répéter trois fois cet exercice.

8° Respirer trois fois par le nez, puis étendre les bras comme les ailes d'un oiseau et les agiter, imitant le battement des ailes.

9° Respirer trois fois par le nez, ensuite joindre les mains derrière le crâne et se balancer la tête de gauche à droite, à trois reprises.

10° Aspirer l'air par le nez, profondément et par trois fois: joindre les mains au-dessus de la tête et se balancer de gauche à droite, de droite à gauche.

11° Joindre les mains, se frotter le nez 21 fois en respirant l'air par les narines.

12° Frictions sèches. Se frotter fortement les mains l'une contre l'autre, puis se frotter les yeux, le nez, la bouche, les tempes, les joues, la nuque, la poitrine et toutes les parties du corps, pour activer la circulation du sang, et réveiller le système nerveux et musculeux de son engourdissement.

Cf. Peking Oriental Society, T. III, p. 409, 392-433. Plusieurs autres méthodes respiratoires sont indiquées dans les Tao tsang, Tomes 570, 571, 572. N" 841 (819) ; 842 (820); 843 (821); 844 (822); 845 (823); 846 (824); 847 (825); 84. (827); 851 (829) ; 852 (830) ; 854 (832) etc.

ART, III. — CIRCULATION DE LA SALiVE SATURÉE D*AIR. iTl

ARTICLE III

Cîi'ciilîUion do la salive saliii'éc «raii*.

De même que le sang est distribué dans toutes les parties du corps par les artères, et ramené au cœur par les veines, ainsi il existe dans le corps humain un système de canaux reliant les cavités internes, et par lescpjels on peut, en s'exerçant, faire passer la salive pour opérer un lavage complet de l'organisme.

On commence par aspirer une forte quantité d'air qu'on emmagasine dans la poitrine: le passage de l'air fait sourdre la salive, qui sort de dessous la langue comme l'eau du fond d'un puits; elle emplit la bouche et se sature d'air. Le moment est venu de l'avaler. On la fait descendre jusqu'au bas du gosier; de là elle passe dans la poitrine, descend juscpi'au bas du croupion en côtoyant la colonne vertébrale, remonte dans l'estomac et au cœur, redescend dans l'abdomen, et aboutit au K'i-hai ^ ^ du bas ventre. Là elle se divise en deux courants, qui descendent le long des cuisses, arrivent aux genoux, coulent le long des tibias, passent sur les pieds, suivent les gros orteils, les contournent, reviennent sous les plantes des pieds, font le tour des talons, et remontent le long des mollets et des cuisses pour se réunir de nouveau en un seul courant, dans le bas ventre. Après avoir la\ é le rein, le courant se dirige vers les deux portes situées de chaque côté de l'épine dorsale; là il se divise de nouveau en deux branches: la première entre par la porte de droite, la seconde par la porte de gauche. Ces deux cours de salive suivent la moelle épinière. montent aux épaules, courent le long des bras, contournent le second doigt, reviennent dans le creux des mains, et passent les poignets pour remonter sous les ai-sselles et des deux côtés du cou. Arrivés au.x joues, ils décrivent une courbe vers l'occiput, contcmrnent le haut de la tête, s'engagent sur le front, enfin aboutissent au palais, oîi la langue les pompe pour les faire rentrer dans la glande salivaire.

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