‹ Recherches sur les superstitions en Chine (volume 5)Chapitre 88 sur 100 · II. Par les calendriers · texte numérisé non relu

II. Par les calendriers

Les articles sur la propagation du Bouddhisme par l'architecture, la peinture, l'art décoratif, nous ont déjà fait voir combien les sujets taoïstes sont populaires (1). Les théières, les bols, les assiettes, tous les articles du ménage, le décor des immeubles, les tableaux, les images populaires, perpétuent de génération en génération les vieilles légendes taoïstes. Au milieu des inscriptions et des suspensions plus ou moins artistiques, figure aunuellement le nouveau calendrier: huit fois sur dix, une scène taoïste a servi de thème à l'artiste qui a exécuté le tableau central. Les sujets le plus ordinairement représentés sont les suivants:

(1), Cf. Recherches, XVI.

Les Huit Immortels avec leurs insignes, ou traversant la mer pour gagner les îles fortunées de l'Est.

Tchang-sien ^ fil| perchant de ses flèches le chien céleste.

Tong-wang-kong ;^ 3E -2^, Si-Avang-mou W 3Î #, le l'oi et la reine des Immortels.

Lieou-Hai-sien !^\\ f^ f[(| et son '*tchan" d'or.

Les trois souverains du ciel, de la terre, de l'eau.

Les cinq esprits des cinq monts sacrés. Ou simplement le dieu du pic T'ai-chan.

La fille du dieu de Tai-chan. la célèbre Pi-hia-yuen-kiun

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Le gendre du dieu de T'ai-chan, ou même les trois frères Mao, H ^.

Toutes les scènes ordinaires pour représenter le dieu de la richesse, ou l'arbre aux sapèques, ou la visite d'un des patrons de la fortune.

Le dieu du bonheur, souvent symbolisé ou même représenté réellement par Kouo Tse-i |^ -P il- le dieu du bonheur.

Eul-Lang 71 Il5 ^^ '^ chien céleste.

Le vieux Cheou-sing ^ ^ au crâne dénudé, dieu de la longévité.

Fou fg. Lou ^^, Cheou ^ : I)onheur, dignités, longévité: et tous les symboles très artistiques imaginés pour les figurer: sapin, cerf, chauve-souris, etc..

Les sept esprits stellaires de la Grande Ourse.

Les six esprits stellaires de la polaire du Sud.

Wen-tch'ang ^ p, le dieu de la littérature et ses assesseurs.

Koei-sing ^ ^, divinité protectrice des lettrés.

Koan-kong || ^, son fils et son défenseur.

Le dieu du foyer, Tsao-kiun ^' ^.

Le Tch'eng-hoang- ^ \^, ses sbires et ses ofticiers.

Les esprits des fleurs. Ce sujet appartient plus spécialement, parait-il, au calendrier des maisons louches. Ce tableau s'appelle ''Hoa-chen" .^^ jji^, les esprits des fleurs.

Les '^Tou-ti" gardes-champêtres célestes, et leurs pagodins, bâtis â tous les carrefours et aux abords des villages.

in. Par les livres.

Quelques lettrés possèdent encore chez eux des livres de fond, traitant de la doctrine taoïste, comme le sing-ming-koei-tche tt ^ Éi H'^^ Tao-té-king, etc.; mais bien rares sont ceux qui les lisent. Ces li\res restent là comme des monuments du passé, et on ne connaît plus guère le Taoïsme par ces ouvrages qui dorment dans la poussière.

Les livres consultés sont :

Les recueils de talismans contenant des modèles pour toutes les maladies et pour toutes les circonstances de la vie humaine, comme p. ex. : Wan-fa-koei-tsong ^ -^ @ ^, encyclopédie en 4 volumes; Tchou-yeou-k'o "§1 ^ ^^, recueil en 2 volumes. Tous les ouvrages traitant de géomancie, du Fongchoei et de ses lois occultes.

Les vies populaires des héros du Taoïsme, mais tout particulièrement les notices des tao-che marquants, insérées dans le Chen-sien-t'ong-kien ^^ f[|| ^ |^ Cn grand nombre d'érudits chinois m'ont certifié que c'est à peu près la seule source digne de loi où ils \ont puiser leurs documents. De fait, cette encyclopédie renferme des trésors d'érudition ; elle est malheureusement à peu près illisible : il faut une véritable étude pour tirer de cette confusion la silhouette parfaitement dessinée d'un des personnages qui }• sont plongés. A peu près tout s'y trouve; le difficile est de mettre les choses à leur place. Le Chen sient'ong-kien f^ f||| jg Hj est assez commun dans les bibliothèques des lettrés; il a été tiré, à maintes reprises, à un très grand nombre d'exemplaires; niais il est devenu presque introuvable en librairie.

Le Taoïsme est plus connu parmi le peuple par les lég-endes, les écrits romanesques, comme le Fong-chen-pang' ^ jji^ /j^. Les romans chinois sont émaillés de souvenirs taoïstes; les amateurs de merveilleux en tirent grand parti. Le Si-yeou-ki W jË !£• '^" tao-che K'ieou Tch'ang-tch'ocn ^^ -^ y(^, est un chef d 'œuvre du genre; il a été tiré à des centaines de milliers d'exemplaires. Le Kan-ing-p'ien ]i^^ ^, Livre de la rétrihution, est aussi très populaire.

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