‹ Recherches sur les suppurations endémiques du foieChapitre 25 sur 89 · Bein droit · texte numérisé non relu

Bein droit

La dilatation du lobe droit du foie agit selon un mode variable sur le rein adjacent à ce lobe.

Si les deux organes sonl largement en rapport, le rein se trouve refoulé et aplati contre la paroi abdominale postérieure (obs. IV). Une décoloration et un tassement proportionnels à ces effets mécaniques se remarquent au sein des tissus refoulés.

Si le lobe n'est en rapport qu'avec la région culminante du rein , sa dilatation commence par déterminer l'abaissement de ce dernier organe. Le déplacement produit de celte manière embrasse jusqu'à trois centimètres dans quelques cas, mais il ne saurait être poussé plus loin. Car, pour lui donner une étendue aussi grande , la face inférieure du lobe a dû prendre une direction oblique d'avant en arrière et de haut en bas; dès lors , le rebord postérieur de l'empreinte formée sur cette face par le rein s'est glissé derrière le sommet de celui-ci , et les progrès ultérieurs de la dilatation n'agissent sur ce sommet qu'en le déjetant vers l'intérieur de la cavité abdominale (obs. V).

Quand la suppuration a envahi les couches les plus reculées du lobe, sa marche peut être telle que la paroi antérieure du rein adjacent soit mise à découvert au fond de l'abcès. Dans de semblables conditions, cette paroi est attaquée à son tour par un travail ulcéreux , se recouvre d'une cicatrice comme le reste du foyer si, avant qu'elle ait été détruite de part en part, le pus s'est ouvert un passage sur un autre point (obs. XXIV) ; ou bien , enfin , elle disparaît elle-même dans toute son épaisseur, et permet ainsi au fluide pathologique de s'écouler par le bassinet (Naumann).

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