Épanchemenl du pus dans la plèvre
L'arrivée du pus dans la plèvre est loin de déterminer les signes que l'on pourrait supposer. Une gêne médiocre de la respiration, quelques douleurs pongilives, une toux à demicontenuo , tels sont , avec l'absence de murmure vésiculaire, de vibi alions et de sonorité sur une étendue progressivement croissante de bas en haut, les seuls phénomènes qui se raiiarhent à l'accident dont nous parlons. Si alors il ne se déclare pas d'orage, c'est grâce, sans doute, à la présence du fluide séreux qui, aux approches du travail d'expulsion , est venu remplir l'intérieur (le la membrane. Sans doute aussi l'on doit tenir compte de la manière graduelle dont se produit l'ouverture, laquelle ne consiste d'abord qu'en une petite fente et n'acquiert que trèslentement de plus notables dimensions.
Après qu'il est arrivé dans la plèvre , le pus peut encore se créer une voie d'écoulement soit à travers un espace intercostal, soit par les bronches.
a. Quand c'est entre les côtes qu'il cherche à se frayer un passage, l'ouveriure se forme assez généralement au centre d'une large tumeur, comme cela a lieu pour l'empyème dépendant d'une pleurésie ordinaire. D'autres fois les parties molles qui occupent ou recouvrent l'espace intercostal sont soulevées ei amincies; il en résulte une petite tumeur fluctuante, dont le sommet éprouve ultérieurement une rupture (obs. XXX).
p. Le pus réuni à l'intérieur de la plèvre ne se fraie jamais issue à travers les parois de la bronche renfermée dans la racine du poumon ; son épanchement vers le dehors s'opère par les ramifications extrêmes du canal aérien ; d'où une destruction souvent considérable de l'organe au sein duquel ces dernières se trouvent disséminées. En pareil cas , sauf les signes inhérents ù la présence d'un liquide sous la paroi thoraciqne, la série des symptômes est la même que quand la fonte occasionnée par le travail d'expulsion se propage dii ectement du foie au tissu pulmonaire (voy. obs. XXX, et Haspel , loc. cit., p. iU).