A. INFLUENCE DU SEXE
Les abcès du foie sont très-rares chez les sujets qui apparlienncni au sexe féminin. En efîet, sur un relevé comprenant 238 individus, le nombre des femmes se réduit à huit. Cette particularité rappelle la proportion suivant laquelle la dysenterie frappe respectivement les deux sexes; et, comme pour celle-ci , il n'est qu'une circonstance de nature à fournir une explication : c'est que le plus grand nombre des femmes échappent aux dures privations, aux fortes fatigues, et ne commettent pas, au moins à un aussi haut degré, les excès habituels au sexe masculin. Telle est la probabilité de cette raison que , dans tons les cas où les femmes s'exposent aux influences qui viennent d'être indiquées , elles ressentent au même degré que les hommes le poids des diverses endémies. Or," des huit femmes signalées sur nos listes, l'une, outre qu'elle était canlinière d'un régiment en campagne, s'adonnait à l'ivrognerie ; et les sept autres, accablées par la misère , consumaient leur vie dans de pénibles labeurs. Par inverse, les hommes dont l'existence est calme, paisible, légulière offrent bien rarement l'exemple d'une suppuration du foie.