CAUSES DE LA VARIÉTÉ DE VOLUME QUE LES ABCÈS MULTIPLES PEUVENT OTFRIR
De quelles causes dépendent les différences qu'on remarque si fréquemment dans le volume des abcès multiples?
A. Chez beaucoup de sujets, la variété d'étendue de ces excavations se lapportc en entier à celle de l'engorgement d'où a dérivé le travail pyogénique : l'obs. XXVIll nous en fournil un exemple. Les deux foyers dont il y est question possèdent une contenance, l'un de 70 grammes, l'autre de 300 grammes. Aux parois de chacun d'eux se rattache encore la presquelolalité des expansions ceilulo-vasculaires propres au tissu des noyaux qu'ils ont remplacés. Or, il est visible que le grand foyer s'est produit postérieurement au petit; car, à l'inverse de ce qui a lieu dans celui-ci , un certain nombre d'expansions sont tendues entre ses parois. Mais, autour de ces collections,
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aucune couche ne porte rempreinle d'un refoulement vers l'extérieur; d'ailleurs, la conservation de l'élénieni interstitiel démontre que rétendue des vides où elles sont logées ne résulte pas de la fusion de cavités secondaires. Donc, pour qu'une capacité plus grande coïncide avec une moindre ancienneté d'origine, il a été nécessaire que le travail de suppuration se soit rigoureusement circonscrit d'après les limites respectives des noyaux d'engoigement.
B. Chez une seconde classe de sujets, les différences semblent liées à ce que des abcès, égaux en volume au moment de leur apparition, se sont formés d'une manière successive; dès lors, quand il est arrivé que les progrès de la fonte purulente, ou bien ceux de la distension mécanique des parois, se soient suspendus seulement avec la vie, chaque cavité a dû se trouver posséder des diamètres proportionnels à l'ancienneté de son origine.
C. Enfin , les circonstances précédentes sont de nature à se combiner et à créer de la sorte une nouvelle source de variétés.
ÉTENDUE DANS LAQUELLE LE FOIE PEUT ÊTRE DÉTRUIT l'AR LA
Il n'est pas sans exemple que le foie ait disparu en entier par l'effet d'une fonte purulente (voy. Gauverit, Thèse, p. 7-9,' Paris 4849; Haspel , Maladies de l'Algéi'ie, t. I, p. 237; Paris 1830); mais les cas de ce genre sont peu communs: d'habitude , la destruction se limite à une partie du viscère , et même alors son étendue est beaucoup plus restreinte que ne l'indique la quantité de pus produite. Cette dernière particularité ressort principalement des faits dans lesquels les points respectés par la fonte morbide n'ont pas souffert à d'autres égards, ou bien n'offrent que des altérations dont il est possible de tenir compte. Telles sont les observations suivantes :
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