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Groupe B : Poules donnant des œufs n'ayant pas éclos.
Groupe C : Poules ne donnant pas d'œufs.
Groupe À. — Les 88 poules de ce groupe pondirent 2.000 œufs en une saison. Ces œufs donnèrent naissance à 697 poussins. 487 moururent naturellement. Les 209 autres furent tuberculinés, sacrifiés et autopsiés. Aucun des 697 poussins ne présenta de lésions tuberculeuses. Ceci est donc en contradiction absolue avec les résultats des expériences sur les œufs artificiellement infectés qui ne donnèrent naissance qu’à des poussins tuberculeux. Et les auteurs concluent : « Nous devons envisager les résultats négatifs rapportés ici comme l'évidence certaine que l'infection naturelle des œufs par les bacilles tuberculeux n’est pas commune et que c’est un facteur négligeable dans la transmission de cette maladie. »
Les 88 poules furent autopsiées. 90 p. 100 n'avaient
qu'une infection légère. Les autres poules, qui présen-
taient une infection plus marquée, produisirent beau-
coup moins d'œufs. On peut également remarquer en consultant le résultat des autopsies qu'une seule poule présentait de la tuberculose massive de l'ovaire. Elle ne donna d’ailleurs qu'un seul œuf. Une autre avait de la tuberculose massive du cloaque, ce qui n'in-
fluença pas beaucoup sa ponte (production : 17 œufs).
Groupe B. — Les 16 poulés de ce groupe ont produit 47 œufs : 58 étaient infertiles, 17 virent leur germe
mourir du septième at quatorzième jour d’incubation,
ne
10 embryons moururent dans les sept derniers jours d’incubation. Enfin, 2 poussins arrivèrent à terme mais moururent sans parcer leur coquille. L'autopsie des poules de ce groupe montra que leurs lésions tuberculeuses n'étaient pas plus graves que celles des poules du groupe À. Il semble done que l'extension plus ou moins grande des lésions n'intervient pas dans la faculté d’éclosion des œufs pondus.
Groupe C. — Les 41 poules de ce groupe ne produisirent pas d'œufs, et de plus 14 d’entre elles moururent naturellement (soit de tuberculose, soit d’une autre affection). L'autopsie des poules de ce groupe montra toujours une infection plus intense, ce qui semble en corrélation avec l’absence de ponte. Ici non plus n'est jamais mentionné de tuberculose de l’ovaire ou de l'oviducte. |
Frrou et LUBBEHUSEN concluent leur travail par des mots optimistes quant au danger des de poules naturellement tuberculeuses. Les poules les plus gravement atteintes ne pondent pas et celles qui pondent donnent des œufs pouvant éclore et dont les produits
sont indenities de tuberculose.
Nous allons maintenant indiquer les observations que nous avons pu recueillir. Suivant les cas, nous avons recherché le bacille tuberculeux soit dans les œufs de poules naturellement infectées (observa-
tion IV), soit, lorsque les poules ne donnaient pas
d'œufs, dans les ovules en voie d'évolution, après sacrification.
Enfin, lorsque, à lautopsie, la poule n'était pas en periode de ponte, nous avons recherché le bacille tuberculeux par inoculation à des animaux sensibles, du broyage de la masse totale de l'ovaire dans du sérum physiologique stérile. On pourra nous reprocher que, avec un tel procédé, il suffisait d’une tuberculose péritonéale pour que le broyage de l’ovaire contienne des bacilles. Mais les résultats ayant été constamment négatifs, on peut admettre que dans de tels cas l’ovaire ne contenait pas de bacilles.
La technique de recherche variait suivant les cas et, chaque fois que cela était nécessaire, nous avons indi-
qué la méthode suivie.
Observations personnelles.