‹ Recherches sur les œufs issus de poules tuberculeusesChapitre 12 sur 21 · AE UE · texte numérisé non relu

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tenu des œufs sur un milieu à l'œuf indiqua que 2 p. 100 des œufs examinés contenaient des Bacilles aviaires. :

Les auteurs américains se sont également préoccupés de savoir si les œufs de poules tuberculeuses contenaient des Bacilles, si ces œufs pouvaient donner naissance à des poussins et si ces poussins devenu adultes étaient capables de pondre et de répandre l'infection.

Pour Vax Es et Scnarx, il semble bien que la transmission de la tuberculose aviaire doive être prise en considération, bien que, disent-ils, «les données ne soient pas suffisamment nombreuses pour nous rendre capables d'estimer correctement la grandeur du danger ». \

GALLAGER affirme que les œufs d'oiseaux malades contiennent fréquemment des bacilles et que les jeunes poulets issus d'œufs infectés sont malades lorsqu'ils quittent la coquille et qu'ils infectent bientôt la volaille avec laquelle ils courent.

KiERNaN fait état de rapports produits par des Vétérinaires de campagne indiquant qu'il y a grand danger d'étendre la Tuberculose aviaire en expédiant, selon l'habitude, les poulets âgés d’un jour.

En 1912, Hicans rapporte que 15 œufs provenant d’un lot de poules où la Tuberculose avait ét€ constatée, ont été envoyés: à son laboratoire. Six furent soumis à l'examen bactérioscopique et, dans trois, le bacille aviaire fut trouvé sans difficulté. Onze cobayes furent inoculés avec le contegu de 10 œufs. Deux

cobayes présentèrent une tuberculose caractérisée.

MouLer et WasnkuRN rapportent l’autopsie de deux poules ayant fourni 2? œufs qui contenaient des bacilles tuberculeux. (Résultat acquis par inoculation au cobaye). Ces poules présentaient des lésions sur la rate, Je rein et les poumons, mais ces auteurs ne signalent rien sur l'ovaire ou l'oviducte.

Par contre, ces mêmes auteurs examinèrent deux œufs d'une poule tuberculeuse qui à l’autopsie présenta des lésions tuberculeuses du mésentère, de l’intestin et une inflammation tuberculeuse de l’oviducte sur 9 cm. de long, près de son point de jonction avec le cloaque. Ils trouvèrent des bacilles tuberculeux type aviaire dans le blanc des deux œufs et l’inoculation au cobaye provoqua des lésions nettement différentes des lésions de tuberculose bovine.

Frrcu, LuBBEnusEn et DickMmans examinèrent un total de 876 œufs provenant de 43 poules tuberculeuses. 367 de ces œufs furent cultivés en entier et Les 509 restant furent inoculés à des oiseaux réceptifs. Le bacille tubereuleux fut décelé dans un mélange de 9 œufs et les auteurs déclarent que l’on peut conclure de ces résultats que moins de 1 p. 100 äes œufs provenant de poules tuberculeuses contient des bacilles tuberculeux vivant. Ces résultats, quoique donnant un pourcentage d'œufs infectés extrêmement faible par rapport aux conclusions de Hicanxs et d’autres auteurs, n’en confirment pas moins la présence possible de bacilles tuberculeux dans des œufs pondus par des poules tuberculeuses,. :

Mais il est évident que le danger de répandre la

Tuberculose aviaire est fonction directe de la faculté d’éclosion des œufs injectés et, si ces œufs éclosent, de la puissance vitale des poulets nés de ces œufs.

Pour'élucider ces deux points, Frrson et LÜBBEHUSEN se sont livrés à de vastes expériences à l’Ecole d’agriculture de l’Université du Minnesota. Ils divisèrent leur travail en deux parties :

a) Transmission de la Tuberculose par les œufs infectés artificiellement.

b) Transmission de la Tuberculose par les œufs naturellement infectés.

Dans leur étude sur les œufs infectés artificiellement, la technique d’inoculation était la suivante :

Le point d’inoculation de l’œuf se trouve à environ 6 millimètres de l’extrémité opposée à celle où se place le sac à air, l'œuf étant placé sur son grand axe. On à ainsi l’avantage de ne pas piquer la tache germinative qui est plus centrale que ce point quand l'œuf est dans celte position, et de ne pas introduire de Bacilles Tuberculeux dans la chambre à air. <

La coquille et la membrane coquillière étaient piquées au moyen d’une aiguille et l'injection était faite avec une seringue de Luer. Le liquide injecté était une suspension dans l’eau physiologique de B. tuberculeux ‘aviaires provenant d’une culture récemment isolée de la rate d’un oiseau à infection généralisée.

Cette suspension était assez dense ‘pour avoir une apparence laiteuse, Deux dixièmes de centicube étaient injectés dans le blanc de chaque œuf. Après injection,

le point d'introduction était touché avec une solution

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de Bichlorure de Mercure à 1 pour 1.500 et était ensuite scellé avec du collodion.

Les auteurs critiquent eux-mêmes leur méthode en disant que, d’une part, il leur est difficile de se Tapprocher de l'infection naturelle quant au nombre et quant à la virulence des bacilies et que, d’autre part, les diverses manipulations qu'ils sont obligés de faire subir aux œufs ne sont peut-être pas sans mauvaise. influence sur la faculté d’éclosion de ces œufs. Pour élucider ce dernier point, les auteurs injectèrent suivant la technique précédente une solution physiologique normale à des œufs fécondés et mirent ces œufs en couveuse avec un nombre égal d'œufs indemnes de même provenance. Ils purent conclure que la manipulation des œufs et le trouble mécanique apporté par l'injection ont peu d'influence sur la faculté d’éclore, le nombre de poulets vivants obtenus dans les deux groupes d'œufs étant sensiblement le même.

Frrem et LurrEuUSsEN cherchèrent ensuite à mettre en évidence la faculté d’éclosion d'œufs infectés suivant la même technique. Leurs résultats sont résumés

dans le tableau suivant :

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1 en RAS

Injectés .| 78 45 20 25 4 14 17,9 Normaux| 78 12 9 Pl 4 26 33,5

La différence est bien faible entre le pourcentage des

poulets vivants nés d'œufs. normaux (33,3 p. 100) et le pourcentage de poulets vivants nés d'œufs infectés (17,9 p. 100) et cette expériencé ne nous parait pas concluante car il est permis de penser qu'un certain nombre d'œufs était primitivement incapable de donner naissance à des poussins vivants.

La destinée des 14 poulets, nés d'œufs infectés, fut la suivante :

Deux moururent en quarante-huit heures, sept entre deux et cinq jours, quatre entre dix et quinze Jours. Un seul survécut. Les bacilles tuberculeux furént retrouvés chez tous, mais il n'existait de lésions macroscopiques que chez ceux aÿant survécu plus de dix jours. Le dernier poulet présenta uneréaction positive à la tuberculine à quatre mois. Son aulopsie montra une tuberculose généralisée à tous les organes. Les auteurs concluent de cette expérience que « il ést établi positivement que certains œufs contenant des bacilles tuberculeux peuvent éclore, et que les poulets issus de ces œufs présenteront une tuberculose active ».

Dans la deuxième partie de leurs expériences, Firom et LUBBEHUSEN se servirent de 145 poules naturellement infectées, cette infection étant mise en évidence au moyen de la tuberculine. La disposition des cages permettait aux auteurs dé savoir de façon certaine à quelle poule appartenait chaque œuf pondu. Pour la clarté des résultats, ils divisèrent leurs animaux en trois groupes :

Groupe À : Poules dont les œufs donnent des poulets.

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