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F1G. 7. — Coupe transversale de la tige d'Ulex megalorites.
ULEX GALLII Prancx.
Hab. — Landes ombragées, taillis, clairières des terrains siliceux du Sud-Ouest et de l'Ouest de la France, dans la région littorale : Calvados et Manche; Bretagne; Basses- Pyrénées; var. 8, rare : Manche : Jobourg et Beaumont (Beautemps-Beaupré, in herb. Rouy); Basses-Pyrénées environ de Bayonne (Endress), Hendaye (Rouy); à rechercher.
Aire géographique. — Espagne, Grande Bretagne.
Caraclères botaniques. — Arbuste de 8-15 millimètres très rameux à rameaux diffus, imtriqués peu velus, d'un beau vert un peu moins vigoureux que ceux de l'U. europæus; épines primaires assez fortes, robustes, vulnérantes, longues de 15 à 22 millimètres, droites ou souvent un peu arquées au bas; phyllodes linéaires lancéolés; fleurs assez grandes (12-43 millimètres de longueur), d'un beau jaune ürant sur l'orange ; pédicelle muni vers le sommet de deux bractéoles petites, ovales, à peine plus larges que lui, ou lancéolées, plus étroites, bien qu'elles naissent un peu au-dessus du calice; calice pubescent à poils fins, appliqués ou rarement subétalés; étendard ovale oblong; ailes un peu plus longues que la carène, rarement un peu plus courtes qu'elle, rhomboïdales; légume oblong (large de 5 millimètres), petit, court, velu, environ de longueur du calice ou subinclus, 6-sperme. — Août-decembre. — Mûrissant rarement et à maturation printanière.
B. humils Planch.
Obs. — Plante en réalité non hybride, puisqu'on la rencontre dans des régions où l’un des parents ne croît pas; mais présentant pourtant par ses deux variétés tous les caractères du mèêtis U. europæus et nanus qui peut se produire évidemment dans la plupart des régions où les deux plantes croissent ensemble.
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Coupe transversale. — Présente les mêmes caractères que l’'U. megalorites Willk.; toutefois les îlots de fibres épaissies sont étroits et longuement développés dans le sens radial.
D'autre part, le système des fibres ligneuses à paroi mince est très développé : caractère qui nous paraît en relation avec le mode de vie de cette espèce.
ULEX APHYLEUS Linx.
Hab. — Espagne, sable aurifère; près d’'Othas Vedras et dans les environs de Coina, et encore plus au nord.
Caractères bolaniques. — Rameaux ascendants soyeux; phyllodes opposés et alternes lancéolés, aigus, puis très dilatés. Sur les rameaux, les fleurs presque en épis sont opposées et alternes.
Bractéoles ovales à la base, subulées au sommet, carênées, villeuses; lèvre supérieure du calice hirsute plus courte que l'étendard, lèvre inférieure plus courte que la carène et portant de petites dents allongées, oblongueslancéolées subobtuses: étendard ovale plus long que la carène, ailes oblongues aiguës au sommet, bord inférieur entièrement cilié, bord supérieur de la carène falciforme courbe, un peu aigu au sommet; gousses à poils rudes et roux.
Coupe transversale. — Nous avons pu examiner le bois secondaire d’un échantillon d'U. aphyllus Link, provenant du Portugal. Malheureusement la tige trop jeune ne présentait pas tous les caractères typiques de l'espèce, cependant on peut facilement y reconnaître le mélange des îlots de fibres ligneuses et sclérifiées avec le parenchyme à parois minces el les vaisseaux.
Comme dans tous les échantillons ligneux peu âgés, la disposition radiale des éléments est toujours très nette.
Pr pue ULEX DENSUS WEezw. ex WEB.
Hab. — Près de Cintra, en Portugal, et au-delà du Tage, près de la rivière Mouro (Weiwitsch).
Caractères bolaniques. — Les rameaux sont mollement pileux, rapprochés, droits.
Fleurs sessiles sur les rameaux ; bractéoles linéaires ; calice étroit soyeux, lèvres aiguës; les dents de la lèvre supérieure sont profondes, subulées au sommet, droites et non écartées, ailes égalant la carène.
Coupe transversale. — La lige que nous avons étudiée était malheureusement trop jeune pour que nous puissions rien dire de général sur le bois. Cependant elle se rapproche de l’'U. megalorites Willk.
ULEX SCABER Künze.
Hab. — La Bétique, dans la montagne Sierra de Palmas vers le détroit de Gibraltar.
Fleurit en mars (Wilkomm).
Caractères botaniques. — Bractéoles lancéolées aiguës ou ovales-obtuses; lèvres du calice subelliptiques mollement villoso-pubescentes aiguës; dents droites de la lèvre supérieure un peu écarlées au sommel; ailes plus courtes que la carène; ovaire 4-6 ovules.
Coupe transversale. — Elle présente les mêmes caractères que la précédente.
ULEX WILLKOMMI Wess.
Hab. — Territoire de Malaga.
Caractères botaniques. -— Bractéoles très petites; calice
légèrement soyeux, ovale arrondi à la base; dents de la
lèvre supérieure lancéolées, aiguës droites; ailes beaucoup
plus courtes que la carène qui est ovale au sommet. Ovaire 4-6 ovulé.
Coupe transversale. — Ilots de fibres scléreuses très développés dans le sens radial, par conséquent rapprochant cette espèce de l'ULEx Gazzn Planch.
ULEX AFRICANUS We.
Hab. — Algérie occidentale.
Caractères Lbolariques. — Bractéoles ovales un peu obluses ou aiguës, calice oblong ovale, poils blancs pubescents, dents de la lèvre supérieure développées; ailes larges arrondies au sommet, plus courtes que la carène, celle-ci est un peu tronquée au sommet.
Fleurit au début du printemps. Ovaire 5-8.
Coupe transversale. — Le plan Higneux est comme dans l’Ulex densus Welw. ex Webb.; Ulex scaber Kunze, etc.
ULEX JUSSIAEI Wess.
Hab. — Landes du Portugal, février 1717. Ant. de Jussieu. Montagnes près de Cintra.
Caractères bolaniques. — Rameaux villeux; bractéoles ovales, aiguës. Calice ovale, velu-pubescent ou glabre, dents de la lèvre supérieure développées, pubescentes; ailes de la longueur de la carène qui, un peu atténuée vers le sommet, est quelquefois légèrement plus courte.
Ovaire avec 6 ovules.
Gousse oblongue, sub-comprimée, fortement mucronée, un peu plus longue que le calice.
Coupe transversale. — Nous retrouvons ici les caractères généraux de l’Ulex megalorites Willk. toutefois l'épaississement très accentué de la paroi des fibres nous porte à croire que nous sommes en présence d'une espèce croissant dans des terrains très arides.
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nr pe ULEX WELWITSCHIANUS Prancu.
Hab. — Portugal.
Caractères botaniques. — Les rameaux sont glabres el les dents du calice étroites, peu étalées; ailes un peu plus courtes que la carène étroite et concave sur le bord supérieur, tronquée légèrement au sommet.
Coupe lransuersale. -— La disposition du plan ligneux est la même que chez l'Ulex densus Welw., etc.
En somme, l'étude du bois secondaire des différentes espèces d'ULEX, montre que dans son ensemble, le plan ligneux se conserve toujours identique à lui-même, quelles que soient les conditions dues au milieu ou à la culture, par conséquent nous ne pouvons donc chercher quelques caractères distinctifs des espèces que dans le développement plus ou moins grand des îlots de fibres scléreuses, dans la disposition radiale ou irrégulière des éléments ligneux ou même dans l'ornementation de la paroi des vaisseaux.
Les caractères les plus importants sont fournis par la forme, la disposition et l'étendue des îlots de fibres scléreuses.
C'est d'après l’ensemble de ces caractères que nous croyons pouvoir distribuer les Ulex L. en deux groupes : l'un ayant pour type l'Ulex megaloriles Willk. (fig. 7) à îlots scléreux plus développés dans le sens radial que dans le sens tangentiel ; l'autre ayant pour type l'Ulex hybernicus G. Don (fig. 6), à îlots généralement très fragmentés, plus développés dans le sens tangentiel que dans le sens radial.
Le premier type est susceptible lui-même de quelques variations intéressantes, notamment celle que l'on observe dans l'Ulex Gallii Planch., où les îlots sont remarquables par leur peu de largeur.
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c) Feuilles des Ylex
Les Ulex L. adultes n'ayant jamais que des phyllodes, nous n'avons pu décrire les feuilles des différents Ulex L. Pour ce, il nous aurait fallu faire des semis de toutes les espèces de variétés, les véritables organes foliaires n'apparaissant Jamais que sur les jeunes plants où elles sont d'abord trifoliées, hi et ensuite unifoliées.
La structure dans ce cas n'offrirait d’ailleurs qu'un intérêt secondaire.
U. europæus L. — Dans l'air normal les feuilles sont épaisses mais étroites et se terminent en pointes piquantes; tandis qu'à l'humidité elles sont moins épaisses et plus larges.
Bien que n'offrant qu'une faible surface d'absorption, les feuilles de l'Ulex europæus L. ne remplissent pas moins énergiquement les fonctions assimilatrices ; elles doivent cette activité à leur richesse en chlorophylle.
Une section transversale faite vers le milieu nous montre un tissu palissadique bien régulier, quoique les cellules qui le composent soient assez courtes, et qui comprend une et souvent deux assises de cellules réparties sur les deux faces du limbe. L'épiderme qui la recouvre est à très petites cellules, allongées parallèlement à la surface; il est percé de nombreux stomates. La cuticule est encore très épaisse; et cet épaississement est aussi important à la face inférieure qu'à la face supérieure. Le faisceau libéro-ligneux de la nervure médiane est bien développé. Au liber est adossé une forte bande de sclérenchyme, qui n'est séparée de l’épiderme inférieur que par une seule assise de cellules; elle affecte, dans son ensemble, la forme d’un Y dont les deux branches très ouvertes vont embrasser le liber. En outre, dans les feuilles âgées, à la partie supérieure du
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bois, se voit quelques lumières de fibres à parois très lhignéfiées (fig. 8).
AÈTTRS
ÉEUR