‹ Recherches sur les UlexChapitre 20 sur 33 · CIRE PT · texte numérisé non relu

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surtout chez les autres Ulex qui vivent dans des climats plus secs, de bonne heure les feuilles ont disparu ; dans . certains {ypes examinés, les feuilles manquent; l’assimilalion du carbone est exclusivement assurée par les rameaux piquants; aussi de l'observation de ces coupes avons-nous à signaler diverses variations anatomiques.

FIG. 14. — Coupe schématique au milieu du rameau piquant de l'Ulex densus. ULEX EUROPÆUS L. cultivé (Ossé, L.-et-V.).

Vivant dans un climat humide, les ajoncs {U. europæus) cultivés en Bretagne sont dans leurs caractères anatomiques nettement influencés par la culture, les coupes successives et leur situation géographique.

Les rameaux piquants de la variété {Queue de Renard) originaires d’un climat plus maritime, présentent au bout de quelques années, par suite de leur vie nouvelle au milieu des terres, une structure analogue à celle du précédent.

ULEX EUROPÆUS L. (Grève près Saint-Malo).

Caractérisé par le grand développement des piquants el le peu de différenciation des tissus.

La moelle, formée de grandes cellules hexagonales à peine lignifiées est très importante. Quelques cellules seulement des rayons médullaires sont sclérifiées.

A la base du piquant, de nombreux faisceaux libéroligneux (13) correspondent à autant de bandes sclérenchymateuses; une seule n’atteint pas l'épiderme et presque toutes se terminent extérieurement en forme de massue. Elles sont contournées par un endoderme distinct et contünu. Le parenchyme chlorophyllien n’est entièrement palissadique et sans méats que dans son assise externe.

L'épiderme est faiblement cuticularisé et les stomates placés dans les sillons.

ULEX GALLITI PLanca. (Jobourg, Morlaix).

Présente à la base du piquant les caractères précédents. Vers la pointe la moelle et les rayons médullaires n'ont

FIG. 15. — Reproduction microphotographique d’une coupe faite à la base d'un rameau piquant d'Ulex Gallii Planch.

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pas épaissi entièrement leurs parois; les bandes sclérenchymateuses moins radiales n'atteignent pas toutes l'épiderme. Le tissu chlorophyllien développé est nettement palissadique, et l'épiderme cuticularisé arrondi.

Ü. NANUS Forsr. in Symons.

Dès la base du piquant les faisceaux libéro-ligneux sont au nombre de (8). Le tissu chlorophyllien développé et palissadique.

U. HYBERNICA, Rennes.

Mêmes caractères que précédemment, U. AUSTRALIS Cru. (Montpellier).

À la base du piquant, on observe un grand développement de la moelle dont les parois sont peu épaissies. De nombreux faisceaux hbéro-ligneux (11) ont une largeur à peu près égale à celle des rayons médullaires, 1l y a donc ici diminution sensible du stéréome et prédominance du tissu vasculaire.

Les bandes sclérenchymateuses, en forme de massues, allongées radialement, quelquefois divisées en deux comme dans l'U. europæus L., ont les parois de leurs cellules peu épaissies.

L'endoderme est distinct et les cellules chlorophylliennes ont une tendance à s’arrondir, les externes sont légèrement palissadiques.

Stomates nombreux, cuticules moyennement épaisses.

Somme toute, caractères d'une plante soumise à l'action de l'humidité.

Vers la pointe du piquant : les faisceaux libéro-ligneux (6) sont considérablement réduits, la moelle et les rayons médullaires épaississent leurs parois. Le tissu chlorophyllien nettement palissadique (5 à 6 assises de cellules) et les bandes sclérenchymateuses s’arrondissent.

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ÜU. PARVIFLORUS Poure. (Hérault).

Ici le piquant est caractérisé par le faiblz développement du tissu de soutien : moelle et rayons médullaires. Le sclérenchyme péricyclique est également très réduit.

7 faisceaux libéro-ligneux, tissu chlorophyllien abondant palissadique, l'épiderme est presque circulaire ou tend à le devenir; stomales peu nombreux.

La structure de ce piquant indique un climat humide.

U. PARVIFLORUS Pourr. (D. Beill).

Une coupe transversale pratiquée dès la base nous montre que cet échantillon provient d’une contrée sèche et éclairée : la moelle fortement lignifiée, les rayons médullaires très importants et développés dans le sens tangentiel ont leurs cellules très développées, et ces cellules forment une gaine continue de lissu de soutien.

6 à 7 faisceaux libéro-ligneux très réduits, et bandes de sclérenchyme radiales. À la pointe le tissu de soutien a de plus en plus épaissi ses parois: l'épiderme forme un contour arrondi, il est cuticularisé.

U. PARVIFLORUS Pourr. (Barcelone, Espagne).

Ce qui caractérise cet échantillon, c'est le très grand développement du tissu de soutien : la moelle dès la base du piquant est très fortement lignifiée et les rayons médullaires ont leur lumen réduit à un point. Nombreux faisceaux libéro-ligneux. Toutes les bandes sclérenchymateuses n'atteignent pas l'épiderme.

Le parenchyme chlorophyllien est très nettement palissadique. Cet échantillon présente donc tous les caractères d’un piquant provenant d’un climat sec proche de la pointe, toutes les bandes de sclérenchyme sont séparées de l’épi-

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derme au moins par une assise de tissu chlorophyllien très nettement palissadique.

Ce caractère ne fait que s’accentuer dans l'U. parviflorus de provenance algérienne.

U. DENSUS Wezw. ex WEB. (Portugal).

À la base du piquant, toutes les bandes sclérenchymateuses (10) sont nettement radiales: allongées, peu larges, atteignent toutes l'épiderme dont elle ne sont séparées que par l’endoderme qui est continu.

Moelle très abondante et lignifiée; rayons médullaires peu allongés mais fortement sclérifiés.

10 faisceaux libéro-ligneux.

Tissu chlorophyllien légèrement palissadique, les cellules les plus internes ont une tendance à devenir isodiamétriques.

L'épiderme riche en stomates est de cuticularisation moyenne.

Vers la pointe, les bandes sclérenchymateuses n'attelgnent plus toutes l'épiderme; celles qui ne l’atteignent pas s'arrondissent. Le tissu chlorophyllien est entièrement palissadique et l'endoderme a disparu en face du sclérenchyme péricyclique.

U. JUSSIÆTI Wess. (Portugal).

La moelle, abondante, dont les cellules ont le lumen réduit à un point, est entourée de rayons médullaires très fortement sclérifiés.

8 faisceaux libéro-ligneux.

L'endoderme distinct contourne les bandes sclérenchymateuses, mais ne vient toucher l’épiderme que 4 fois.

Le tissu chlorophyllien est formé de trois assises de cellules palissadiques. L'épiderme cuticularisé, peu sinueux contient 4 à 5 stomates dans ses sillons.

Dans celle coupe, nous avons un exemple frappant de ce fait, qu'à la base du piquant les rayons médullaires lorment la partie la plus importante du stéréome.

U. WELWITSCHIANUS Prancx. (Portugal).

La moelle épaissit fortement ses parois; les rayons médullaires très sclérifiés forment une gaine circulaire de résislance énergique et de soutien.

9 faisceaux hbéro-hgneux.

Les bandes sclérenchymateuses péricycliques n'atteionent pas toutes l'épiderme, mais contournées par un endoderme distinct, la plupart très allongées radialement et terminées extérieurement en forme de massue elles n’attelgnent pas toutes l’épiderme.

Tissu chlorophyllien régulièrement palissadique, toutefois les cellules ne sont pas aussi allongées que dans U. spectabilis et autres espèces du Portugal.

L'épiderme faiblement cuticularisé est assez riche en stomates.

U. WILKOMMII Wess. (Portugal).

Dès la base du piquant, la moelle et les rayons médullaires ont fortement épaissi leurs membranes.

11 faisceaux libéro-ligneux bien développés.

Les bandes sclérenchymateuses n'atteignent pas toutes l'épiderme. Les unes sont allongées radialement, les autres s'arrondissent.

L'endoderme est distinct: le tissu chlorophyllien est formé de petites cellules palissadiques à l’exiérieur et isodiamétriques à l'intérieur.

Ce parenchyme chlorophyllien est très développé (6 assises). L’épiderme est fortement cuticularisé et tend à s’arrondir; quelques stomates dans les sillons qui sont peu profonds,

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Comme dans tous les autres piquants observés, à mesure qu'on s'approche de la pointe, le contour s’arrondit, la cuticule devient plus épaisse, le nombre des stomates diminue, et les bandes sclérenchymateuses s'arrondissent nettement.

U. AFRICANUS Wess. (Portugal).

La moelle est formée de grandes cellules peu lignifices, les rayons médullaires peu larges épaississent néanmoins assez fortement leurs parois, et les faisceaux libéro-ligneux moyennement développés sont peu nombreux (7).

Toutes les bandes sclérenchymateuses n'atteignent pas l'épiderme; tissu chlorophyllien légèrement palissadique.

U. ERINACEUS WEezw. ex Wegg. (Portugal).

La moelle est formée de grandes cellules peu lignifiées; 11 faisceaux libéro-ligneux, mais toutes les bandes sclérenchymateuses n'atteignent pas l’épiderme. L'endoderme est très distinct et continu.

Le tissu chlorophyllien développé est palissadique; l'épiderme très sinueux et cuticularisé.

Plus nous approchons de la pointe du piquant le parenchyme chlorophyllien devient nettement palissadique et le stéréome important.

U. SCABER Kunwze. (Andalousie).

Caractérisé dès la base du piquant par le grand développement du tissu de soutien qui, à lui seul, forme les deux tiers de la section.

La moelle est fortement lignifiée, nombreux faisceaux libéro-ligneux (13 à 14); le lumen des cellules externes des rayons médullaires est réduit à un point. Le tissu de soutien est ainsi très énergique, quelques cellules de la moelle sont déjà sclérifiées.

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Quelques bandes sclérenchymateuses atteignent seules l'épiderme, l'endoderme est formé de grandes cellules.

Le tissu chlorophyllien, est très palissadique, et l'épiderme sinueux fortement cuticularisé.

Vers la pointe du piquant le tissu de soutien est extrèmement important; les bandes sclérenchymateuses s’arrondissent et aucune n'atteint l'épiderme et en face le parenchyme chlorophyllien est nettement palissadique.

Vers la pointe, alors que les faisceaux lhbéro-ligneux n'ont pas encore disparu, la moelle n’est pas complètement lhgnifiée et on constate encore au centre quelques éléments à large lumen (fig. 16).

La structure anatomique du piquant d'U. scaber est donc caractérisée par le très grand développement du tissu de soutien par lignification de la moelle et des rayons médullaires.

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