ACT CE
Chez ce malade, les examens de la fragilité leucocytaire n'ont été commencés qu'un peu tard, le treizième jour de la maladie. Il est permis cependant de constater qu’au début de la courbe se dessine l’ascension que nous avons l'habitude de constater après la crise. Mais cette ascension est de courte durée, la courbe revient au-dessous de la normale, traduisant une forte résistance des leucocytes pour ne faire une forte ascension jusqu'à 30 °/, qu’au moment où la fièvre revient définitivement à 37°.
Au trentième jour, nous voyons une petite poussée fébrile de courte durée, la dernière, qui ne retentit point sur la courbe de fragilité.
Ogservarion XXIIT Personezze (Serviee de M. le Prof. ARNOzAN)
Pneumonie avec ictère
Octave M..., âgé de quarante-six ans, entre Le 6 janvier 1913, salle 45, lit 28, pour un refroidissement.
L’affection avait débuté brusquement le 3, à huit heures du matin. Le malade eut un violent frisson qui dura environ un quart d'heure. Presque aussitôt apparut un point de côté et de la gêne respiratoire. La douleur siégeait dans le côté droit de l'abdomen. Violentes quintes de toux.
A son entrée, le malade, très fatigué, a une dyspnée considérable, 52 respirations à la minute, température de 39°. Les crachats sont nettement rouillés, gluants. L'examen microscopique permet de trouver des pneumocoques.
A l'examen, nous trouvons du côté droit, en arrière, une légère voussure du thorax. A la percussion, matité siégeant un peu au-dessus de la pointe de l’omoplate. La base est sonore. Légère augmentation des vibrations vocales. A l’auscultation, souffle dur, à type tubaire, nettement localisé au même endroit.
Du côté opposé, rien d’anormal.
Bruits du cœur bien frappés. Pouls rapide, mais assez plein.
Légère augmentation du volume du foie; il déborde les côtes de deux travers de doigt.
Pas d’albumine dans les urines,
On institue un traitement stimulant en même temps qu’on aide Île cœur avec de la digitale.
Deux jours après, les signes pulmonaires se sont accentués, le soufle, plus fort, a tendance à s'étendre vers la base. Pas de râle; l’état général est mauvais. Les téguments et surtout les muqueuses commencent à prendre une teinte ictérique. Le foie est plus gros.
Les jours suivants, la maladie évolue normalement au point de vue pulmonaire, mais l’ictère s’accentue et le malade maigrit rapidement. Il ne peut guère ingérer plus d’un litre de lait.
La défervescence s'opère brusquement le neuvième jour. Les râles de retour apparaissent, l’expectoration cesse d'être rouillée.
L'ictère du malade et le volume de son foie diminuent graduellement, les urines augmentent. Le 15, élimination abondante d'urée : 33 gr. 50 par litre, avec 1.750 d'urine sans albumine.
La convalescence s'effectue normalement. Nous ne signalerons qu’une
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légère augmentation de la température le dix-neuvième jour, s’accom-
pagnant d'une douleur du côté du foie. Le malade, qui avait commencé
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à s’alimenter légèrement, est remis au lait et tout rentre rapidement dans l’ordre.
Leucocytes détruits :
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Nous remarquons que la courbe, au lieu de remonter au moment de la crise ou un peu après, ce qui est la règle, a plutôt tendance à baisser. Ce n’est que le vingtième jour que cetle ascension se produit. Le mauvais état général et l’ictère en sont la cause probable.
Osservation XXIV Personnezze (Service de M. le Prof. Cassaër) Pneumonie suivie de tuberculose
Elisabeth M..., dix-sept ans, entre le 21 février 1913, salle 5, lit 22, parce qu'elle est gênée pour respirer et souffre du côté gauche.
Père et mère bien portants. Qualre sœurs en parfaite santé. La malade n'a jamais eu de maladies graves, mais, de tempérament assez chétif, elle s’enrhumait très facilement.
Deux jours avant d'entrer à l'hôpital, élant à son travail, elle sentit froid et éprouva brusquement un point de côté en dehors du mamelon gauche, douleur qui l'empêchait de respirer profondément. Pas d’expectoration.
Elle est de constitution assez chétive, sa face pâle présente de la rougeur des pommettes, surtout à gauche.
Elle présente de la toux, sans guère d’expectoration, et une dyspnée assez vive.
Du côté des poumons, en avant, aux deux sommets, obscurité ct expiration prolongée. Pas de râles.
En arrière du côté gauche, nous trouvons une zone de matité occupant la base; à l’auscultation, pas de souffle, mais de l'obscurité, de l’égophonie, de la pectoriloquie aphone. Peu de râles.
Un pratique une ponction exploratrice qui ne ramène pas de liquide,
ro
Cœur mou, sans bruits anormaux, pouls petit et rapide : 140 pulsa-
tions.
Rien du côté des autres appareils; notamment, pas d’albumine.
Le traitement consiste en quinine, digitale et révulsion.
Deux jours après l'entrée, on perçoit du côté gauche des râles fins, venant par bouffées à la fin de la respiration avec un souffle.
Pas d'expectoration rouillée. Peu à peu, les signes diminuent, chute de la température s'opère brusquement le huitième jour qui suit
la
le point de côté.
Le quinzième jour, il ne reste plus que de l'obscurité de la base gauche sans bruits anormaux. La malade est Hs très pâle et l’état général n’est pas bon.
Au mois d'avril, cette malade revient dans la même salle, amaigrie,
avec des signes non douteux de tuberculose pulmonaire. :
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