PNEUMONIES
Ogservarion XVI (J. Carzes et P. Mauriac) Pneumonie lobaire
A. J..., trente-sept ans, entré le 21 novembre 1912, salle 49, lit 4.
Rien à signaler dans ses antécédents personnels ou héréditaires. Le 20 novembre, il est pris d’un grand frisson avec point de côté droit; -dyspnée marquée. À son entrée à l'hôpital le 21 novembre, on constate tous les signes d'une pneumonie lobaire aiguë droite qui évolue très normalement. Au cours de sa maladie, il présente une légère albuminurie :
Leucocytes détruits :
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A la lecture de la courbe nous voyons que la résistance leucocytaire,
au voisinage de la normale, même supérieure à la normale au moment
de la crise, fléchit durant la convalescence jusqu’à atteindre une fragilité de 20 °/,, baisse à nouveau, mais la fin de la courbe semble vouloir se relever. Nous sommes persuadé que si elle avait été suivie quelques jours de plus il en aurait bien été ainsi. Les courbes que nous avons obtenues nous permettent de le penser.
Ogservarion X VII (J. Carzes et P. Mauriac}
Pneumonie lobaire
B. M.., vingt-huit ans, domestique, entrée le 16 octobre 1912, salle 13, lit 24. Rien à signaler dans ses antécédents personnels ou héréditaires.
Le 15 octobre au soir, elle ressent un violent point de côté à gauche dela poitrine; en même temps s’installe une dyspnée très pénible avec fièvre élevée; le frisson fut peu marqué. Elle entre à l'hôpital le 16 octobre eton constate les signes classiques d’une pneumonie lobaire aiguë gauche, qui évolue très normalement comme le montre la courbe de température. É
A la fin de de son affection elle présenta un petit épanchement pleural
10e non purulent du même côté de la poitrine et qui se résorba en quelques
jours. Jamais d’albuminurie.
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La lecture du graphique nous montre qu'au moment de la convalescence la courbe de fragilité subit une ascension fort notable ; les leucocytes se fragilisent done à ce moment-là, puis tendent à rattraper leur résislance normale,
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Osservarion X VIIT Personezce (Service de M. le Prof. ARnozan)
Le malade, âgé de vingt-sept ans, marin, entre à l'hôpital le 17 janvier 1913 pour un point de côté avec fièvre.
Pas d'antécédents héréditaires.
Dans ses antécédents personnels on relève une fièvre typhoïde à seize ans qui guérit en quarante jours; depuis, parfaite santé.
Le malade fait remonter le début de sa maladie au 10 janvier; venant de Buenos-Aires, il fut brusquement saisi par la différence de température et ressentit de la courbature, de la céphalalgie, du malaise et de l’anorexie.
Deux jours après apparut un point de côté localisé à la région mamelonnaire droite, exagéré par les fortes inspirations ; il eut en même temps un frisson prolongé.
Le malade se présente à nous les yeux légèrement excavés, les pommettes rouges. Le point de côté a presque tout à fait disparu, il n'existe que dans les fortes inspirations. La dyspnée est légère, la toux peu fréquente, l’expectoration muco-purulente et non rouillée.
A l'inspection, nous ne relevons pas de voussure de la partie droite du thorax, il existe seulement une diminution de l'amplitude des mouvements de ce côté.
A la palpation, les vibrations, légèrement diminuées à la base, semblent plutôt augmentées dans la région médiane et supérieure.
La percussion ne révèle rien d’anormal en avant; en arrière, on délimite une zone de matité franche remontant jusqu’au-dessus de la pointe de l’omoplate.
A l’auscultation, au niveau de la zone de matité nous trouvons des râles crépitants éclatant en bouffées surtout à la fin de l'inspiration. On entend aussi à la périphérie des râles sous-crépitants. Dans les grandes inspirations apparait un souffle dur à type tubaire. Il existe de de la bronchophonie et de la pectoriloquie aphone.
Le malade fait sa défervescence d'une façon normale, peu à peu les
signes s’amendent. La convalescence se produit sans incident.
17 janvier
lit 10, parce qu'il tousse et se sent très fatigué.
Leucocytes détruits :
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Osservarion XIX PersonxeLce (Service de M. le Prof. Cassaër)
François B.... âgé de trente-huit ans, entre le 9 janvier 1913, salle 14,
Le malade fut pris le 31 décembre, pendant son déjeuner, d’une cour-
bature dans le dos. À ce moment il ne toussait ni ne crachait. Le len-
demain, il ne put pas reprendre son travail. Il se sentit fiévreux.
Se sentant de plus en plus fatigué, il préféra entrer à l'hôpital. Deux
jours après il sentit au-dessous du sein gauche un point de côté aux
fortes inspirations. Ses crachats devinrent rouillés, sa température oscillait aux environs de 39°.
CE A0 Es
Aucun antécédént personnel, pas d'alcoolisme, pas de syphilis. Aucun antécédent héréditaire, deux enfants bien portants.
Le facies du malade est fatigué, le nez pincé, les pommettes rouges, La respiration un peu courte, sans dyspnée intense.
Du côté du poumon, à gauche et en arrière, augmentation des vibrations ; à la percussion, on trouve de la matité au niveau de la pointe de l’omoplate. À cet endroit l’auscultation permet de trouver un soufîle assez rude entouré d'une couronne de râles fins. Rien du côté droit.
Le pouls, bien frappé, bat à 110; rien du côté du cœur ni du côté du reste de l'appareil circulatoire.
Rien d’anormal du côté des autres appareils.
Pas d’albumine.
L'évolution se fit d’une façon normale, sous l'influence d’un traitement consistant en révulsion, potion tonique et quinine. La tempéra-
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ture resla aux environs de 39° jusqu'au 15 janvier, baissa insensiblement durant deux jours et le 18 survint une défervescence brusque. La quantité des urines augmentail brusquement. Cette crise était sur-
LA Secousse
venue dix-huit jours après le début de la maladie, mais huit jours seulement après le point de côté.
Le 12 février, un mois après le début de la maladie, on trouvait
encore de la matité et, à l’auscultation, de l'obscurité à la base gauche.
Leucocytes détruits :
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Osservarion XX PERSONNELLE (Service de M. le Prof. Aucxé)
Elie L..., âgé de quarante-deux ans, maçon, entre le 19 février 1913, salle 12, lit 8, parce que depuis quinze jours, il se sent fatigué et qu'il tousse de plus en plus. Il n'a pas de point de côté bien net. Le 12, il cesse son travail et s’alite.
Dans ses antécédents héréditaires, rien à signaler.
Lui-même a eu une grippe et une fièvre typhoïde.
A son entrée, le malade est dyspnéique, toux assez peu fréquente ; l’expectoration, peu abondante, est gommeuse, rouillée, collée au fond du crachoir. |
L'examen de l'appareil respiratoire nous révèle en arrière, du côté droit, une exagération des vibrations allant jusqu'à la base, depuis la partie moyenne de la fosse sus-épineuse. À cet endroit nous trouvons de la matité et l’auscultation révèle un souffle tubaire entouré d’une couronne de râles crépitants.
Du côté de l'appareil circulatoire, rien à signaler ; les bruits du cœur sont un peu sourds, mais sans souffle orificiel.
La langue est saburrale. Le reste de l'appareil digestif est normal. Le foie déborde les fausses côtes de 2 centimètres à 3 centimètres.
Le malade présente du délire.
Le 21 février, le malade a du délire de parole et d’action, l’expectoration est moins rouillée, les râles crépitants augmentent, mais le souffle persiste.
CENTRES Le 24 février, le délire a cessé, le souffle tubaire a diminué et est remplacé par des râles crépitants et sous-crépitants. Le malade présente quelques faibles traces d'albumine.
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Leucocytes détruits :
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La fragilité qui était assez importante tombe au-dessous de la normale la veille de la crise, puis pendant la convalescence elle atteint le chiffre de 50 °/, pour revenir ensuite à la normale.
Ogservarion XXI PgersonneLe (Service de M. le Prof. ARNOZAN)
Alice B..., âgée de cinquante ans, marchande, entre le 19 février 1913, salle 6, lit 23, parce qu’elle est gènée pour respirer.
Trois jours avant, elle avait élé prise dans la nuit, brusquement, d’une gène pour respirer. Puis apparut un frisson. Pas de point de
côté.
Dans ses antécédents, nous retrouvons une bronchite qui fut également traitée à l'hôpital et durant laquelle la malade était aussi génée pour respirer.
La température est élevée (39°), le pouls est agité; le facies est animé, les pommettes rouges. Au niveau des narines et des lèvres se trouvent des vésicules d’herpès.
Les crachats sont rouillés.
L'examen du thorax révèle à gauche et à la base l'existence d’un foyer d’induration se traduisant par de la malité, un souffle tubaire entouré d’une couronne de ràles crépitants.
Du côté droit nous trouvons des râles sous-crépitants et sibilants nombreux.
Au cœur, le premier bruit à la pointe est un peu sourd.
Pas d’albumine.
Rien du côté des autres appareils.
Huit jours après le début de la maladie la fièvre tombe brusquement, mais les râles persistent, le souffle diminue.
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HR A" Le 5 mars, les signes de congestion des deux bases persistent seuls,
le foyer d'induration a complètement disparu. La malade, qui s'est
refroidie, présente une légère fièvre durant deux jours, puis toutrentre dans l’ordre.
Leucocytes détruits :
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Le premier examen, fait le septième jour de la pneumonie, n’a point enregistré la fragilité qui se produit durant les premiers jours, la courbe commence juste avant la crise, au moment où la résistance est à son maximum. Pendant la convalescence, toujours la même fragilité.
O8sEerRvaTION XXII PERSONNELLE (Service de M. le Prof. Cassaër) Congestion pulmonaire aiguë du sommet
Guillaûme M..., âgé de quarante-deux ans, employé de chemin de fer, entre le 3 mars 1913, salle 14, lit 23, parce qu'il souffre d’un point de côté et est gêné pour respirer. Aucun antécédent héréditaire.
Guillaume M... n’a jamais été malade dans son jeune âge; ilya quelques années, étant en Amérique, il eut une affection abdominale s’accompagnant de constipation qu'il est impossible de faire préciser.
L'avant-veille de son entrée à l'hôpital, il travailla comme à l’habitude, se coucha et fut pris vers quatre heures du matin d’une douleur vive du côté droit avec un violent frisson.
A son entrée le malade est fort abattu, sa température est de 39°8, son pouls est à 120. Il est fort dyspnéique ; ses crachats sont rouillés.
Il présente sur les lèvres une poussée d’herpès.
L'examen de l'appareil respiraloire dénote au sommet droit de la matité, de l'augmentation des vibrations vocales. A l'auscultation, souffle rude, à type tubaire, bronchophonie.
En arrière, on trouve quelques râles aux bases,
Rien du côté des autres appareils,
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Les jours suivants, le malade présente du délire. La fièvre reste aux environs de 39° jusqu’au huitième jour de la maladie, jour où elle se rapproche brusquement de 37°, mais la défervescence n’est pas franche, la température oscille aux environs de 38° durant quatre jours encore, puis à jour passé, ou tous les trois jours, elle remonte à 38°, pour ne sembler se calmer que vers le vingt-quatrième jour.
Les signes physiques s'étaient peu à peu améliorés, néanmoins le souffle tubaire persista pendant fort longtemps au sommet, l’induration étant longue à disparaître. Les divers examens ne permirent pas de trouver dans le reste du poumon de signes traduisant une rechute.
La médication consista en potions stimulantes, révulsion et quinine à haute dose.
La malade, qui resta longtemps à l'hôpital, ne présenta jamais à ses
sommets des signes qui permettent de penser à des lésions tubercu-
leuses.
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