ARTE
La courbe nous montre que la fragilité était assez élevée durant le cours de la maladie: à la suite des hémorragies des 6, 7 et 8 décembre, elle baisse brusquement le 9 pour se rapprocher de la normale. Cette chute n’a rien de commun avec la descente douce que nous allons voir dans l’observation suivante.
OgservarTion XXXIT PersoneLce (Service de M. le Prof. ARxozAN) Fièvre typhoïde consécutive à une appendicite
Rachel D..., âgée de vingt-sept ans, entre le 28 mars à l'hôpital dans un service de chirurgie. Elle avait été prise, vingt jours avant, de douleurs vives dans la fosse iliaque droite. Le diagnostic du médecin traitant fut appendicite. M. le Professeur Chavannaz confirma ce diagnostic et se disposait à l’opérer lorsque la malade commença à faire de la température.
Transéatée en médecine, nous fûmes appelé à l’examiner.
Aucun antécédent héréditaire.
Dans ses antécédents personnels, nous notons une fausse couche il y y à cinq ans, puis une grossesse menée à terme, mais l'enfant est mort pendant l'accouchement des suites d’un circulaire du cordon.
Depuis sa fausse couche, la malade présente des pertes assez abondantes et ses règles sont douloureuses.
Avant et après sa crise d'appendicite, elle a eu des pertes sanguines qui ont duré quinze jours. La malade présente depuis huit jours de la fièvre à oscillations ascendantes avec des frissons multiples.
Elle présente de la céphalée, de l’inappétence, sa langue est blanche, à bords rouges, la malade présente de la diarrhée fétide, des épistaxis, pas de vomissements. Pas de stupeur dans le facies.
Son ventre est peu ballonné. Le foie et la rate ne sont point aug-
y Ve mentés de volume. On n’aperçoit pas de taches rosées. La palpation réveille de la douleur au-dessus et au-dessous du point de Mac Burney, sans douleur en ce dernier point; d’ailleurs à gauche existent des douleurs semblables.
Le signe planto-palmaire et le signe de contraction idio-musculaire existent.
L'examen du sang pratiqué révèle une leucopénie très nette. Le sérodiagnostic de Widal est négatif.
Du côté de l'appareil génital, on trouve un utérus légèrement dévié à gauche. Le cul-de-sac droit bombe un peu plus que le gauche, mais il est souple et le palper n’en est pas douloureux.
Le diagnostic d'abord douteux de fièvre typhoïde est confirmé ensuite par la marche de la maladie; il s’agissait d’une forme relativement bénigne; elle suivit son cours normal sans accident ni rechute. Le traitement consista en diète et teinture d’iode à l’intérieur, selon les indications de M. le Professeur Arnozan.
La température baissa très régulièrement pour devenir à la normale le vingt et unième jour de la maladie.
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Obs. XXXII
ETC ne Le premier examen de Ja fragilité leucocytaire fut pratique le septième jour.
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Le premier examen a été fait lorsque la courbe subissait encore son ascension ; son point culminant coïncide exactement avec le sammum de la température, puis la résistance augmente d’une façon progressive et régulière pour atteindre la normale presque en même temps que la température.
Ogservarion XXXIIT PersonneLse (Service de M. le Prof. ARNOZAN) Grippe
Jeanne L..., âgée de vingt et un ans, femme de ménage, entre le 26 février 1913, salle 6, lit 26, parce qu'elle éprouve une lassitude générale et qu’elle tousse.
La malade fut prise le 23 de courbatures et d’une douleur localisée du côté gauche du thorax. Elle sentit la fièvre durant toute la nuit qui suivit; la toux apparut.
À son entrée, elle présente de la dyspnée et de la fièvre, en même temps qu'un abattement extrème. Le lendemain de son arrivée, la température monte même jusqu’à 41°.
L'examen du thorax révèle en arrière de la submratité de toute la base gauche. À l’auscultation, on ne trouve que de l'obscurité. Pas de souflle, pas de ràles crépitants ou autres.
Légère expectoration sans caractère spécial.
Rien du côté des autres appareils. Pas d'albumine.
La lièvre tombe rapidement, la douleur disparaît peu à peu.
Le 5 mars, dix jours après le début de l'affection, il ne reste plus
TA mas que de la matité à la base gauche, le murmure vésiculaire est à peu près normal. La malade se sent bien ; elle sort de l'hôpital quelques jours après.
Dbs.XXXII
Leucocytes détruits :
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Cette courbe ne ressemble pas à celle que nous avons obtenue dans le cas de pneumonie ; elle n’en a pas la régularité. Il nous faut noter qu’elle tend à monter au fur et à mesure de la guérison et que la veille de son départ de l'hôpital la malade présente une fragilité de 20 "/..