DOTE
Ogservaarion XXXIV Personezze (Service de M. le Prof. ARNOZAN) Méningite aiguë
Henriette B..., âgée de vingt ans, infirmière à l'hôpital Saint-André, entre le 5 mars 1913, salle 6, lit 29, pour une vive céphalée, des douleurs dans les jambes, de la fièvre. Antécédents héréditaires impossibles à connaître, la malade étant enfant abandonnée.
Antécédents personnels.— Aucune grosse maladie, mais tempérament chétif. Depuis dix-huit mois qu’elle est mariée elle a eu de légères hémoptysies et a beaucoup maigri. Elle a eu un enfant qui est mort à trois mois.
Son mari, tuberculeux à la troisième période, est en ce moment en traitement à l'hôpital. Depuis trois mois, la malade se plaignait de douleurs de tête assez vives, avec vertiges par moment. Elle avait une lassitude extrême; pas d’appétit.
Le 5 mars, la malade eut une céphalée très vive; vers sept heures, elle eut un grand frisson et la température monta à 39°.
Le 6 mars, la malade répond difficilement aux questions qu'on lui pose; sa céphalée est vive et s'accompagne de raideur de la nuque et de rigidité de tout le corps.
Les réflexes sont normaux; pas d’inégalité pupillaire, légère photophobie, pas de Kærnig, pas de raie méningitique.
Le ventre n’est pas ballonné, mais un peu douloureux dans la fosse iliaque droite. Température, 39'8, pouls, 120.
Le lendemain 7 mars, délire, embarras de la parole, nuque rigide et douloureuse; la céphalée persiste s'accompagnant de vomissements. Le signe de Kœærnig est positif. La température a cessé.
La ponction lombaire, écourtée par une syncope, ne ramène que quelques gouttes d'un liquide absolument limpide.
Le 8, la malade à une amélioration sensible : la température a baissé, la photophobie à disparu, plus de Kærnig. La température est tombée.
L'examen de l'appareil respiratoire a permis de constater des altérations du rythme à un sommet.
Trace d’albumine le premier jour, puis disparition.
RTS
La réaction de Wassermann est positive.
L'examen des yeux a été pratiqué par M. le Professeur Lagrange. La malade dit avoir eu une kératite, il y a deux ans; l'examen semble prouver qu'il s'agissait de lésions bacillaires tuberculeuses. L'examen du fond de l'œil dénote l'existence d’une névrite optique et de stase papillaire.
La malade fut soignée par la quinine et de la glace sur la tête. La guérison s’opéra rapidement. Tout rentra dans l'ordre. Dans sa convalescence la malade eut à deux reprises des crises nettement hystériques, avec cri, agitation et sensation d’étouffement.
Néanmoins, étant donnés les signes qui ont été constatés et la lièvre, il ne paraït pas douteux que la malade ait eu des accidents méningés dus à une infection aiguë.
Obs XXXIV Leucocytes détruits : | CÉMALS LISE Re 10-s1lfamars, 1919.07... 1e/e 8 NT AE 6 13 pan Re Li 8 QT CON SRE 10 20 NT A 20
La courbe au-dessous de la normale, traduisant une hyperrésistance au début de la chute de la température, s’est aussitôt élevée, puis après
avoir baissé à nouveau s’est ensuite franchement élevée au moment de
la convalescence, dénotant une fragilité marquée.
Ogservarion XXXV PersonxeLze (Service de M. le Prof. ARNOZAN) Érysipèle de la face